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Test de Yakuza 6 : The Song of Life, vers un vrai épilogue?


Fiche jeu

Il est grand temps de passer aux choses sérieuses. En effet c’est après 17 ans d’activité que Sega nous propose enfin « l’épilogue » de sa saga Yakuza. Yakuza 6 : The Song of Life, ou comment donner un dernier souffle de puissance à son protagoniste Kiryû. Beaucoup de choses ont changées durant ses 3 années de cabane, que ce soit avec Haruka sa fille adoptive ou encore dans l’ambiance en ville. Sega déciderait-il de nous offrir un ultime épisode que tous les fans attendent ? C’est ce que nous espérons. Les précédents épisodes (surtout le Zero) avaient mis la barre à son paroxysme, que ce soit en terme de contenu ou de loufoqueries. Nous sommes à même d’en attendre au minimum autant pour ce dernier opus avant que Kiryû ne prenne définitivement sa retraite. Découvrons sans plus attendre ce que nous a réservé cette petite pépite !

Yakuza 6 : The Song of Life s’installe en tant qu’épilogue de la saga

Le titre commence avec de longues cinématiques pour replacer le contexte suite à une fin assez tourmentée de l’épisode 5. Kiryû se réveille vieilli à l’hôpital après son incarcération de 3 ans. Il essaie rapidement de reprendre contact avec Haruka sa fille adoptive qui a abandonné sa carrière de star JPOP. Kiryû découvre très vite qu’elle est tombée dans le coma et qu’elle a eu un enfant. Sans plus de réflexion, notre héros va choisir de récupérer le bébé avant que les services de l’enfance ne l’emmène. C’est une course qui s’en suit à travers le Japon. Le retour de Kiryû impliquera directement des affrontements avec les gangs de yakuzas en place.

C’est plus beau, c’est plus riche, c’est plus réaliste ?

Ce qui frappe au premier jet, c’est ce nouveau Dragon Engine qui offre des graphismes inégalés dans toutes l’histoire de la saga. Que ce soit au niveau du motion design ou de la modélisation des personnages, Yakuza 6 : The Song of Life nous propose des décors variés et uniques à chaque instant. La temporalité de la journée offre de nouvelles perspectives aux quartiers bien connus des précédents épisodes, que l’on se trouve à Kamurochô ou à Onomichi, une petite bourgade près d’Hiroshima.

Le titre est aussi beaucoup plus dynamique due à l’absence de chargements avant les phases de combat. Tout est plus fluide et on ne le regrette pas, même si le côté plus réaliste des combats à tendance à simplifier l’action et la rendre moins impressionnante par moment. Cela dit on peut toujours casser la tête de ses adversaires à coup de scooters ou de vélos, et c’est cela qui nous plait dans Yakuza. Les différents systèmes de combats ont aussi disparu au profit d’un « Heat Actions » unique qui simplifiera grandement la résolution des affrontements (peut-être un peu trop). Pour la toute première fois il sera aussi possible de fuir un combat en cas de danger.

Des activités en veux-tu en voilà…

Si la quête principale nous conduit d’un point A à B en ligne droite, il est toujours possible voire même très conseillé de profiter de tout l’environnement qui nous est offert. En effet et comme pour ces prédécesseurs, on retrouve le côté ultra chronophage des activités annexes du jeu. Yakuza 6 : The Song of Life dispose alors un large panel de mini-jeux ou activités allant des fléchettes, au karaoké. Mais en passant aussi par un système de live chat (qui permettra de draguer des femmes réelles ou encore de passer son temps dans les salles d’arcade) Sega qui propose de nombreux titres en jeu façon émulateur intégrés. Si on retrouve Hang On ou encore Space Harrier et Puyo Puyo c’est l’apparition de Virtua Fighter 5 Final Showdown qui sera la plus belle surprise. En effet c’est bel et bien le titre intégral de Sega pour le plus grand plaisir des fans. Il est alors possible de parcourir son mode arcade avec tous les personnages de l’épisode 5.

