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Les déviances sexuelles : classification, quelles causes et traitements


Actuellement, il existe un panel de pratiques sexuelles considérées comme normales par la jeune génération, mais qui sont choquantes pour la génération de nos parents. En effet, certaines pratiques, à l’exemple de la masturbation ou encore la sodomie, semblent être tout à fait normales. Pourtant, elles heurtent encore (et heurteront toujours) certaines religions, mais surtout les convictions scientifiques. Pour cause, ces pratiques pseudo-bénignes ouvrent la porte à des déviances sexuelles bien plus graves.

Qu’appelle-t-on déviance sexuelle ?

On appelle déviance sexuelle tout comportement et/ou fantasme sexuel atypique, mais également toute pratique sexuelle hors-norme. À titre de rappel, selon la norme acceptée par la société, la science et la plupart des religions, l’acte sexuel doit être réalisé dans le cadre d’une relation « amoureuse, » notamment une relation qui implique deux personnes éprises l’une de l’autre. Il doit se faire de façon saine et doit pouvoir procurer du plaisir aux deux partenaires.

Dans un point de vue scientifique, la sexualité déviante est aussi désignée sous le nom grec « paraphilie. » Ce dernier signifie « sans amour » et se traduit scientifiquement par « perversion sexuelle. » Appuyés par le système judiciaire, les spécialistes de la psychiatrie ont affirmé que certaines déviances sexuelles sont considérées comme des pathologies. Certains comportements sexuels hors-normes peuvent effectivement être issus d’une maladie mentale.

Comment reconnaître une déviance sexuelle pathologique ?

Certes, on ne peut pas classifier tous les adeptes de pratiques sexuelles atypiques comme étant des « malades mentaux, » des « pervers sexuels. » La déviance sexuelle est vue comme étant une maladie à partir du moment où une pratique sexuelle hors-norme devient une obsession, ou quand elle devient, pour l’adepte, l’unique façon d’atteindre la jouissance. À cette obsession s’accompagne un manque de contrôle de soi, pouvant engendrer un viol (acte sexuel non consenti par le partenaire).

Dans la plupart des cas, le déviant sexuel (aussi appelé pervers sexuel) ne considère pas son partenaire comme une personne, mais plutôt comme un objet qui a pour seule raison d’être de lui faire plaisir. Il est donc évident qu’une personne atteinte de déviance sexuelle pathologique ne ressent aucun mal-être à causer de la souffrance à son partenaire pendant un acte sexuel. Dans ce genre de cas, une prise en charge psychiatrique est fortement recommandée.

Les différents types de pratiques sexuelles déviantes

Les pratiques sexuelles déviantes ont été découvertes depuis de nombreuses années. Nous vous citons ci-après les pratiques les plus connues depuis ces dernières années.

Le BDSM (Bondage/Discipline – Domination/Soumission – Sado/Masochisme)

On parle de Bondage lorsqu’une personne prend plaisir à attacher son partenaire (avec des cordes, des bâillons ou même des chaînes) durant l’acte sexuel. Il lui impose une « discipline » à respecter durant l’acte (la tenue, la coiffure, les mots…) de manière à se sentir « dominant. » Son plaisir sexuel est stimulé par la « soumission totale » de son partenaire. Au cours de l’acte, il peut infliger à son partenaire des souffrances aussi bien physiques que psychiques. C’est ce que l’on appelle « masochisme. »

L’exhibitionnisme

Un exhibitionniste est une personne qui prend plaisir à montrer ses parties génitales à autrui, que ce soit dans un lieu public ou privé.

Le voyeurisme

Un voyeur est une personne qui prend plaisir à regarder une scène érotique, qui s’autorise à filmer la scène et se masturber sans être vue par les personnes observées.

NB : On parle uniquement de voyeurisme lorsque la scène érotique est bien réelle, et non un film pornographique.

Le fétichisme

Un fétichiste est une personne qui ressent un désir sexuel intense et exclusif à la vue d’un objet (poupée, collant, gant…) ou d’une partie du corps (mains, pieds, genoux…).

