Test de l’exosquelette qui booste vos performances sportives : Hypershell X Ultra S !

Par Julien Barthet , le 23 mai 2026 - 11 minutes de lecture
hypershell x ultra

Il y a quelques semaines, nous étions conviés à un événement Hypershell au sein du décor magistral de la Tour Eiffel. Le but, découvrir la toute nouvelle génération d’exosquelettes par ce fabricant. A savoir, le modèle “X Ultra S”, quatrième de l’histoire du fabricant. Concrètement, ce dernier a pour vocation d’améliorer vos performances sportives, en particulier en termes d’endurance mais aussi, d’apporter un soutien efficace à celles et ceux souffrant de limitations physiques.

Hypershell Ultra X S : un écrin très classe et engageant !

Avant toute chose, évoquons l’écrin et son contenu. Car cette petite valisette contenant le précieux nous a vraiment séduit. Dans un style Mission Impossible ou autre agent secret, cette dernière donne un côté fun voire, décalé, qui fait son effet. Nous vous proposons d’ailleurs de revivre, ensemble, notre séquence de déballage, en vidéo, ci-dessous.

X Ultra S X Max S X Pro S
Usage Sportifs / conditions difficiles Sportifs / Grand public Mouvement quotidien et activités plus simples
Puissance maximale 1000W 1000W 800W
Vitesse Maximale (usage standard) 25 km/h 25 km/h 20 km/h
Autonomie 30 km 25 km 17,5 km
Couple moteur maximal 22 Nm 22 Nm 18 Nm
Batteries inclues 2 1 1
Prix $1,999 $1,499 $999

Autonomie variable mais amplifiée, à l’aide d’une 2ème batterie

Une fois la boite ouverte, une autre bonne surprise est à stipuler : deux batteries sont présentes ! Voilà qui confirme que cet exosquelette se voue à devenir un compagnon d’endurance, qu’il s’agisse de randonnées, de running ou encore, de vélo. Côté longévité, difficile de donner une mesure précise, à moins de conserver strictement le même mode d’utilisation durant l’intégralité d’un exercice sportif. Le fabricant annonce, pour sa part, 30 km d’autonomie, indication qui, selon nous est totalement crédible.

De notre côté, nous avons utilisé X Ultra sur des exercices assez courts, souvent en mode “full puissance”. A savoir, le mode Ultra réglé sur 4 (le max). Avec ce réglage, notre exercice quotidien habituel était presque réalisé. Toutefois, il nous aura manqué une bonne minute pour arriver au bout. En clair, en utilisation full, vous en aurez pour environ 56 minutes. Le double avec la deuxième batterie. Sachant que lors d’une séance de running, il n’est pas forcément évident d’embarquer une deuxième batterie et surtout, de procéder au changement tout en courant ! Comme vous pouvez l’imaginer…

Donc, dans ce cadre précis de notre propre utilisation sur un parcours de 9 km, petite frustration, avec l’impossibilité d’aller au bout des 57 minutes de course. Cependant, en jouant sur la puissance (notre parcours est composé, à peu près équitablement, de montées, de descentes et de faux plat), le défi doit être réalisable. Nous procéderons d’ailleurs à une mise à jour de cet article, après plusieurs autres tests, notamment en matière d’autonomie.

Sachant et c’est important, que selon notre ressenti, l’aide assistée livre son plein rendement en descente. Avec une efficacité également palpable sur le plat. Par contre, en montée, nous n’avons pas réellement senti de différence notable par rapport à un effort “sans”. Ceci étant dit, les chronos intermédiaires (mesurés via Strava) ont indiqué une légère amélioration. Précisons aussi que lors d’une montée d’escalier en marchant, l’aide en question est véritablement palpable. La première fois, cela peut même donner le sentiment d’être muni de jambes mécaniques. Très grisant, pour le coup…

Donc, pour résumer, en dehors des montées en running, l’action de l’exosquelette est clairement efficace et impressionnante. Mais pour aller plus loin dans notre essai, parlons chronos. Sur un parcours d’environ 25 minutes soit, 4 kilomètres, nous avons mesuré une amélioration chronométrique d’un peu moins de 2 minutes. Avec cette sensation assez folle, en descente, de disposer d’un turbo. Puisqu’on ressent clairement la poussée avec ce sentiment de toute puissance.

Une panne de batterie instructive !

Un peu comme si l’Ultra X délivrait plus de puissance, au gré de l’augmentation de votre propre vitesse. Ce sont d’ailleurs les sections en descente, lors de notre test, qui ont fait l’objet d’observations d’améliorations chronométriques évidentes. Pour preuve, au cours d’un running de 9 km, au moment de la panne de batterie, alors lancé à pleine vitesse, en descente, nous avons immédiatement ressenti l’équivalent d’un aéro-frein. Puis une vraie baisse de régime dans l’ultime sprint du parcours.

