greedfall Test

Test de GreedFall sur PS4 : le sympathique nouveau jeu de Spiders


Fiche jeu

GreedFall est le dernier né des studios français Spiders, notamment à l’origine de deux jeux Sherlock Holmes, The Technomancer, Gray Matter ou encore Bound by Flame. De petits jeux sympathiques qui connurent un petit succès critique et commercial. Nombreux étaient les fans à attendre leur dernier projet, GreedFall, un action-RPG qui se situe dans une Europe du XVIIème siècle médiévalo-fantastique. Aussi, la rédaction Le Mag Jeux High Tech a pu mettre la main dessus et vous livre ses impressions à chaud.

Greedfall : Christophe Colomb simulator

GreedFall commence dans la ville de Sérène, sur le continent où le joueur découvre son avatar, de Sardet, que vous pourrez façonner à loisir en homme ou en femme. Ce dernier, alors qu’il est en train de se faire tirer le portrait, est interrompu par la garde car son cousin est porté disparu alors qu’il est censé être le nouveau gouverneur de Teer Fradae. Il s’agit d’une île nouvellement colonisée où se mêlent colons et locaux avec des relations plus ou moins tendues.

 

Le passage sur Sérène fait office de prologue puisque vous allez découvrir le système de combat, de missions, de craft avec tout l’aspect RPG du titre sur lequel nous reviendrons plus tard. Puis, une fois le cousin sauvé, cap sur Teer Fradae pour que l’aventure commence totalement et que le titre révèle sa composante de semi monde ouvert qui nous a franchement rappelé les jeux Fable de Peter Molyneux. Au cours de l’aventure de Sardet sera épaulé par des compagnons qui rejoindront votre équipe et que vous pourrez alterner en fonction de leurs capacités et de vos besoins.

Le but de votre visite sur Teer Fradae est non seulement d’escorter votre cousin un peu benêt, mais aussi d’essayer d’améliorer les relations avec les peuplades locales et accessoirement trouver le remède à la Malichor, une étrange maladie qui ravage le vieux continent. Toutes ces intrigues s’emmêlent et se démêlent au cours des 30h nécessaires à boucler GreedFall.

Un ARPG sympathique

Attaquons-nous maintenant au gameplay de GreedFall. Comme nous l’avons dit en intro, il s’agit d’un jeu action/RPG où les combats se déroulent en temps réel. Par ailleurs, vous disposez de trois armes sur vous : une pour faire des dégâts d’armure, d’autres des dégâts de santé et une arme à feu. De plus, l’arsenal est assez vaste; vous disposez d’épées, de masses, de haches, d’anneaux magiques, de mousquet, de fusil, etc. D’autre part, vous et vos adversaires disposez de deux jauges : une pour le bouclier et une pour la vie. La première sert à encaisser le gros des coups et lorsqu’elle tombe à zéro, c’est votre jauge de santé qui prend et elle baisse très, très vite. En conséquence, afin d’ éviter de mourir trop régulièrement, il faut donc réfléchir à la façon dont vous appréhendez les combats.

En plus de l’attaque légère et l’attaque lourde, qui sert à déstabiliser l’adversaire, il est également possible d’esquiver et de parer. Si vous faites cette dernière action au bon moment, vous pourrez contre-attaquer afin de reprendre l’avantage. Il est donc nécessaire d’alterner parade, esquive et attaque si vous souhaitez vous en sortir vivant lors de votre exploration. Néanmoins, il existe également une jauge de furie qui se déclenche avec L2 (sur PS4) pour décocher quelques coups dévastateurs et ainsi retourner la situation. Si vous êtes en difficulté il est possible de déclencher une pause active afin de souffler quelques instants et sélectionner potions et onguents pour se requinquer lorsque l’action reprend. Sachez que via cette pause il est aussi possible d’assigner à des raccourcis vos différentes attaques et potions pour ne pas avoir à passer par ce menu.

