Test

Test de Onimusha :  Warlords Remaster sur PS4


Fiche jeu

Capcom nous ressort ses vieux disques une fois de plus. Cette fois-ci c’est au tour du premier opus de la saga Onimusha. Onimusha : Warlords, originellement sorti en 2001 sur Playstation 2 revient sur nos consoles nextgen. Une aventure dans un Japon féodal du XVI ème siècle aux commandes de Samonosuke s’offre une nouvelle fois aux joueurs. Que nous réserve ce remaster. Nous le découvrons dans ce test réalisé sur Playstation 4.

Onimusha : Warlords Remaster, un retour aux sources dans tous les sens du terme

Malgré une image d’illustration remise au goût du jour, les graphismes ne trompent pas. Que ce soit dans les cinématiques ou en jeu, la polygonisation est plus que palpable dès la première minute. Capcom nous propose un portage de la version PS2 sur Playstation 4. Nous pourrons tout de même noter l’upscaling qui permet de jouer confortablement sur nos écrans HD en 1080p sans gène ni déformation. Un léger lissage est aussi présent afin de limiter l’aliasing qui faisait retord sur la plateforme d’origine. Si le jeu s’en sort particulièrement bien a 60fps la plupart du temps, nous avons pu ressentir quelques ralentissements notamment dans le Royaume des Ténèbres (ceci même sur PS4 pro. C’est étrange, mais à souligner). Peut-on alors réellement parler de remaster ? Oui car le titre a tout de même reçu un petit nombre d’améliorations dans les menus, sur les modèles 3D, et même dans les commandes de jeu pour changer d’arme rapidement -par exemple- et maintenir son dynamisme en combat et dans les déplacements. Fort heureusement on ne nous a pas vendu un remake…

Les décors précalculés ne trompent pas

Au niveau du level design, nous ressentons clairement le passage des années. Les décors précalculés détonnent clairement avec les jeux actuels. Il faudra se réhabituer à ce type de progression comme nous avons pu le connaître avec Final Fantasy 7 et 8 par exemple, à l’époque. On ne cherchera donc pas à tourner la caméra avec le stick pour afficher les ennemis hors champ. Il faudra toujours être vigilant dans nos déplacements et faire attention aux bruits environnants qui sont assez efficaces pour repérer les dangers. Le plus frustrant reste les changements d’angles abruptes qui peuvent déstabiliser lors des mouvements du personnage. Il ne faut pas non plus compter sur des animations lors des passages de portes ou lors de l’utilisation d’échelles, qui se réalisent par un choix textuel.

Une action toujours efficace bien que rudimentaire

Le gameplay reste efficace malgré l’âge du titre. Dynamique et féroce dans les combats, on enchaîne les coups à volo avec notre katana, notre épée ou notre double lame même si les combos restent assez rudimentaires. Nous noterons aussi un petit bémol sur le changement d’arme. En effet il faut bien veiller à rester immobile pour passer d’une arme à une autre. Cela devient périlleux lorsqu’on se trouve entouré d’ennemis. Les armes à distance sont puissantes mais elles nécessitent un long temps de chargement pour tirer que ce soit avec l’arc ou l’arquebuse.

Notre personnage ne gagne pas de niveau à proprement parler. Sa puissance augmente avec les niveaux des orbes et des armes afin de faire de plus en plus de dégâts de feu, de vent ou d’électricité. Pour booster ces armes il faut récupérer les âmes des démons avec notre gantelet en maintenant rond enfoncé. Une action pas des plus aisée en combat sachant que les âmes disparaissent au bout d’un certain temps. Samonosuke peut aussi gagner en défense en débloquant 2 armures au cours de l’aventure.

Des doublages japonais pour plus d’immersion

Au niveau de la bande son nous avons droit à du nouveau. En effet une bonne partie des musiques originales ont été remplacées à cause du scandale de la supercherie de Mamoru Samarugochi. En effet ce dernier n’était pas le compositeur des musiques qu’il revendiquait. Nous apprécierons aussi les doublages en japonais pour une immersion dans ce japon féodal encore plus appuyée, ceci associé à un sous-titrage français sans faute.

Une aventure un peu courte

L’intrigue principale ne demandera guère plus de 4 à 5 heures lors du premier parcours et ce même en réalisant les actions annexes proposées par le jeu. Une durée certes un peu courte mais bien rythmée. Aussi nous pourrions le recommencer pour débloquer toutes les Fluorines cachées. Nous n’oublierons pas non plus l’épilogue épique face au roi des enfers qui envoi du lourd.

Puzzles, énigmes, pièges, même avec une aventure tout à fait linéaire, Onimusha : Warlords propose un bon petit panel d’activités bien que l’action prime sur le reste. Nous aurions aimé que Capcom inclut des contenus bonus présents dans le moins connu Genma Onimusha, sorti sur Xbox, mais on se contentera de l’aventure originale sortie sur PS2. Le jeu dispose d’un bon nombre de points de sauvegarde qu’il ne faudra pas négliger sous peine de devoir refaire de longues sections pour peu d’avoir un gameover. Nous nous souviendrons du puzzle du piège de la noyade, contraignant en cas d’échec, à recommencer tout un dialogue et une phase d’énigmes à coup de manettes et de dalles piégées un bon nombre de fois. Il ne faudrait pas non plus passer à côté des épreuves du Royaume des Ténèbres qui sauront nous récompenser à la hauteur nos efforts en fin de jeu (une arme secrète surpuissante est à débloquer).

Points positifs

  • Toujours aussi dynamique
  • Un upscaling bien réalisé
  • Une aventure rythmée
  • Une prise en main facile

Points négatifs

  • Les décors précalculés ennemi de la caméra
  • Trop court
  • Manque de contenu inédit
  • Quelques ralentissements

Note

Graphismes 70%
Bande-Son 70%
Prise en main 75%
Plaisir de jeu 70%
Durée de vie 55%
Conclusion

Capcom nous propose un Remaster honnête de son titre Onimusha : Warlords. En effet, même si les graphismes datent, nous avons toujours droit à une aventure rythmée à l’action dans les combats bien dynamique. Le système de combo et d’évolution élémentaire ne trompent pas non plus niveau vétusté, mais le soft nous tient en halène durant ses 5 heures, qui passent rapidement et sans faux pas. Il est clair qu’il faudra faire abstraction de ces défauts dès les premières minutes pour l’apprécier. Onimusha : Warlords s’adresse donc aux fans de la première heure qui veulent refaire le jeu ou aux joueurs trop jeunes à l’époque pour y avoir jouer. La notation se fait en prenant compte qu’il s’agit d’un remaster.

Note finale 68% Honnête

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *