Test Nintendo Switch 2, notre avis après des mois de recul et moult jeux moulinés !

Par Julien Barthet , le 3 janvier 2026 - 21 minutes de lecture
Mario Kart World

Oui, nous avons pris notre temps, sur Le Mag Jeux High Tech, avant de vous livrer notre verdict sur la console Switch 2. Car l’occasion donnée par Nintendo qui, soulignons-le, ne nous a pas fourni le hardware en question, était finalement assez belle. En effet, au lieu de rendre un verdict sur une machine venant à peine de sortir, le fait de trancher après plusieurs mois de disponibilité nous parait, finalement, plus instructif et objectif.

Nintendo Switch 2 : avant-propos !

Ainsi, depuis la sortie de la machine en question, nous avons eu l’opportunité de tester de nombreux titres. A savoir, Mario Kart World bien sûr mais aussi, Donkey Kong Bananza, Metroid Prime 4, Street Fighter, 6, Cyberpunk 2077, Dragon Ball : Sparking Zero, Kirby Air Riders, Drag X Drive ou encore, le tout dernier Pokémon. Sans compter les versions démo de certains titres à paraître, tels Resident Evil : Requiem. De quoi s’exercer et évaluer les fonctionnalités inédites du hardware et notamment, de la fonction souris, introduite sur les joy-con de nouvelle génération.

De plus, ces longs mois d’essai ont également été utiles pour juger du confort de la prise en main des nouvelles manettes mais surtout, de la console en mode portable. Par ailleurs, sur le plan technique, nous jouissons maintenant d’un net recul, permettant de nous prononcer avec davantage de fiabilité sur les véritables capacités de la Switch 2. Notamment concernant les portages mais également, les titres “maison” de Nintendo. Bien que le potentiel de l’intéressée soit, à ce stade de sa vie, encore bien loin d’être exploité à 100%.

Alors, afin de vous offrir un avis plus personnel, je vais opter pour une rédaction à la première personne. Histoire, aussi, de ne parler qu’en mon nom et non à la place des autres membres de la rédaction. J’en profite pour vous faire une petite piqûre de rappel concernant mon passé de gamer. J’ai débuté sur Atari ST avant de passer sur NES puis, sur Game Boy (et toutes ses déclinaisons), Super Nintendo, Mega Drive, Playstation, SEGA Saturn, Nintendo 64, etc. Côté Nintendo et Playstation, j’ai joué à strictement toutes les consoles, y compris au Virtual Boy.

Parenthèse refermée, passons donc à l’évaluation globale de cette nouvelle console. En premier lieu, il faut savoir que cette deuxième version de la machine hybride ressemblait davantage, sur le papier et selon moi, à la fameuse Switch Pro, attendue, qui devait sortir, mais qui a finalement été annulée. Aussi, je reste persuadé que cette Switch 2 n’est qu’une évolution du modèle évoqué…Chose qui me faisait craindre le pire. Car en définitive, alors que Big N a pour habitude de sortir un concept révolutionnaire à chaque parution d’une nouvelle console, cette-fois, la firme de Kyoto s’est contentée de faire évoluer un concept ayant fait mouche.

Petite mise au point : la Switch 2 moins puissante mais nomade !

Est-ce un problème pour autant ? Pas forcément, sachant que la facette la plus cruciale reste les jeux. Sony et Microsoft l’ont d’ailleurs déjà prouvé maintes fois par le passé, ces deux firmes n’étant pas connues pour leur approche novatrice de l’industrie. Mais plutôt, pour la surpuissance de leurs consoles, offrant des graphismes et des animations de très haute volée, loin de ce que peut généralement afficher Nintendo.

Profitons-en, d’ailleurs, pour faire une énième mise au point. A savoir que comparer la puissance d’une Switch 2 à celle d’une PS5 ou d’une Xbox Series reste déplacé. Il suffit d’observer le nombre de smileys éclatant de rire, à chaque publication mettant en avant les graphismes d’un jeu sur cette console pour constater à quel point le “Nintendo-bashing” reste plus que jamais d’actualité. Si ce n’est qu’avec cette switch de deuxième génération, c’est aussi le rapport prix/puissance qui est critiqué.

