Test

Test de Syberia 2 sur Switch : aventures dans le grand Nord


Fiche jeu

  • Editeur:Microïds
  • Developpeur:MC2 France
  • Supports:Switch
  • Genres:point'n'click
  • Nombre de joueurs:1
  • Date de sortie:30 novembre 2017

Les aventures de Kate Walker dans Syberia (test à lire ici) sur Switch continuent avec le portages de la suite. On y retrouve notre héroïne accompagnée d’Hans Voralberg et d’Oscar l’automate en route pour la contrée fantasmagorique de Syberia, bastion des derniers mammouths de l’humanité.

Le vieil homme et l’amer

Histoire de parler du scénario il va sans dire que nous allons spoiler un poil le premier jeu. Alors si vous ne l’avez pas fait, je vous conseille de passer directement au gros titre d’après qui s’attarde, lui, sur les spécificités techniques du jeu. Vous voilà prévenu.

Souvenez-vous, à la fin de Syberia Kate Walker retrouvait Hans Voralberg dans la station thermale d’Aralbad. Plutôt que de lui faire signer le document de succession pour l’acquisition de sa fabrique d’automates, Kate décidait de s’enfuir avec lui. Abandonnant sa vie d’avocate, son petit ami et sa meilleure amie (qui s’étaient mis ensemble entre temps), elle préférait aider le vieil homme à trouver des mammouths avant qu’il ne meure.

Et c’est donc à ce moment-là que nous retrouvons le trio. Oui, trio car ils sont accompagnés d’Oscar, un automate un peu trop zélé qui s’occupe de faire avancer le train mécanique dans lequel vous évoluez. Tout comme dans le premier jeu, votre train commence par s’arrêter dans une ville, Romansburg, car ses ressorts sont détendus.

Le jeu pourrait donc ressembler au premier dont le schéma était : un lieu -> des énigmes -> on remonte le train -> on repart -> un lieu, etc. Sauf qu’ici un évènement va venir perturber votre progression et (ce n’est pas un spoil) votre train va se faire subtiliser par les casseurs flotteurs locaux, faisant sortir votre aventure des rails.

On prend les mêmes et on recommence

La première chose qui frappe en jouant à Syberia 2 c’est que la rupture entre les tableaux est moins marquée que dans le premier. Dans Syberia, on progressait via le train de ville en ville, en commençant par Valadilene dans les Alpes françaises pour progresser en Europe de l’Est. Là dans Syberia 2, si le début est somme toute classique, les événements vont faire que votre progression se fera plus… en douceur dirons-nous.

En effet, à partir du moment où votre train se fait voler, vous allez progresser dans une zone géographique un peu plus restreinte et du coup ça a un côté plus naturel. En effet, vous allez vous promener dans les steppes, le village Youkol… Avec la ville de départ c’est à peu près les seuls décors que vous verrez, et du coup le jeu peut paraître moins varié que son aîné. Ce n’est bien sûr pas le cas et je pense qu’en durée de vie les deux se valent, mais le fait est qu’on n’explore plus longtemps moins de zones qui sont plus grandes.

Mis à part ça, on peut faire les mêmes reproches au jeu qu’à son aîné. A savoir : un portage un poil paresseux, mais on ne peut pas en attendre plus : ce n’est pas un remake. Du coup le modèle 3D des personnages n’est pas franchement fin et quand Kate Walker arrive devant l’écran, ça pique un peu les yeux.

On a ensuite le problème de murs invisibles, qui fait que notre héroïne bute sur des endroits où elle devrait pouvoir passer. Et aussi, au niveau des changements d’écran, si vous devez monter pour passer à l’écran d’après mais qu’une fois sur celui-ci votre personnage apparaît en haut et que vous avez gardé le bouton de direction appuyé, vous êtes bon pour un nouveau changement d’écran.

L’autre petit truc gênant c’est le fait que l’icône d’inventaire, même vide, reste tout le temps affiché à l’écran. Alors ce n’est pas grand-chose hein, mais au bout d’un moment en termes d’immersion ce n’est pas ce qu’il y a de mieux. Pareil, lors des cinématiques le bandeau de sous-titres est toujours à l’écran, même lorsque cela ne parle pas. Du coup ça a tendance à nous sortir un peu du titre.

Niveau résolution d’écran, tout comme pour son aîné il faut passer dans les options pour changer la taille de l’écran selon si vous jouez sur la télé ou en nomade. Il n’y a pas de succès à débloquer mais des artworks en réalisant certaines actions.

Pour conclure, c’est comme Syberia 1 : s’il fallait noter seulement le portage, on pourrait dire qu’il est paresseux et qu’il conserve les défauts du jeu d’origine. Certes, il a bénéficié de certaines améliorations comme la possibilité de diriger Kate Walker plutôt que le système de point’n’click hérité du PC. Maintenant, s’il faut noter le jeu pour ce qu’il est, ça reste un très bon jeu d’aventure. On reste, pour ma part, un poil en deçà du premier Syberia en termes de narration. Même si on prend plaisir à retrouver nos personnages et à recroiser des têtes connues, le titre connait certaines longueurs et trop de quêtes dites FedEx qui demandent masse d’aller/retour. Mais pour qui veut découvrir cette trilogie et a fait le premier, il reste indispensable et fait directement suite à Syberia 1.

Points positifs

  • La suite d'une aventure envoûtante
  • Des décors magnifiques
  • Une VF de qualité

Points négatifs

  • L'écran d'inventaire et la barre de sous-titres omniprésents
  • Les murs invisibles
  • Certaines textures ont mal vieilli

Note

Graphismes 62%
Bande-son 78%
Prise en main 70%
Plaisir de jeu 75%
Durée de vie 72%
Qualité du portage 50%
Conclusion

Syberia 2 est un très bon jeu mais est la victime d’un portage un poil paresseux. Certes, le plaisir de jouer est présent et les amateurs de point’n’click se régaleront pendant les 5/6 heures que dure l’aventure. Toutefois certains éléments auront tôt fait de nous sortir du titre et dans ces moments là on se rend bien compte que le titre accuse le poids des années. Malgré ça, si vous décidez de lui donner une chance et de passer outre ses défauts, nul doute que vous passerez un excellent moment.

Note finale 68% Paresseux

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