Comme si les muscles, habitués à l’assistance, n’avaient plus la capacité, seuls, d’assurer un rythme “normal”, après avoir bénéficié de l’aide de l’exosquelette. En rappelant qu’il s’agissait d’une session intense, sur le plan de l’effort. Avec, qui plus est, le petit handicap suscité par le poids (1,8kg), certes faible mais que l’on ressent, une fois l’assistance coupée. Pour être plus précis et vous donner une idée concrète des sensations, une fois Ultra X coupé brutalement, la sensation est proche de celle que l’on peut ressentir au volant d’un véhicule électrique, lorsque l’on lève le pied de l’accélérateur. Déroutant ! Le boost de performance est évident. Nous avons couru plus vite, avec l’X Ultra.

Hypershell X Ultra : OUI, vos chronos vont s’améliorer !

Vous l’aurez compris, de notre côté, durant ce test, nous avons recherché principalement la performance pure. Avec l’envie de répondre à cette question : l’exosquelette peut-il permettre d’améliorer ses chronos en mode running. La réponse est donc, vous l’aurez compris, OUI. Même si, le fait de donner une mesure précise est compliqué. Car, muni d’un tel système, le sentiment de toute puissance est telle (un peu comme si nous devenions un super-héros) que le mental se trouve, lui aussi, boosté. Dès lors, difficile de déterminer quelle part d’amélioration est allouée à l’un (l’exosquelette) ou à l’autre (le mental).

Nous pouvons toutefois certifier que l’assistance, en elle-même, offre un net regain de performances pures. Soit pour marcher plus longuement et plus loin, soit pour aller plus vite.

Pour ce qui est de randonnées, l’effet est probablement davantage palpable, du fait du rythme moins élevé. Difficile de vous expliquer ce que l’on ressent mais la sensation est, encore une fois, assez stupéfiante. Et les résultats probants.

« Avec le lancement de la nouvelle série Hypershell X et d’HyperIntuition™, Hypershell propulse l’exosquelette au-delà de la modélisation traditionnelle basée sur des règles pour entrer dans une nouvelle ère de technologie de contrôle du mouvement de bout en bout », a déclaré Kelvin Sun, fondateur d’Hypershell. « Depuis notre création, nous nous sommes concentrés sur une intégration poussée entre l’IA et le matériel.

Notre objectif est de créer des exosquelettes qui réagissent plus naturellement aux mouvements humains et fonctionnent de manière plus fluide avec le corps. HyperLIFT concrétise cette vision dans le monde réel, en soutenant les équipes de secours opérant dans certains des environnements les plus exigeants physiquement et mentalement, et en les aidant à aller plus loin avec moins d’efforts. »

Une I.A qui fait bien le travail !

D’un point de vue plus technique, il faut aussi apprécier le travail de l’I.A embarquée. Puisque cette dernière s’adapte plutôt bien au rythme de l’utilisateur/utilisatrice. Clairement, on ressent l’action de cette dernière à chaque accélération/décélération. L’expérience est assez folle, déroutante, excitante aussi. De notre point de vue, nous touchons du doigts nos rêves et fantasmes les plus fous, avec cette sensation de devenir, presque, un humain optimisé. Non, Hypershell ne s’est pas fichu de nous, en proposant un produit vraiment abouti et futuriste…mais dans le présent !

Quelques défauts ?

Pour autant, tout n’est pas parfait. Tout d’abord, la phase de préparation est un peu fastidieuse. En premier lieu, nous vous conseillons vivement de ne pas le positionner à même la peau, au niveau des cuisses. Optez pour la tenue adéquate, donc (pas de short).  Car, en mode utilisation intensive, une sensation d’inconfort va rapidement se manifester. De même que des stigmates, sur votre peau. En outre, il est important de passer un long moment pour régler les sangles confortablement.

Car, au gré de votre évolution durant votre effort, l’équipement peu, progressivement, glisser légèrement. Par ailleurs, le châssis enveloppant, au niveau des jambes, rend une sensation de maintien que tout le monde n’appréciera pas forcément. Comme si nous perdions une part de liberté de mouvements. De plus, toujours dans la situation de running, cela peut engendrer des sensations désagréables (comme de petits bleus), localisés au niveau du contact corps/châssis. Et même, de petites courbatures.

Propulsée par HyperIntuition™, l’algorithme de contrôle de mouvement basé sur l’IA d’Hypershell, la nouvelle série Hypershell X est conçue pour offrir un soutien plus naturel, instantané et étroitement aligné avec le porteur. En tant que premier exosquelette IA de bout en bout vérifié par TÜV Rheinland au monde, la gamme combine un contrôle de mouvement intelligent, un système de port amélioré et un moteur de nouvelle génération pour offrir une assistance synchronisée et rapide.