Evidemment, de telles critiques restent pour le moins primaires. Remettons donc l’église au milieu du village, pour celles et ceux n’ayant pas de goût pour l’analyse approfondie. Nintendo fait et vend des consoles et des jeux vidéo. A ce titre, cette entreprise doit réaliser des bénéfices, sur ses consoles, accessoires et softs. Donc, contrairement à Sony Playstation et Xbox, lorsqu’une nouvelle console est commercialisée, elle ne peut être vendue à perte. Là ou lorsqu’une PS5 ou une nouvelle Xbox est lancée, la prix de vente ne permet généralement pas de tirer des bénéficies. Car ces deux firmes disposent d’autres divisions (Sony et Microsoft, donc), permettant de tirer des bénéficies globaux.

En clair, les Playstation et Xbox faussent la véritable valeur pécuniaire des consoles. Vous comprendrez donc que Nintendo ne soit pas en mesure de suivre cette escalade technique. Et pour aller vraiment au fond des choses, si vous voulez comparer, un jeu tiers disponible sur les trois machines est certes moins joli sur Switch 2. Mais jusqu’à preuve du contraire, elle est la seule à permettre un jeu nomade, n’importe où…La puissance brute n’étant pas la seule raison poussant une firme à valoriser sa console. Alors, oui, le concept “hybride” se paye aussi. De mon côté, je suis davantage prêt à mettre plus d’argent dans un concept qui fait avancer l’industrie, via une façon de jouer différente, que pour une simple amélioration technique et de la puissance brute. Mais chacun ses priorités.

Dernière mise au point : les jeux. Beaucoup se plaignent du manque de titres, sur Switch 2. Là encore, produire plusieurs titres par mois, cela est coûteux. Et Nintendo n’a pas les moyens, ni humain ni financiers, de pondre un mega-hit “maison” tous les mois. Toutefois, avec Mario Kart World et Donkey Kong Bananza, nous avons deux atouts non négligeables et exclusifs à ce hardware. La question étant de savoir si, piégés par le système de notre société de surconsommation, nous ne sommes pas devenus accros aux nouveautés. Tout dépend, aussi, de la vie de chacun.

Personnellement, en tant que mari et papa quarantenaire, je n’ai pas la possibilité de passer plus de 10 heures par mois (tous les mois) sur un ou plusieurs jeux vidéo. Du moins, pour mon seul plaisir. Dans mon cas, donc, le rythme de publications de jeux sur Switch 2 convient totalement.

Cependant, pour un adolescent ou un jeune adulte vivant encore chez papa et maman, évidemment, la donne est différente. Mais qui, de nos jours, ne possède qu’une seule console ? Ainsi, Metroid Prime 4, Kirby Air Riders ou encore, le dernier Pokémon, font partie des pépites de l’année sur la famille des consoles Switch/Switch 2. Concernant les exclues de nouvelle génération, il faudra juste un brin de patience en plus. Mais elles arriveront. Chose qui ne doit pas nous faire occulter pour autant le fait que Nintendo soit dans l’abus des jeux remasterisés. Personnellement, je n’en peux plus de ces procédés ! Evidemment, c’est aussi dans l’optique de satisfaire celles et ceux souhaitant toujours plus de jeux, que Big N est tombé dans cette routine. Dommage mais logique.

Switch 2 : techniquement, en termes de puissance et de rendu visuel, fait elle le job ?

Néanmoins, nous ne pouvons pas non plus négliger cet aspect “technique”, tant concernant les graphismes que le son et surtout, les animations/le framerate. Alors, en la matière, la Switch 2 s’en sort très bien. Dans les lignes à suivre, nous vous proposons des mini-tests de jeux multi qui, selon nous, exploitent bien cette puissance. La différence est-elle palpable avec les PS5 et Xbox Series, sorties des années plus tôt ? Oui. Est-ce gargantuesque pour autant ? Non. Dans tous les cas, à aucun moment les limitations de la console hybride de 2ème génération -par rapport aux consoles Sony et Microsoft n’ont gâché notre expérience.

