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Test : Gravity Rush 2, une ascension gravitationnelle?


Fiche jeu

  • Editeur:Sony Interactive Entertainment
  • Developpeur:Sony Interactive Entertainment
  • Supports:Playstation 4
  • Genres:Action, action/aventure
  • Nombre de joueurs:1
  • Date de sortie:Disponible

Suite direct de Gravity Rush sorti il y quelques années sur la console portable de Sony et plus récemment en version remasterisée sur PS4, Gravity Rush 2 remet en scène Kat pour de nouvelles aventures toujours en légèreté. Embarquons pour une nouvelle quête aux travers des failles dimensionnelles pour aider les habitants de Banga. Que nous réserve ce second opus?

Kat est de retour dans Gravity Rush 2

Pour ceux qui n’auraient pas mis la main sur le premier épisode, Kat est la princesse gravitationnelle, son pouvoir lui permettant de modifier la gravité autour d’elle pour se lancer dans les airs et parcourir de vastes distances. Non dénuée de facultés de combat et d’autres aptitudes, elle aime venir en aide aux opprimés qu’elle croise sur son chemin. Le jeu nous raconte que cette dernière a été prise dans une tempête gravitationnelle à la fin du premier épisode. Séparée de son chat « Dusty » ou « Poussière » dans la version française, elle ne peut plus utiliser ses pouvoirs, se retrouvant clouée au sol pendant la première heure de jeu. Cela est raconté au travers d’une mise en bouche introduite par une cinématique et suivi d’une partie jouable où l’on découvre qu’elle doit extraire de précieux minerais pour être nourrie. Bien loin d’une vie de princesse elle va vite récupérer son chat et donc ses pouvoirs pour venir en aide au peuple de Banga qui la recueillie lors de sa chute. Ce faisant elle gagne de l’importance au sein de sa communauté et aidera volontiers ses membres pour rompre l’emprise de Vogo un trafiquant de minerai.

Tu t’envoles, tu t’envoles, tu t’envole, tu t’envole…

Il en faut plus qu’une pensée agréable pour parcourir les airs. A nouveau équipé de vos pouvoirs, vous allez parcourir les airs, libre comme le vent. Votre seule limite sera votre jauge de gravité qui se réduit à mesure de vos déplacements aériens. Bien évidemment votre santé et la fameuse jauge de gravité évolueront au fil des quêtes mais concentrons nos regards sur le gameplay général que nous propose Kat, armée de ses fabuleuses et agiles facultés.

Les déplacements sont fluides et agréables. Il ne faudra pas énormément de temps pour prendre en main le déplacement aérien. Ces derniers cassent très largement les codes des jeux en général et c’est plutôt agréable, même si cette surprise avait été propulsée par le premier opus de la saga. Il demeure appréciable de remettre la main sur cette mécanique éprouvée. Un système un peu amélioré par la même occasion car nous pouvons à présent courber les trajectoires en gravitation, permettant une meilleure fluidité dans les déplacements aériens.

Une autre de ses facultés réside dans le fait de réaliser des glissades pour se déplacer à toute vitesse au sol. Toujours en utilisant votre jauge de gravité vous pourrez traverser les zones en évitant les ennemis ou vous en rapprocher plus rapidement. Ces fameuses glissades sont toujours parfaitement fluides et dynamiques, les contrôles répondent au doigt et à l’œil, nous n’en demandions pas plus.

Le pouvoir de Kat lui permet aussi d’altérer la gravité qui l’entoure, que ce soit pour transporter des alliés d’une plateforme à une autre ou de lancer divers projectiles sur les Névis, les célèbres ennemis de la saga. Le bestiaire n’est certes pas monumental mais la façon de venir à bout des différents monstres diffère suivant leur type. Certain seront assez récalcitrants pour peu que votre jauge de vie soit basse. Il faudra être vraiment attentif à leur pattern et ne pas hésiter à user de l’esquive qui est à votre disposition. Mais globalement la difficulté assez sommaire n’offrira que peu de challenge.

Les dimensions sont brisées et Kat peut marcher sur n’importe quelle paroi dans n’importe quelle orientation une fois le mode gravité activé. Une technique un peu déroutante au départ sachant que la caméra, comme dans l’épisode précédent, est vraiment capricieuse et à la ramasse. Cette caméra n’hésitera donc pas à se loger dans les moindres coins présents. C’est encore plus flagrant quand on se trouve dans un espace confiné, il en devient vraiment compliqué d’en sortir car nous ne voyons quasiment plus rien autour du personnage. Cet aspect reste vraiment dérangeant surtout pour des combats, qui demandent de se repérer dans l’espace.

De nouvelles compétences

Au bout des 25 heures de jeu qui composent Gravity Rush 2, pour peu que l’on réalise quelques quêtes secondaires et qu’on assiste à quelques dialogues qui en racontent plus sur l’histoire de ce nouveau monde, Kat disposera de nouvelles formes de gravité altérant encore ses modes de combats et ses déplacements. La gravité lunaire rend Kat aussi légère qu’une plume faisant de chacun de ses pas des envolées et permet à ses coups de pied de réaliser une téléportation quantique. Enfin la gravité Jupitérienne la scotchera au sol avec des déplacements lourds mais des attaques chargées vraiment puissantes, tel un coup de pied qui se transforme en météore ou encore des sphères de débris envoyées à la manière d’un Genkidama à la DBZ. Ces deux pouvoirs seront vite délaissés en dehors des sections de jeu les imposant, pour revenir à la gravité standard qui permet des actions plus fluides et moins contraignantes.