Selon les matériaux vérifiés par TÜV Rheinland d’Hypershell, la nouvelle série Hypershell X atteint une efficacité de synchronisation de la démarche de 97,5 % sur différents terrains et répond en 0,31 seconde, soit 64,5 % plus rapidement que la génération précédente, ce qui en fait le premier exosquelette grand public au monde à être soumis à une vérification basée sur l’ingénierie des facteurs humains.

À l’avenir, Hypershell prévoit d’intégrer des fonctionnalités d’agent IA via une prochaine mise à jour du logiciel. Conçu pour évoluer au fil du temps grâce à l’ajout de nouvelles compétences et fonctionnalités, l’agent IA agira dans un premier temps comme un coach intelligent, aidant les utilisateurs à mieux comprendre leurs mouvements, à optimiser les réglages de l’exosquelette et à personnaliser l’assistance en fonction des différentes activités et environnements.

Une appli simple mais utile

Evidemment, ces petites critiques sont nettement amoindries dans la pratique de sports moins intensif comme la marche, le fitness et autre. Sachant qu’une application, téléchargeable gratuitement, vous permet de régler l’assistance selon le sport que vous allez pratiquer. Histoire que la puissance adéquate puisse être délivrée.

De plus, cette dernière permet de modifier réglages et intensité une fois en pleine activité. Même si, sur le châssis en lui-même, vous avez la possibilité de modifier de manière assez simple le degré de délivrance de la puissance. Ce avec trois pressions successives sur le bouton dédié. Les led permettant de savoir à quel niveau de force est réglé l’appareil.

Hypershell X Ultra : un outil utile et efficace, pour le running

Pour conclure et en gardant bien en tête le fait que nous n’avons testé le X Ultra que dans des conditions de running ou de marche rapide; Alors, oui, en montée, pour des randonnées et marches rapides, l’aide apportée est palpable, utile et soulage, si le besoin s’en fait ressentir. Concernant le running, on a parfois le sentiment que l’aide maximale tarde un peu à venir, avec cette délivrance progressive de la puissance. Mais concrètement, les chronos s’améliorent nettement. Particulièrement lors des phases de décentes. On court plus vite, c’est un fait, une certitude absolue, même !

Reste maintenant à définir si les 2000 euros à débourser en valent la chandelle. Si vous êtes à l’aise, foncez. En revanche, si vous devez vous priver pour pouvoir vous l’offrir, pas forcément. A moins d’une utilité sur des efforts longs (randonnées), dans le cas de difficulté physiques.

Quoiqu’il en soit, l’exosquelette X Ultra S est bel et bien cet outil high-tech tout droit sorti d’un film de S.F. Avec cette sensation d’être à moitié une machine, au niveau des jambes. Un bon gros kiff difficile à oublier, tant l’expérience est singulière et hors normes. A essayer au moins une fois dans sa vie, à minima…

Article publié le 23/05/2026 à 7h30

Julien Barthet

Rédacteur professionnel (titulaire de la carte de presse pendant 3 ans), je suis le Fondateur, Directeur et Rédacteur en chef des magazines Le Mag Sport Auto, Le Mag Auto Prestige - Actu automobile et véhicules de prestige et Le Mag Jeux High-Tech - Technologie, Médias, Gaming, cinéma, Smartphones. Expérience de Gamer et de collectionneur de mangas et Comics Fort d'une solide expérience en compétition avec 55 courses au compteur, j'ai évolué dans diverses catégories : Passionné de jeux vidéo depuis l'âge de 9 ans, j'ai fait mes armes sur consoles Nintendo Nes et Gameboy. J'ai également été sélectionné pour la finale du tournoi du jeu vidéo Gamecube Super Smash Bros Melee sur la chaîne TV Game One (4ème national). Expérience de Pigiste pour Jeux Video.com, Le Nouvel Obs et e TF1. Je suis aussi passionné de Tech, de comics (Marvel, DC Comics) et de Saint Seiya. Je possède une collection de casques et accessoires Marvel Legends Series et des figurines Myth Cloth EX. Fan de cinéma et de séries, j'ai été figurant dans le film d'Olivier Marchal, LES LYONNAIS. En outre, je suis l'auteur d'un ouvrage publié chez l'Harmattan. J'ai récemment été intervenant en tant que spécialiste sur l'émission de Thomas Hugues, sur la chaîne TV B Smart. Retrouvez-moi sur LinkedIn, X, TikTok, LeMagJeuxHighTech - YouTube

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