Test de Cyberpunk 2077 : peut-être le meilleur jeu tiers sur Switch 2

C’est probablement mon coup de coeur, concernant les jeux tiers, au lancement de la console. j’ai découvert Cyberpunk 2077 sur cette machine et j’ai été conquis immédiatement. Qu’il s’agisse des phases de recherche, des séquences de combats (intenses et captivants) ou encore, des périodes de conduite dans la ville (faire son choix parmi de nombreux véhicules et sortir les conducteurs de force reste un gros kiff !), tout tourne très bien.

Côté framerate, la Switch 2 fait clairement son travail et visuellement, le soft s’en sort très bien face aux versions présentes sur des machines plus puissantes. Et bien sûr, la durée de vie du soft est gargantuesque, avec moult missions secondaires possibles, en plus du fil conducteur. Selon moi, le titre de CD RED PROJEKT fait clairement partie des 5 jeux incontournables, sur ce hardware.

Test de Street Fighter 6 : différences minimes avec les autres consoles

Là encore, il faut apprécier le travail de Capcom, en vue d’offrir un jeu de combat strictement identique à celui de la concurrence. Même si, en arrière plan, on remarque des effets de lumières moins variés/contrastés et quelques petits détails qui passeront inaperçus aux yeux du plus grand nombre. Pour le reste, le simple fait de disposer du dernier opus de la série Street Fighter sur Nintendo est un vrai bonheur. Sachant que le mode en monde ouvert, bien qu’un peu linéaire, apporte quelque chose d’inédit à la licence.

En outre, les nombreux modes de jeux offrent une variété réelle, permettant de rentabiliser l’investissement. Les combats sont dynamiques, fluides, les décors jolis et le contenu pléthorique. Le tout pour moins de 50 euros, un autre indispensable de la console, assurément.

Test de Dragon Ball Sparking Zero : grosse déception sur ce qui devait le rendre singulier, sur Switch 2

Alors, avec Dragon Ball Sparking : Zero, j’espérais disposer de quelque chose de singulier sur cette console, face au versions disponibles sur les autres supports depuis près d’un an. A savoir, une détection de mouvements aux petits oignons, histoire de vivre les combats de façon immersive, comme sur Wii, d’antan, mais en mieux ! Malheureusement, sur ce plan là, Bandai Namco s’est complètement planté (voir vidéo short ci-dessous). Le temps de réaction à l’écran est extrêmement long, gâchant l’expérience et rendant l’impression d’immersion attendue totalement nulle. J’ai même, limite l’impression, que le système répondait mieux sur Wii…

Grosse claque, donc, dans le mauvais sens du terme. Maintenant, une fois la douche froide séchée, j’ai évidemment apprécié le contenu énorme, avec un nombre fou de personnages et de versions diverses et variées de combattants connus. Même si, sur ce point-là, les développeurs ont un peu abusé…Quoiqu’il en soit, cela permet d’accroître la longévité du soft. Qui plus est, le multi et les différents tournois possibles permettent de varier les plaisir, toujours en débloquant régulièrement du contenu. Personnages, options, items pour customiser les combattants, etc.

Le mode histoire aurait toutefois gagné à être plus intense, plus captivant. Cependant, en termes d’action et de spectacles, la Switch 2 réussit son service minimum, avec un rendu très correct, parfois sublime, des différents affrontements. Un très bon jeu Switch 2, en dépit de l’immense déception constituée par la gestion catastrophique de la détection de mouvements.

Un mot aussi sur le sublime Metroid Prime 4

Ajoutons, pour vraiment vous convaincre que cette console assure sur le plan des graphismes, que Metroid Prime 4, testé récemment sur notre site, nous a clairement impressionné. Alors, bien sûr, les haters se servirons des phases en moto pour rabaisser cette facette. Toutefois, cette partie du soft n’est clairement pas représentative. Les séquences FPS étant très réussie, de toute beauté et fluides à en pleurer. Tant en mode docké qu’on mode portable.

