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Test : Resident Evil Revelations 2, des duos qui assurent, sur Switch


Fiche jeu

L’arrivée de la compilation Resident Evil Revelations sur Nintendo Switch est une excellente nouvelle. A l’époque en exclusivité sur 3DS, le premier opus avait rendu une copie quasi-parfaite l’inscrivant au panthéon de la série en tant que l’un des meilleurs épisodes produit par Capcom. Malheureusement, le second opus avait totalement échappé aux supports Nintendo. Erreur désormais réparée. Dommage, néanmoins, que les deux jeux ne soient pas proposés en bundle matérialisé. Seule option, les télécharger via l’ eShop. Ce deuxième opus remis au goût du jour en vaut-il la chandelle ? Réponse dans notre test de Resident Evil Revelations 2.

Resident Evil Revelations 2 : deux duos pour bousculer le gameplay traditionnel

Passer après l’excellentissime Resident Evil Revelations 1 (que nous vous conseillons vivement, à défaut de vous en proposer le test) n’est pas chose facile. Et il est clair que, niveau scénario, RER2 s’avère un cran en-dessous. Si l’on retrouve avec plaisir Claire Redfield, la voici associée à Moira Burton. Ce premier binôme déporté sur une île que vous imaginez infestée de créatures répugnantes (et c’est bien le cas…) est rejoint, plus tard, par le père de Moira (Barry), lui même associé à Natalia. Une petite fille qui apporte un brin d’originalité en matière de gameplay. Vous l’aurez compris, ce Resident Evil s’articule autour du jeu en coopération. Néanmoins, le solo reste de mise, l’ I.A contrôlant le second personnage dans le cas où vous seriez seul (ce qui s’avère toujours plus flippant).

Concrètement, Claire et Barry incarnent les personnages principaux, comme l’on en trouve dans n’importe quel Resident Evil. Armes (à faire évoluer) en tous genres, projectiles explosifs ou inflammables, herbes et sprays régénérateurs, clés, tout ce qui fait q’un RE est un RE est de la partie. Par contre, les personnages secondaires apportent quelques nouveautés. D’ailleurs, en solo, vous devrez obligatoirement « switcher » entre les deux selon les passages. exemple, Moira dispose d’une lampe torche utile pour débusquer des objets cachés. Autre atout de la jeune fille, elle peut forcer portes et coffres grâce à son pied de biche. Oui, car la miss n’aime pas les armes à feu. L’arme blanche sera, ainsi, sa seule défense possible face à une attaque de zombie. Frustrant pour le second joueur, en coop, à moins qu’il ne s’agisse d’un gamer affectionnant ce rôle secondaire.

Même punition pour Natalia, donc le jeune âge lui permet de passer par de petits trous, afin d’ouvrir une porte pour permettre à Barry d’évoluer. De plus, la jeune fille dispose d’un pouvoir paranormal lui permettant de « sentir » la présence d’un adversaire. Côté arme, seule une brique lui permettra de se défendre face aux assaillants. Bien sûr, cette facette rend son incarnation particulièrement stressante lorsque le binôme est séparé. Ce qui plaire à certains. Idée plutôt bonne, donc. Et un peu d’originalité dans un Resident Evil, cela reste toujours salvateur car pas si fréquent, ces derniers temps.

Un scénario sans génie mais divertissant

Pour ce qui concerne le déroulement du scénario, vous enchaînerez pour chaque binôme quatre chapitres soit huit au total. En comptant une bonne heure par chapitre, vous en aurez pour environ 8 heures (en ligne droite), plus ou moins selon votre niveau. Bien sûr, des quêtes -d’objets- secondaires sont possibles, de même que la customisation de vos armes, en plus des modes de jeux additionnels que nous évoquerons plus tard.

Flippant ? Un peu, oui mais surtout, réussi techniquement !

Mais alors, concrètement, ce Resident Evil Revelations 2 fait -il le job à savoir : « foutre les foies » ! Et bien la réponse est plutôt positive bien que l’on soit loin du maître Revelations 1er du nom. Si les attaques de zombies sont parfois prévisibles, le joueur reste surpris par certaines séquences. Les créatures en elles-mêmes sont plutôt réussies à savoir, repoussantes à souhait. la bande sonore y joue toujours un grand rôle. Entendre un individu évoluer au pas de course sans savoir par quel côté l’attaque surviendra reste toujours efficace…

Les environnements à visiter sont variés grâce au système de chapitres. Qu’il s’agisse d’une vieille bâtisse délabrée et très « dirt », d’un village à l’abandon regorgeant de morts-vivants déchaînés ou d’infrastructures plus « high-tech », le scénario se déroule tranquillement. Sans crier au génie, l’histoire de vit néanmoins comme un bon divertissement, agrémenté de scènes généralement plaisantes à jouer, tant concernant les puzzles que les affrontements avec les « locaux ». Graphiquement, l’on sent que le soft a été conçu pour la précédente génération de consoles mais le résultat reste tout à fait acceptable, particulièrement sur l’écran nomade de la console. L’évolution visuelle est relativement légère mais efficace. Un remake plutôt bien remanié, donc.