Chaque combat remporté vous fait gagner de l’expérience et lorsque vous gagnez un niveau, vous gagnez un point de compétence, d’aptitude ou de talent. À vous de le dépenser dans ce qui vous correspond le plus pour construire un personnage à votre image. Ceci étant dit, vous pourrez aussi faire votre choix en fonction de votre environnement car certains passages renfermant des trésors sont cachés et demandent un talent particulier pour y accéder. Un autre élément important du jeu est le craft. En effet, même s’il est possible de se fournir dans les boutiques, vous n’aurez pas forcément les fonds nécessaires à chaque fois pour remplir vos poches. Du coup, un petit tour à l’établi permet de concocter ses propres potions de soin, onguent d’armure ou améliorations pour votre équipement. Car oui, il est aussi possible, en plus des armes, de changer/améliorer son chapeau, ses chaussures, sa cape, sa tunique, son collier et son pantalon.

Quêtes FedEx

L’histoire se parcourt avec plaisir et dans chaque lieu visité vous rencontrerez des personnages qui pourront vous donnez des quêtes secondaires à accomplir. Généralement il s’agit de trouver un objet, s’infiltrer quelque part, aider une personne, etc. Et c’est là que le jeu commence un petit peu à montrer une faiblesse : nous sommes face au syndrome de la quête FedEx. Comprenez par là qu’au-delà de l’objet même de la quête, vous allez effectuer des allers et retours incessants entre les mêmes endroits pour informer un tel que vous avez progressé. C’est dommage car ça lasse très vite, surtout lorsque ce sont des quêtes qui s’étendent sur tout Teer Fradae. Heureusement que le voyage rapide existe.

greedfall ps4

Autre petit point négatif : le jeu est un peu raide, notamment au niveau des combats et des expressions faciales des personnages. Ceux-ci ont d’ailleurs un petit déficit de charisme qui fait qu’on a du mal à s’attacher à l’un ou à l’autre, exception faite de nos compagnons sur qui un petit effort à été fait. Et pour la rigidité des combats, on le ressent dans le temps de réaction quand on appuie sur une touche, ou simplement dans leurs animations. Voilà qui est bien dommage. Car, en dehors de cela, le soft est vraiment sympathique. D’ailleurs, on y retrouve les sensations des jeux Fable, avec un côté plus sérieux et des paysages absolument magnifiques à explorer.

Aussi, le jeu se découpe en zones que vous allez explorer pour en débusquer trésors et quêtes, vous permettant ainsi de cartographier l’île pour le compte de votre cousin. Vous lèverez ainsi le brouillard de la map pour en faire apparaître les points d’intérêts. Ces zones séparent les villes dans lesquelles vous allez faire progresser l’intrigue et sont peuplées de créatures fantastiques et mystiques qui donnent un cachet original au jeu. Celui-ci bénéficie d’ailleurs d’une identité graphique unique vraiment plaisante qui parvient à faire oublier ses quelques défauts pour nous donner envie de continuer toujours plus loin pour arriver au bout de cette aventure somme toute très sympathique.

Greedfall

Points positifs

  • Le mélange de médiéval et de fantastique
  • Un univers prenant
  • On a envie de découvrir l'île

Points négatifs

  • Des personnages manquant de charisme
  • Des animations rigides
  • Les quêtes FedEx

Note

Graphismes 65%
Bande son 69%
Prise en main 67%
Plaisir de jeu 72%
Durée de vie 73%
Conclusion

GreedFall est un titre atypique qui utilise des mécaniques certes déjà vues mais transposées dans un univers intriguant. Mélangeant un aspect de l’Europe du XVIIème siècle avec un côté fantastique tout droit hérité des jeux Fable de Peter Molyneux, GreedFall adopte un ton adulte et sérieux. D’ailleurs, on se plait à explorer Teer Fradae dans ses moindres recoins à la recherche de tous les trésors qu’elle renferme. On aime également découvrir toutes les quêtes annexes et tenter de les mener à bien en utilisant son charisme ou son épée en fonction de son style de jeu. Et même si le scénario s’étiole un peu au fil de la progression, il nous tient suffisamment en haleine pour qu’on ait envie d’en voir le bout. Bref, un petit ARPG bien sympathique qui comblera les joueurs en quête de dépaysement et qui trouveront sûrement avec GreedFall un arrière goût de madeleine de Proust du début des années 2000.

Note finale 69% Agréable

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