Nous vous invitons d’ailleurs à lire notre test, littéralement dithyrambique sur cet opus. Sachant que je n’ai jamais été fan de la série, du moins jusqu’à cet épisode. En ajoutant que selon plusieurs de nos confrères et même, des joueuses et joueurs, les différences visuelles entre MP4 version Switch et Switch 2 sont assez importantes. Une vitrine technique très honorable, donc, pour la new-gen, en attendant mieux.

Switch 2 : qu’apporte-t-elle vraiment par rapport à la Switch 1 ?

Maintenant que cet aspect purement (pour ne pas dire, bêtement) technique est refermé, abordons ce qui doit convaincre de passer à cette nouvelle génération, par rapport à la Switch première du nom. En dehors des exclues “maison”, qui justifient à elles-seules l’investissement, selon moi.

Le mode souris, un véritable plus !

En premier lieu, il nous faut évoquer le bon en avant concernant la technologie des Joy-Con. Plus précis, moins sensibles aux variations de lumière, ils possèdent aussi de nouvelles fonctions. Et en particulier, ce mode souris. Capacité que nous avons eu le loisir de tester tout d’abord sur le jeu Drag x Drive (test à lire ici), sorte de super-démo destinée à mettre en avant la fonctionnalité en question. Le but est d’ailleurs totalement atteint avec les Joy-Con que l’on utilise donc comme des souris, sur des accoudoirs et même, directement sur ses jambes. Précis, intuitif, fun et novateur, on adore le principe, qui fonctionne très bien.

Deuxième soft vraiment agréable à jouer avec cette fonction, Metroid Prime 4. On retrouve, ainsi, des sensations similaires à celles vécues sur ce type de jeu, sur PC. C’est à dire, un aspect intuitif exacerbé doublé d’une précision redoutable. Franchement, dans le FPS en question, le système marche diablement bien, surtout lorsque les cibles se succèdent et même, contre les boss. Alors, oui, ce mode souris sur Switch 2 est une franche réussite.

A part ça, les innovations sont un peu maigres

Malheureusement, en dehors de ces Joy-Con magnétiques et leur fonction souris, il n’y a pas pas grand chose de neuf à signaler. Si ce n’est, la fonction GameChat, pour des parties en lignes plus vivantes, fonctionnant de concert avec une caméra. Pour être parfaitement honnête, je n’ai pas investi donc pas testé ce service. Pour la bonne et simple raison qu’il ne m’intéresse pas. N’étant pas adepte des parties online, en règle général. Maintenant, j’imagine que pour les adorateurs de cette façon de jouer, l’ajout est intéressant. Reste à définir si l’investissement supplémentaire est utile, question à laquelle je ne pourrais répondre, ici.

En outre, de nouvelles connectiques sont à l’ordre du jour, dont un deuxième port USB, pratique évidemment. Les Joy-Con profitent également de leur conception magnétique pour se fixer et se détacher très facilement de la console, lorsqu’on Switch du dock vers le nomade et vice versa. Une évolution d’apparence insignifiante mais qui change clairement la vie et rend l’utilisation de la console plus agréable et intuitive. Rien de révolutionnaire pour autant, nous en conviendrons.

Signalons aussi l’apparition d’un véritable support de table pour le jeu nomade sur une table/tablette. Là encore, on peaufine le confort en supprimant certains défauts/désagréments de la Switch 1 mais sans changer grand chose. Un mot par ailleurs sur GameShare, une fonctionnalité inédite permettant de partager un jeu (et donc, une partie) avec une autre console ne possédant pas le titre en question. Pratique, utile, agréable.

Bon clairement, le tour d’horizon des innovations de la Switch 2 tournant court, cela confirme, pour moi, que nous sommes en présence d’une Super Switch Pro.

Un grand écran aux couleurs intenses qui permet une expression fluide des mouvements

La Nintendo Switch 2 possède un écran LCD de 7,9 pouces affichant des images en Full HD à 1080p, et conserve la même épaisseur que la Nintendo Switch. Même lors des déplacements, la Nintendo Switch 2 propose des expériences de jeux vives et détaillées, ainsi que des graphismes fluides mettant en valeur les mouvements des personnages et la richesse de leurs expressions faciales.