Contenu plutôt satisfaisant

Bien sûr, il est possible de débloquer progressivement des tenues pour nos héros, ce qui rendra ces dames plus « sexy », au grand bonheur de ces messieurs. Il faut aussi noter que tous les DLC sortis sont disponibles dans cet opus.

Concrètement, cela veut dire que les modes « chasse » (tirer un maximum d’animaux en un temps donné) ou « furtif » (jouer avec un duo de jeunes filles en évitant d’être repéré par les zombies) sont de la partie, au même titre que l’option « commando », jouable en coop, en local comme en ligne. Ce dernier s’apparente à un mode survival regorgeant de bonus et armes. Vous y trouverez même des environnements déjà vus dans d’autres opus de Resident Evil, ce qui comblera de joie les irréductibles de la série. Au final, si l’on adhère au concept, ce dernier mode rallongera bien la sauce en matière de durée de vie. D’autant que du contenu supplémentaire se débloque régulièrement pour votre avatar. Compétences, arsenal, apparence physique, il y a de quoi faire.

Concernant le mini-jeu exclusif « rétro », il ne s’agit, ni plus du moins, qu’un remake de Gouls n’Ghost version 8 bit. Certains apprécieront tandis que d’autres n’y prêteront pas attention. Tout dépendra de votre rapport avec les jeux d’ancienne génération. Mais cela reste un bonus, qui peut donc faire office d’atout.

Côté détection de mouvements, celles et ceux qui avaient apprécié Resident Evil 4 Wii Edition seront aux anges. Certaines actions se réalisent en bougeant les joy-con, comme le fait de viser. Attention toutefois car le système ne s’avère pas imperfectible, notamment lors de l’évolution de la luminosité dans la pièce de jeu. Dommage, mais cela met d’avantage en avant la sensibilité (trop grande) du système de la Switch, déjà pris en défaut dans d’autres situations. Rien de réellement dramatique néanmoins, rassurez-vous. Fermez d’emblée vos volets et le tour sera joué…Sinon, reste toujours la possibilité de joueur en mode classique, avec la manette.

Points positifs

  • Techniquement proche des versions One/PS4
  • Le concept des duos pour un gameplay renouvelé
  • Sympa d'y jouer avec un ami ou sa moitié
  • Contenu satisfaisant (costumes, personnages, armes, custo, modes de jeux)
  • Le "motion" contrôles sur Switch
  • De "vrais" zombies...

Points négatifs

  • Les temps de chargement, nombreux et longs
  • Concept de duos en coop, parfois bancal
  • Scénario trop classique
  • Malgré tout inférieur à Resident Evil 1er du nom

Note

Graphismes 80%
Bande-son 81%
Prise en main 71%
Plaisir de jeu 78%
Durée de vie 70%
Conclusion

Au final, Resident Evil Revelations 2 est un nouvel atout dans le catalogue de la Switch. Il rejoint les sorties plaisantes de ces dernières semaines côté jeux « tiers », après Doom, Skyrim ou encore, L.A Noire.

Appréciable, les spécificités propres à la version Switch qui démontrent que Capcom s’intéresse sérieusement à la console hybride. Le jeu en coopération est une excellente chose sur le papier mais il ne conviendra vraiment qu’aux binômes composés d’un joueur traditionnel et d’un joueur plus occasionnel. Un couple, par exemple, dont l’un des composants serait moins investi dans l’univers vidéoludique. Car le rôle du second personnage reste limité. Aussi, le fait d’y jouer à deux (mode campagne ou commando) amoindrira le côté effrayant de Resident Evil Revelations 2. En solo, on flippera toujours d’avantage…

Soulignons aussi le bel effort technique fait. Franchement, les différences entre cette adaptation Switch et les versions PS4 et Xbox One sont loin d’être évidentes. Une belle performance de la part des développeurs, donc. L’évolution (par rapport aux opus PS3/Xbox 360) se voit principalement au niveau des textures des personnages, notamment durant les cinématiques. Par contre, mention moins pour les nombreux et interminables temps de chargement…

Avec son contenu conséquent et son mode campagne divertissant (bien que nettement moins captivant et surprenant que celui du 1er opus), Resident Evil Revelations 2 incarne probablement la meilleure version, sur Switch. Les motion contrôles et le jeu nomade y sont, bien évidemment, pour quelque chose…

Note finale 76% Efficace

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