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Test de Resident Evil 7 : le véritable retour de l’horreur (PS4)


Fiche jeu

Qu’il était attendu ce retour aux sources de la série Resident Evil ! Après des épisodes 5 et 6 décevants en raison de leur orientation TPS « bourrin », Resident Evil 7 arrive à point nommé afin de redorer le blason du célèbre survival-horror. Car, depuis Resident Evil 4, l’angoisse et la peur n’étaient plus les maîtres mots de la saga…Mais plus qu’un RE4 et son monde relativement ouvert, ce septième opus retrouve ses racines en proposant des environnements et espaces confinés, d’avantage propices aux sursauts. S’il fallait le comparer à un épisode récent, c’est d’avantage du côté du très bon Resident Evil Revelations qu’il faudrait se tourner. De quoi s’assurer à nouveau la sympathie des joueurs ? Réponse dans notre test de Resident Evil 7, sur console PS4.

Resident Evil 7 : Le STARS n’est plus…

Resident Evil 7, c’est tout d’abord le premier véritable survival-horror compatible avec la réalité virtuelle. N’ayant pas testé le soft avec le Playstation V.R, nous nous garderons bien, dans ce test, de juger du résultat, casque sur la tête. RE7 c’est aussi et surtout un revirement en matière de casting. Oubliez les célèbres commandos STARS car cette-fois, le joueur incarne un personnage lambda, Ethan Winters, qui part à la recherche de sa petite amie, Mia. Evidemment, vous vous en doutez, la belle va être victime d’un nouveau virus. De quoi vivre vos premières sensations fortes, avec des séquences pour le moins terrorisantes voire, effrayantes, au cours desquelles votre dulcinée va s’attaquer à vous sans relâche. Scènes particulièrement gores au programme, l’ambiance est posée, d’entrée.

L’aventure débute dans une vieille maison, la demeure de la déjantée famille Baker. Bien sûr, ce lieu rappelle fortement le manoir ayant fait la gloire de Resident Evil. Les puzzles proposés sont d’ailleurs dans le même esprit que ceux découverts dans les premiers opus à savoir, simples, mais efficaces. Récupérer des clés spéciales, des têtes de statues et autres membres de cadavres en vue d’ouvrir des portes et, ainsi, découvrir de nouveaux espaces, nous sommes bien dans un Resident. Même chose du côté de l’arsenal, composé de différents pistolets, mitraillettes, fusils à pompe, lance-flammes et autres lance-grenades, pas de réelle surprise mais de l’efficacité, une nouvelle fois.

RESIDENT EVIL 7

Visuellement, bien sûr, nous sommes sur de la next-gen. Les graphismes sont somptueux, qu’il s’agisse de créatures, de personnages secondaires ou d’environnements. Points d’eau ponctués de morceaux de chair en putréfaction, effets de brouillard, végétation et autres explosions, le résultat est spectaculaire mais jamais « too much ». Sobriété, certes, mais justesse, aussi. L’excellente bande-son joue également son rôle avec de multiples craquements de bois, portes qui claquent et autres bruits de pas. Le rythme cardiaque s’accélère, les mains se font moites, c’est sûr, Resident Evil est bel et bien de retour !

Au chapitre des originalités, les développeurs ont ponctué l’aventure de « mini-quêtes », qui se réalisent par le biais de K7 Vidéo, à insérer dans des magnétoscopes afin de vivre des aventures du passé, généralement en incarnant d’autres héros. Cela permet de repartir à zéro, c’est à dire sans l’ombre d’un accessoire ou d’une arme dans sa sacoche et, donc, de renouveler l’expérience tout en morcelant la trame à bon escient. Côté bestiaire, là-encore, il va falloir oublier les deux et mêmes, les trois précédents opus. Vous adoriez dézinguer du zombie en masse ? Alors vous allez être décontenancé ! Car dans Resident Evil 7, les adversaires sont disséminés avec parcimonie, histoire de ne pas vous habituer à leur présence. Choix audacieux, mais qui permet de surprendre et d’effrayer le joueur presque à chaque coup !

Resident Evil 7 : Le survival-horror enfin de retour ?

Toutefois, les puristes pourraient ne pas apprécier le manque cruel de véritables zombies. Ils sont pour ainsi dire absents, faisant place à d’infâmes créatures, tantôt rampantes, tantôt gigantesques et s’apparentant d’avantage à des masses de matière organiques qu’à des créatures dérivées d’humains. A ce niveau-là, donc, petite déception. Du moins, si survival-horror rime, pour vous, avec zombies. Par ailleurs, des entités font leur apparition, ainsi que des personnages dont les personnalités instables relèvent d’avantage de la psychiatrie qu’autre chose. Cela génère, néanmoins, un sentiment inédit dans la série, avec cette impression d’avoir à faire à des ennemis capables de tout d’un instant à l’autre. Clairement, la famille Baker saura vous terroriser, tant de par ses comportements que ses interventions sonores. Car certains d’entre-eux affectionnent tout particulièrement les jeux de piste, mis en scène comme il se doit et illustrés de séquences vidéos enregistrées.