Du farming à foison

Une grande partie de l’aventure résidera dans le farming de minerai pour améliorer les facultés de Kat, que ce soit lors des combats, pour ses super attaques, les glissades et autres compétences.  Nous avons toujours la possibilité de réaliser des attaques piquées une fois en l’air . Ces dernières s’enchaînent furieusement grâce à un bon timing et à une assistance à la visée, qui « lock » les cibles à frapper, qu’il s’agisse d’ ennemis ou des gisements de minerai.

Ce fameux farming sera proposé dans une bonne majorité des quêtes de Gravity Rush 2. Elles s’accompagnent de quêtes type « messager » obligeant les allers retours nombreux ou, encore, des quêtes de localisation dans lesquelles il faudra repérer un PNJ dans le vaste monde. Ce qui peut souvent se solder par une annulation de quête si elle n’est pas principale.

 

Une ambiance poétique, apaisante dans un jeu typé action assez dynamique

On peut le dire, l’ambiance met rapidement à l’aise, les couleurs sont biens choisies et les décors sont beaux. Le scénario englobant l’aventure est travaillé et propre. Peut-être un peu trop propre mais l’écriture de ce dernier ne casse pas trois pattes à un canard.

Les villes aériennes offrent une perspective originale dans leur implantation. Les musiques composées par Kohei Tanaka sont vraiment top et accrocheuses pour les oreilles. Les doublages auraient peut-être mérité d’être plus travaillés et semblent plus proches du « Simlish » que de vrais dialogues. Les scènes de dialogues, justement, sont quant à elles composées de vignettes avec une jolie esthétique. Les créateurs ont réussi à créer des séquences assez dynamiques dans des scènes statiques et c’est un bon point. Un bémol sur le son de la barre de vie basse qui, comme dans beaucoup de jeux rétro, résonnera à coup de Ding Ding Ding jusqu’à ce qu’on l’on trouve une source de soin remettant la barre de vie au-dessus du seuil critique.Ce qui peut être très rapidement agaçant.

 

La surcharge saccade

Encore un point technique qui pêche, peu de jeux réalisent une optimisation exceptionnelle en toutes circonstances. Gravity Rush 2 n’en fait pas parti. Si dans la plus grande majorité des cas le jeu gère son framerate de manière tout à fait honorable, dans les séquences d’action un peu chargées en ennemis et éléments de décors, le jeu a tendance à hoqueter. Et c’est aussi, souvent, dû à cette caméra qui s’emballe pour un rien sans possibilité de se focaliser sur un ennemi ciblé. C’est bien dommage. Mais dans l’ensemble Gravity Rush 2 offre des graphismes tout à fait convenables avec peu d’aliasing.

Une photo souvenir?

Un élément à mettre au top des nouveautés reste l’exploitation du PSN dans le jeu. En effet au bout quelques heures de jeu vous aurez la possibilité de réaliser des photos in-game et de les partager avec la communauté des joueurs. Un aspect particulièrement intéressant pour créer des quêtes annexes où, sur la base d’un simple cliqué, vous devrez retrouver le lieu ou un objet grâce à l’angle de prise de vue. Ces clichés vous arrivent par la voie des tempêtes gravitationnelles. Une chasse aux trésors communautaire forte intéressante s’ouvre alors à nous.

Points positifs

  • De nombreuses quêtes
  • Une belle ambiance visuelle et sonore
  • Le gameplay dans les airs
  • Des combats assez épiques
  • Des PNJ dynamiques
  • Le mode photo ouvrant la chasse aux trésors

Points négatifs

  • Une caméra clairement à la ramasse
  • Des quêtes de remplissage inutiles
  • Des phases d'infiltration mal gérées
  • Des doublages trop rudimentaires

Note

Graphismes 80%
Bande-Son 83%
Prise en main 78%
Plaisir de jeu 70%
Durée de vie 83%
Conclusion

La magie opère dans un nouvel univers, dans Gravity Rush 2, même si la surprise n’est plus de mise par un gameplay déjà éprouvé dans le premier opus. Le jeu dispose d’une durée de vie honorable dans une aventure d’au minima 25h. Ces aspects ne pourront pas faire oublier une caméra récalcitrante qui n’a pas été corrigée suite aux remarques sur le premier opus. Par ailleurs, les trop nombreuses quêtes de remplissage alourdissent le rythme de l’aventure et donnent, globalement, un ressenti de répétition ou de frustration assez dérangeant. Malgré tout Gravity Rush 2 reste un jeu bien sympathique si on se cantonne à l’histoire et ses quêtes principales. Gravity Rush 2 est percutant avec une belle ambiance et un gameplay qui fracasse les codes généraux du jeu vidéo.

Note finale 79% Distrayant

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