Test de Tomodachi Life : une vie de rêve sur Switch 2, mii figue mii raisin !
Une vie de rêve est le sous-titre de cette version Switch 2 de Tomodachi Life, un jeu où vous regardez vos Miis vivre leur vie sur une petite île paradisiaque où il n’y a pas grand-chose à faire, sinon suivre les dialogues et situations les plus improbables de vos personnages. Est-ce que cela suffit à faire un jeu vidéo ?
Tomodachi Life, le retour d’une franchise gagnante
Si vous avez déjà joué à une console Nintendo ces 25 dernières années, vous connaissez forcément les Miis. Ces personnages créés par vos propres mains et pouvant prendre votre apparence, celle de vos proches, de n’importe qui, tout et n’importe quoi. Un éditeur simple qui laisse assez de place à l’imagination pour pouvoir faire ressembler un Mii à qui vous voulez.

Et bien Nintendo a décidé de leur dédier un jeu sur 3DS, Tomodachi Life, dont voici une nouvelle itération sur Switch avec un opus appelé Une Vie de rêve. On retrouve donc nos Miis sur une île paradisiaque au milieu de nulle part, prêt à cohabiter ensemble pour… et bien ne rien faire. C’est un peu comme quand, petit, on recevait un vivarium avec des fourmis dedans. On les regardait vivre sans pouvoir faire grand-chose, et c’était fascinant.
Avec Tomodachi Life sur Switch 2, c’est pareil. Vous créez votre Mii ou en importez un depuis la mémoire de la console si vous en avez déjà. Il débarque sur l’île avec un costume de base et une maison vide. Il va ensuite commencer à vivre sa petite vie sur laquelle vous n’allez pas beaucoup pouvoir influer. On peut commencer par lui offrir des vêtements et une chambre à son image, histoire de le personnaliser un petit peu.
Gérer la vie de 70 Miis sur votre île de rêve
Lors de la création de votre Mii, vous pouvez choisir quelques traits, comme la vitesse de ses mouvements, son expressivité, etc. Ce qui, au moment de la validation, fera apparaître des traits de caractère. Ceux-ci ont un léger impact sur le comportement des Miis et les interactions qu’ils ont. Car c’est ça le vrai sel du jeu : les faire interagir pour voir qui va créer des liens avec qui, éventuellement des relations amoureuses et pourquoi pas, un mariage et l’arrivée de bébés. Notez d’ailleurs qu’il est possible d’avoir jusqu’à 70 Miis sur l’île, ce qui est un sacré bazar à gérer.

D’ailleurs, Nintendo propose une option bienvenue pour éviter tout malaise : si vous créez des Miis inspirés de votre famille, il vous demande quels sont les liens de parentés dans la vraie vie avec d’autres Miis de l’île. Ce qui évite de créer des relations incestueuses. Après, rien ne vous empêche de créer le Mii de votre star préférée et d’essayer de vous mettre en couple avec. Mais rien ne garanti non plus que les couples IRL vont se reformés sur l’île.
Pour satisfaire vos Miis, vous pouvez faire plusieurs choses : leur donner à manger (il y a une supérette), des vêtements, personnaliser leur chambre, leur offrir des cadeaux et leur faire rencontrer de nouvelles personnes. Lorsque vous faites ça, vous faites monter une jauge qui, une fois au bout, lui fait gagner un niveau. Ce gain vous offre la possibilité de faire un cadeau à vos Mii : un objet, une expression, une “manie” (une façon de se tenir, de marcher, de s’énerver, de manger, etc.) ou encore de l’envoyer en voyage.
Moins profond que les derniers cosy games Nintendo
On pourrait penser que le jeu est un concurrent d’Animal Crossing ou encore du récent Pokopia. Il n’en est rien. Ici, pas de craft, pas d’exploration : juste de l’observation. Chaque action que vous faites avec vos Miis vous rapporte de l’argent que vous pouvez dépenser au magasin de mode, à la supérette ou encore de décoration. Mais n’espérez pas acheter les meubles un par un pour faire votre chambre idéale : ce sont des kits préfabriqués sur un thème à chaque fois. Il y a toutefois un atelier de création qui ouvre au bout d’un moment et où vous pouvez utiliser le pavé tactile de l’écran pour laisser libre cours à votre imagination.

Vous avez un peu plus de libertés dans les vêtements, par contre. Les maisons sont également similaires. Au fil de leur évolution, les Miis peuvent vivre ensemble, devenir colocataires, puis se marier, etc. Plus il y a de monde sur l’île, plus les possibilités sont nombreuses et farfelues. Parfois, vous abandonnez votre rôle de divinité créatrice pour faire quelques mini-jeux avec vos Miis, mais il n’y a rien de vraiment fulgurant, c’est assez simple et accessible à tout le monde.
Le point le plus marrant du jeu c’est la digitalisation des voix. Les Miis parlent avec la voix que vous leur choisissez et que vous personnalisez. Ils prononcent des phrases toutes faites mais aussi des mots que vous écrivez via le clavier/l’écran tactile, afin de lancer de nouveaux sujets de conversation entre vos Miis. C’est là que le jeu devient vraiment drôle puisque vous pouvez les faire parler de tout et n’importe quoi entre eux, ce qui donne au jeu ses situations les plus cocasses.
Tomodachi Life, un jeu qui mise sur son aspect aléatoire
C’est ce qui fait la force et aussi la faiblesse de Tomodachi Life : son côté grand n’importe quoi. Impossible de prédire ce qu’ils vont faire ou dire ensemble. Qui va plaire à qui, ce qui va se passer, pourquoi, quand et comment. Ce qui rend Tomodachi Life complètement imprévisible et parfois très drôle. Et ce cocktail un peu bancal fonctionne avec tout le monde, toutes les générations. C’est un peu comme lancé une sitcom à la télé, on se pose devant, on regarde et on attend, il ne manque que les rires préenregistrés.

Mais c’est aussi un peu la faiblesse du titre. On s’y connecte de temps en temps, on regarder nos Miis fâchés pour essayer de les consoler, on leur remplit l’estomac, on essaye de provoquer quelques rencontres et… C’est à peu près tout. On peut passer voir dans les boutiques les nouveautés du jour, faire nos emplettes, mais après, il n’y a pas grand-chose à faire. Les Miis vivent leur vie, vous demande parfois votre avis sur quelque chose, ou de l’aide, mais c’est tout.
Alors on peut continuer de rajouter des Miis, jusqu’à 70 sur l’île rappelons-le, pour avoir toujours quelque chose à faire. Mais ça s’avèrera répétitif finalement puisqu’il n’y a pas des milliers d’interactions différentes. Donc un jeu très sympathique par petites sessions, histoire de s’amuser de temps en temps. Notez qu’il marche très bien sur les plus jeunes, à la maison avec des 5 et 11 ans, ça a été un vrai succès. Mais son manque de profondeur et sa répétitivité l’empêchent de se hisser au rang de classique.
Tomodachi Life : une vie de rêve est disponible en version physique ainsi qu’en téléchargement, en boutique comme sur l’eShop.
Article publié le 26/04/2026 à 6h50
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