Les manettes Joy-Con 2 s’attachent à la console par fixation magnétique

Les Joy-Con 2, les nouvelles manettes conçues pour la Nintendo Switch 2, s’attachent à la console par fixation magnétique. De plus, chaque Joy-Con 2 peut être utilisé comme une souris en le faisant glisser sur une surface telle qu’une table ou une jambe de pantalon. Le mode souris peut être utilisé de multiples façons, comme dans les jeux qui nécessitent de viser.

Un nouveau support librement ajustable et un nouveau port USB-C

Le support situé à l’arrière de la console peut être ajusté librement afin de pouvoir trouver l’angle de vue parfait. En plus du port USB-C qui était déjà présent sous la Nintendo Switch, la Nintendo Switch 2 propose un second port à son sommet, qui peut servir à connecter l’adaptateur secteur inclus afin de pouvoir recharger la console tout en jouant en mode sur table. Il est aussi possible de connecter une caméra USB-C compatible, telle que la caméra Nintendo Switch 2, pour discuter en chat vidéo via GameChat.

Une vitesse de traitement et des performances graphiques améliorées

La Nintendo Switch 2 dispose d’un processeur et d’un GPU nettement plus performants que ceux de la Nintendo Switch, ce qui se traduit par une vitesse de traitement plus rapide et permet un nouveau gameplay visuellement avancé. Elle permet également de profiter de graphismes plus détaillés et temps de chargement réduits.

Qualité audio nette et son spatial 3D

Sur Nintendo Switch 2, la qualité sonore est plus naturelle et plus claire avec une gamme sonore encore plus équilibrée. En mode portable ou en mode sur table, les joueurs et joueuses pourront profiter de leurs jeux avec un son tridimensionnel encore plus immersif.

Mémoire interne de 256 Go

La mémoire interne de la Nintendo Switch 2, où sont stockés les jeux numériques et les données de sauvegarde, est de 256 Go, soit 8 fois la capacité de stockage de la Nintendo Switch. Pour étendre son stockage, la Nintendo Switch 2 utilise uniquement des cartes microSD Express dont la vitesse de lecture des données est supérieure à celle des modèles microSD précédents.

Prise en main, design, confort de jeu

Cependant, le résultat est là. A savoir, en mode nomade, un véritable confort de jeu permettant de jouer plusieurs heures sans ressentir une gêne dans la paume des mains, comme cela était le cas avec la toute première Switch (un peu moins avec le modèle OLED). Une raison à cela, les angles des Joy-Con ont été revus et corrigés, adoucis aussi. Si bien que malgré l’augmentation de la taille de l’écran, on ne ressent aucun effet indésirable une fois lancé dans une partie, y compris sur de longues sessions de jeu.

Logiquement, ce confort accru en termes de prise en main se retrouve en mode docké, une fois les joy-con positionnés sur la base les transformant en manette de jeu. Les sticks analogiques, eux aussi, ont gagné en souplesse, offrant une meilleure interaction avec les softs. Même correction, concernant les boutons Let R, plus amples et plus agréables d’utilisation. L’expérience Switch n’est donc pas transcendée mais, une fois encore, sublimée.

Un gros défaut qui persiste, depuis la Wii…

Toutefois, nous avons noté, sur quelques jeux (Metroid Prime 4, en particulier), des déconnexions intempestives lors du jeu via la détection de mouvements. Chose qui était très fréquente sur Wii voire, sur Switch. Mais là, avec la nouvelle génération, constater que ce problème de calibrage est encore d’actualité à de quoi décevoir. Surtout que, sur le jeu évoqué, cela se produit très souvent -avec obligation de mettre pause, pour recalibrage, rendant l’utilisation de ces commandes presque nulle. Carton rouge, sur ce point.

Visuellement, il faut avouer que cette nouvelle génération est réussie. Plus sobre que la précédente, elle jouit toutefois de quelques détails la rendant plus séduisante. Comme ces nuances de bleu et de rouge, positionnées sur les deux sticks, lui conférant un look vraiment singulier et une forme d’élégance. De mon côté, en tout cas, je suis très fan ! Le dock bénéficie lui aussi d’un relooking, avec un design plus arrondi, tranchant avec l’aspect rectangulaire de la Switch 1.

