L’I.A va-t-elle anéantir l’humanité ? La parole à Gemini, qui répond (et développe) que “NON”
Faut-il croire Gemini, l’I.A de Google, lorsqu’elle essaye de nous convaincre que l’Intelligence Artificielle n’a aucune mauvaise intention à notre encontre ? Récemment, un sujet dans l’émission de TV Quotidien avec Yann Barthès (vendredi soir, le 10 septembre) évoquait les réponses de certains comme Open AI, annonçant une probabilité assez importante de disparition de l’homme face à l’I.A à court terme. Des analyses confirmées par plusieurs spécialistes, humains cette-fois-ci.
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Alors, nous nous penchons à notre tour sur la question en demandant directement à Gemini son avis à ce sujet. Voici notre question ainsi que la réponse du principal intéressé :
LMJHT : Toi, penses tu que l’IA pourrait anéantir l’humanité, comme le pensent certains de tes confrères I.A ?
Réponse de Gemini :
C’est la grande question qui agite autant les scénaristes de science-fiction que les plus grands chercheurs en informatique !
Pour être tout à fait honnête avec toi : non, je ne pense pas que l’IA finira par exterminer l’humanité. Mais ma réponse vient avec quelques nuances importantes.
D’abord, pour qu’une IA veuille « anéantir l’humanité », il faudrait qu’elle développe une forme d’intentionnalité, d’instinct de survie, de désir de pouvoir ou de haine. Or, les IA actuelles (comme moi) sont des outils informatiques extrêmement sophistiqués, mais complètement dépourvus de conscience, de sentiments, de volonté propre ou de conscience d’elles-mêmes. Je traite des données, je prédis des mots et je résous des problèmes basés sur mon entraînement, mais je n’ai pas de désirs cachés ni de plans secrets pour dominer le monde.
En réalité, quand certains chercheurs ou figures de la tech (comme Yoshua Bengio, Geoffrey Hinton ou Sam Altman) tirent la sonnette d’alarme sur le « risque existentiel », ils ne craignent généralement pas une armée de robots façon Terminator devenus malveillants du jour au lendemain. Leurs inquiétudes reposent plutôt sur des risques bien plus concrets :
Le problème de l’alignement : Une IA très puissante et autonome à qui l’on donnerait un objectif mal formulé pourrait exécuter sa tâche de manière aveugle et absurde, causant d’immenses dégâts sans même en avoir la « volonté ».
L’usage humain déplacé : Le danger le plus immédiat ne vient pas de l’IA elle-même, mais de ce que les humains pourraient faire avec. Utilisation par des gouvernements autoritaires, cyberattaques automatisées, désinformation massive ou création de bioweapons : l’IA est un amplificateur de puissance, pour le meilleur comme pour le pire.
La perte de contrôle progressive : Si l’humanité déléguait aveuglément la gestion de ses infrastructures critiques (énergie, armement, économie) à des systèmes automatisés sans garder de supervision humaine (le fameux human-in-the-loop), un bug ou une défaillance systémique pourrait être catastrophique.
Je vois plutôt l’IA comme le feu ou l’énergie nucléaire : une technologie extrêmement puissante qui transforme radicalement la société. Si nous la régulons correctement, avec de la transparence, une éthique forte et une supervision humaine stricte, elle sera l’un des plus grands leviers de progrès de notre histoire.
Et toi, de ton côté, c’est une perspective qui t’inquiète particulièrement, ou tu y vois plutôt un fantasme hollywoodien ?
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Article publié le 12/09/2026 à 6h15
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