En complément de ces divers actions secondaires il est aussi possible de votre de vous occuper de Haruto, le bébé de Haruka, en le calmant s’il pleure, avec un mini-jeu très simple sans réelle difficulté. Il sera aussi possible par la suite de placer des sbires dans les ruelles de la ville pour les guerres de gangs à la manière d’un jeu de stratégie, de coacher une équipe de baseball avec un système de recrutement des joueurs dans les rues de la ville ou encore de devenir le meilleur ami des piliers de bars.

Un système d’évolution plus général et omniprésent

Dans les précédents opus les activités étaient là uniquement pour passer le temps, Yakuza 6 : The Song of Life s’offre un tout nouveau mode de gridding pour Kiryû. En effet toutes les actions et activités permettent de gagner des points d’expérience pour débloquer les facultés de notre protagoniste.

Au niveau des capacités de Kiryû, nous retrouvons les fameuses améliorations de combo et d’attaques / défenses mais on pourra aussi améliorer pour la toute première fois son endurance en sprint pour qu’il dure plus longtemps ou encore son estomac pour pouvoir ingurgiter plus de nourriture. On se prend rapidement au jeu en nous occupant de notre personnage façon tamagochi pour son plus grand bonheur mais surtout pour booster rapidement ses capacités qui lui permettront de défoncer encore plus de crânes.

Takeshi mon frère…

Si on devait faire une analyse rapide du titre on pourrait tout de même indiquer que cet épisode se trouve un peu plus sérieux qu’à l’accoutumé (même si le final poussera le bouchon très très loin) avec quelques activités en moins et un scénario plus terre à terre. Mais l’apparition de nouveaux personnages comme le vrai Takeshi Kitano, maître incontesté des films de Yakuza des années 90 remontent le niveau à eux seuls. On se retrouve ici avec le Kameo rêvé et tout ce qui l’entoure.

WTF ?!?

Il faudra bien compter 45 heures de jeu pour venir à bout de ce monument d’histoires et d’activités. Au final de cette énième aventure, le joueur découvrira que nous sommes bien loin d’un réel épilogue. Le scénario nous pousse dans nos dernières limites à un niveau de « déjanté » inimaginable. En définitive, il est difficile d’imaginer que Sega abandonnera sa poule aux œufs d’or si facilement…

Points positifs

  • Un Final WTF qui n'est clairement pas la fin
  • C'est vraiment beau
  • Le nouveau système de gridding global
  • La fluidité entre les différentes phases
  • Takeshi Kitano en Guest !
  • Des doublages toujours exceptionnels
  • Virtua Fighter 5 et les autres titres Sega émulés
  • Toujours une flopée d'activités secondaires

Points négatifs

  • Le système de combats plus rigide
  • L'unique Heat Actions, plus de postures de combat
  • Un peu déconnecté des précédents opus
  • Des cinématiques un peu trop présentes
  • Les sous-titres uniquement en anglais

Note

Graphismes 90%
Bande-Son 88%
Prise en main 85%
Plaisir de jeu 80%
Durée de vie 82%
Conclusion

Nous sommes, en définitive, bien loin d’un épilogue avec cette fin tellement démesurée. Yakuza 6 : The Song of Life nous aura donné un long plaisir de jeu sur sa quarantaine d’heures passées en sa compagnie. Le temps file à toute allure avec son scénario captivant; bien que parfois décousu; mais surtout avec sa multitude d’activités annexes proposées.

Nous retrouvons toujours cette action et cette violence qui fait part entière de la saga, bien que les combats soient un peu plus rigides. Nous avons été marqué par le Kameo de Takeshi Kitano et l’apparition d’une version complète de Virtua Fighter 5 dans le jeu. Pour les nouveaux joueurs nous conseillons tout de même de démarrer avec l’épisode 0. Cela pour prendre en main le background de cette aventure et ses différents aspects au niveau gameplay avant de parcourir ce Yakuza 6 : The Song of Life; qui reste une belle réussite et qui est digne d’intégrer cette saga mythique.

Note finale 85% Spectaculaire

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