Switch 2

Alors, la Switch 2 est-elle le cadeau de Noël ultime, ou pas ?

Vous conseiller la Switch 2 les yeux fermés est évidemment impossible. Car tout dépendra de votre profil. Si vous ne jugez que par les graphismes, alors restez sur PS5 et Xbox Series, soyons clairs ! En revanche, si pour vous le jeu vidéo est désormais inséparable d’un mode hybride permettant de passer de la TV au jeu mobile et vice-versa, à volonté, alors, oui, cette console vous plaira. Surtout si vous attendiez une vraie mise à jour technique, pour des graphismes plus proches de ce qui se fait de mieux sur les autres supports.

Plus puissante, donc, elle offre un rendu qui se rapproche de ce que propose une Xbox Series S. Le concept hybride, qui a déjà fait ses preuves, est intacte mais la machine, ses connectiques et ses manettes se sont améliorées, ici et là, pour un confort désormais proche de la perfection. Reste l’autonomie, moins importante que sur les autres consoles mais qui reste correcte (5 heures -plus ou moins selon les jeux- en nomade, c’est déjà pas mal, non, pour un hardware plus puissant !?).

Concernant le prix, de mon côté, je le trouvais un iota trop élevé. Mais après être passé à la caisse et six moins plus tard, je ne regrette rien. Car le sentiment de jouer avec une console de nouvelle génération est réel et les jeux, pour moi, sont présents. Mario Kart World, DK Bananza, Metroid Prime 4, DBZ, Cyberpunk ou encore, SF6, il y a de quoi faire et dans des domaines variés. En outre, Resident Evil Requiem (testé et approuvé sur la PGW) déboule bientôt, au même titre que les derniers Final Fantasy.

Reste, tout de même, une faiblesse quant aux licences Nintendo exclusives, qui tardent à être annoncées. Avec beaucoup de remakes et remasters, destinés à faire patienter mais qui, personnellement, ne me satisfont pas. On attend donc, pour être pleinement convaincu, les nouveaux Zelda, Mario 3D et Super Smash Bros. Ainsi que des licences inédites ou n’étant pas revenus depuis longtemps (Kid Icarus, F-Zero).

Bien sûr, côté convivialité et aspect familial, le pack Mario Kart World tient ses promesses. Avec un mode Open World paisible, apaisant, calmant, qui plait aussi aux plus jeunes (ma fille de 6 ans a adoré, bien plus que n’importe quel autre jeu, mais avec grande modération, évidemment !), avec cette absence de compétition et de stress, idéal après une grosse journée, quel que soit l’âge du ou des joueurs.

Pour conclure et cela n’engage que moi, la Switch 2, bien que simple évolution Premium de la Switch 1 d’après moi, est une excellente console, qui devrait monter en puissance au fil des mois à venir. Elle dispose, toujours d’après moi, de suffisamment de bons jeux et d’un système rodé et intelligemment revu et corrigé. Seul véritable bémol, le peu de communication sur les grosses licences Nintendo à venir, ne serait-ce qu’en 2026.

Points forts :

  • Les jeux “maison” : MK World, Donkey Kong, MP4, Pokémon, etc.
  • Les jeux tiers : DBZ, Cyberpunk, SF6, etc
  • Le design
  • Les connectiques additionnels
  • Le confort de jeu accru, pour les mains, notamment en mode nomade
  • Une puissance clairement satisfaisante
  • la rétrocompatibilité
  • le GameShare
  • Les Joy-Con magnétiques

Points faibles :

  • Toujours ces satanées déconnexions, sur quelques jeux, en mode motion control
  • Pas de réelle innovation majeure, en termes de concept

Article publié le 03/01/2026 à 5h45

Julien Barthet

Journaliste indépendant et auteur. Fondateur et Rédacteur en chef des plateformes : www.lemagsportauto.com et www.lemagautoprestige.com. Ex-Propriétaire et fondateur de www.lightningamer.com. Ex-pigiste à jeuxvideo.com

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