La menophilie

Un menophile est une personne sexuellement attirée par les femmes menstruées.

L’urophilie

Un urophile est une personne sexuellement attirée par l’urine et, par conséquent, prend plaisir à uriner sur son partenaire ou à se faire uriner.

NB : les pratiques sexuelles déviantes précédemment mentionnées ne sont pas vues comme étant pathologiques sous certaines conditions :

          pratiquées entre adultes consentants 

          ne sont pas obsessionnelles 

          ne sont pas pratiquées dans l’exclusivité pour atteindre l’orgasme sexuel

Les déviances sexuelles suivantes sont punies par la loi.

La pédophilie

Un pédophile est une personne adulte qui est sexuellement attirée par des enfants, voire des nourrissons.

Le frotteurisme

Un frotteuriste est une personne qui prend plaisir à effleurer, à toucher une personne non consentante et faire comme si son acte était un accident. Dans certains cas, il se permet même de se frotter à sa victime pour avoir de l’excitation sexuelle.

Quant aux pratiques sexuelles suivantes, elles sont immorales, mais ne sont pas juridiquement interdites.

La nécrophilie

Un nécrophile est une personne sexuellement attirée par les cadavres.

La zoophilie

Un zoophile est une personne qui entretient des relations sexuelles avec une ou plusieurs races d’animal.

Les éventuelles causes de la déviance sexuelle

Comme précédemment mentionnées, la plupart des pratiques sexuelles déviantes sont le fruit d’une pathologie mentale. Comme toutes les maladies mentales, celle-ci est généralement causée par un problème psychologique survenue dans l’enfance, dans l’adolescence ou même dans l’âge adulte. 

Selon des rapports psychiatriques traitant la déviance sexuelle, plus de 85 % des paraphiles sont des hommes. La plupart d’entre eux sont issus d’une famille à problèmes (parents constamment en conflit, voire séparés ou encore famille monoparentale). Le problème mental est donc généralement causé par un manque d’affection. 

Dans d’autres cas, la perversion sexuelle résulte d’une fin de relation douloureuse, notamment une séparation, un divorce ou la mort d’un(e) partenaire.

Par ailleurs, on ne peut ignorer le fait que certaines pratiques déviantes sont devenues de plus en plus banalisées. Il est ainsi fort probable que la déviance sexuelle soit encouragée par les tendances actuelles. Effectivement, des films pornographiques contiennent au moins une pratique déviante. 

De plus, certains films « romances » (à l’exemple de Fifty Shades of Grey ou encore de 365 DNI) mettent clairement en avant des pratiques sexuelles déviantes, spécialement le DBSM. Facilement accessible, ce genre de films peut être de mauvaises influences pour la jeune génération. Il est à noter que la pratique régulière de ces déviances peut mener à l’obsession et donc à la pathologie.

Les traitements de la sexualité déviante

Si vous avez un doute sur la santé mentale de l’un de vos proches (liée à la déviance sexuelle), nous vous conseillons de le faire consulter par un psy, ne serait-ce que pour confirmer les faits. Effectivement, il est très rare qu’un paraphile se livre par lui-même à un psychologue, encore moins à un psychiatre. Les soins psychiatriques sont pour le moment l’unique moyen de traiter la sexualité déviante.

En outre, si vous êtes parents, il est essentiel de toujours prendre des mesures préventives pour le bien de vos enfants. Ils ont besoin d’amour parental ainsi que de beaucoup d’affection tout au long de leur enfance, de leur adolescence. Faites en sorte d’être proche de vos enfants, de manière à être au courant de tous les évènements de leur vie. 

Il est également conseillé de surveiller leur utilisation de la technologie. Les médias sociaux, les sites pour adultes et même la télévision peuvent diffuser des contenus non appropriés. Le plus important, c’est de toujours communiquer ouvertement avec vos enfants. Malgré vos nombreuses occupations au quotidien, prenez le temps de leur parler des choses de la vie, de la sexualité, afin de mieux les préparer.

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