Et si quelques personnages tentent de vous aider au cours de l’aventure, leur sort s’avérera toujours funeste. L’occasion, pour les développeurs, d’ajouter, encore, quelques séquences particulièrement gores. Resident Evil 7 mérite bien son statut de jeu « mature », si bien que nous le déconseillons vivement aux plus jeunes joueurs. Laisser une telle profusion d’horreur entre les mains d’un enfant serait purement inconsidéré ! Evidemment, cela fera le bonheur des adultes, qui y trouveront, enfin, un survival-horror digne de ce nom ! Néanmoins, l’aspect oppressant et angoissant de l’aventure a tendance à s’estomper quelque peu au fil du déroulement du scénario. Dommage…

Un mal pour autant ? Tout dépendra de vos attentes. Mais après une première partie assez -bénéfiquement- lente et stressante, le fait de trouver d’avantage d’action en seconde partie ne nous est pas apparu comme déplaisant. Cela permet, une fois encore, de casser le rythme en l’accélérant, aspect pas dénué d’intérêt. Outre le manoir, d’autres zones sont à découvrir pendant l’aventure. Une vieille maison totalement délabrée, un marais particulièrement repoussant ainsi qu’un vieux navire échoué (RE Revelations est passé par là…) vous permettront de varier un peu les plaisirs. Une bonne chose.

Une caravane, sorte de QG, est également de la partie. Vous y trouverez des améliorations d’armes à débloquer grâce à la monnaie du jeu, un coffre pour stocker votre matériel mais aussi, de quoi sauvegarder votre partie et un téléphone, régulièrement utilisé au cours de l’aventure. Ces différentes choses sont également accessibles dans d’autres zones, afin de vous offrir un refuge, de temps à autre. Côté munitions, vous aurez ce qu’il faut sans jamais profiter de stocks sur-réalistes. Ainsi, l’économie de balles demeurera la clé de la réussite. Les mixes d’objets, fluides/herbes de soins et autres sont, par ailleurs, toujours au programme, de même que les sacs à dos, permettant d’améliorer votre capacité de stockage pendant vos déplacements.

Reste la durée de vie du soft, que nous aurions souhaitée plus conséquente. Ce qui est bon signe car gage de qualité, de suspense et d’action prenante. Oui, nous aurions aimé profiter de l’aventure plus longuement. Néanmoins, les objectifs secondaires (comme la quête des statuettes) sauront vous maintenir quelques heures de plus dans la maison des Baker (et ailleurs…). De plus, les nombreux DLC prévus par Capcom rallongeront la sauce de manière substantielle, à condition de passer à la caisse, bien évidemment.

Points positifs

  • La bande-sonore
  • Les graphismes
  • Le retour des sursauts de l'angoisse et de la peur !
  • Mécanique de jeu connue mais efficace
  • L'influence des références cinématographiques de l'horreur
  • Les STARS laissent place à un héros plus "normal"

Points négatifs

  • L'absence des véritables zombies
  • Mécanique de jeu conventionnelle
  • Bestiaire pas toujours inspiré
  • Le scénario, un peu bâclé en fin d'aventure

Note

Graphismes 90%
Bande-son 97%
Prise en main 88%
Plaisir de jeu 87%
Durée de vie 71%
Conclusion

Resident Evil 7, soyez-en sûrs, est une vraie réussite ! Alors, certes, le soft n’est pas exempt de défauts. Nous regretterons, par exemple, l’absence de véritables zombies, dans la plus pure tradition du genre. De plus, les créatures secondaires restent, visuellement, assez anecdotiques, bien que leurs effets/interventions soient souvent idéalement placés. La mécanique de jeu reste, aussi, très conventionnelle, ce qui déplaira peut-être à certains.

Par contre, l’absence du commando STARS est une bonne chose, permettant à la licence de se renouveler, au lieu de rester enfermée dans sa routine. De plus, le terrain confiné et l’influence de jeux comme Project Zero (Fatal Frame) où, plus généralement, d’horreur à la japonaise, apportent un véritable vent de fraîcheur, qui contribue pour beaucoup aux sursauts mais, aussi, à cette notion d’angoisse quasi omni-présente. Ainsi, le joueur est constamment sur le qui vive, trahi par un rythme cardiaque rarement au repos…brillant !

D’autre part, les scènes de violence sont parfaitement maîtrisées. Gore à souhait, Resident Evil 7 s’appuie sur sa réalisation visuelle (et sonore…) de haut vol pour produire des séquences particulièrement impressionnantes voire, traumatisantes. Bien que cette facette ne s’atténue, malheureusement, au fil de la progression. Côté durée de vie, les 11-12 heures de jeu permettent de remplir le contrat mais nous aurions souhaité une fin de trame plus progressive, plus subtile aussi.

Pour conclure, si vous souhaitiez retrouver les sensations vécues dans la série Resident Evil avant le quatrième opus, vous serez très certainement conquis par ce Resident Evil 7, pur bijou de l’horreur, en dépit des quelques imperfections. Un très bon retour aux sources !

 

Note finale 87% Brillemment terrorisant !

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