Test

Test de Final Fantasy XV – vers une aventure épique ?


Fiche jeu

Malgré les déboires lors de sa production Final Fantasy XV est enfin disponible ! Le jeu l’annonce dès le lancement, « Un final fantasy pour les fans et les nouveaux venus » via une introduction textuelle et cela donne l’eau à la bouche. Assaillit de nombreux retards et d’embûches lors de son développement, Final Fantasy XV nous fait la promesse d’une aventure épique dans un monde ouvert et explorable à bord de la Regalia, une voiture grand lux. Prenons le contrôle de la troupe princière, Noctis accompagné de ses Valets vont devoir reprendre le trône tombé dans les mains de l’Empire le jour de son mariage. Un roi vaincu, un royaume sous occupation, il faudra fuir notre ville natale pour trouver les artefacts perdus depuis longtemps et enfin y retourner pour reprendre ce qui nous appartient de droit.

Final Fantasy XV, un road trip entre amis …

Après une introduction somptueuse comme Square Enix sait le faire sous forme de Cut scènes dignes de films d’animation, l’aventure nous ouvre ses bras. Nous découvrons un nouveau monde avec des yeux d’enfant le jour de Noël (nouvel opus de Final Fantasy oblige). Le Road Trip proposé est une bonne idée et un très bon alibi à cette aventure. Les effets de lumière du monde qui nous entoure le rendent plus magnifique encore. C’est sans compter la chance de pouvoir le découvrir par le biais d’un open world donnant un niveau de liberté supplémentaire. Entre vallées sablonneuses, marais, montagnes et villes nous en attendons beaucoup, comme dans un GTA qui permet de visiter de vastes étendus comme le plus petit bâtiment modélisé. En compagnie de nos fidèles amis disponibles dès le démarrage de l’aventure et après un tutoriel au combat, nous ressentons la cohésion entre les membres de notre groupe. Le dévouement est accentué par des dialogues dynamiques qui se lancent au fil des heures de jeu disponibles. Une blague par-ci, des questions par-là, c’est dans la bonne humeur que notre groupe évolue malgré la guerre funeste qui pèsent sur Lucis, royaume du roi Régis et de son fils Noctis.

Vous avez dit open world ?

Mais un Open world peut en cacher un autre. En effet on se rend vite compte qu’il ne s’agit que d’une façade en papier mâché, le monde que nous devons visiter est en fin de compte fait assez vide. Peu de lieux, peu de PNJ en dehors de quelques stations essence, diners et ranches de bord de route. Ce sont au final 2 grandes villes éparpillées sur une grande map avec quelques points d’intérêt parsemés. La Regalia qui est dans l’idée un bon moyen de se déplacer rapidement, n’est en fait qu’un monorail qui suit des lignes toutes tracées pour se rendre d’un point A au point B (même si un effort a été réalisé au niveau des dégâts de collision). Les Chocobos sont aussi présents et permettrons rapidement de nous déplacer avec plus de liberté pour peu qu’on les booste un peu et que l’on réalise les quêtes annexes permettant de les débloquer (Il est important de mentionner que ladite quête vaut le coup d’œil pour son ambiance, nous n’en diront pas plus). Mais nous sommes loin des promesses faites à ce niveau-là. Pire encore nous opterons la plupart du temps pour le voyage automatique pour parcourir les longues étendus insipides.  Le rythme est souvent cassé par les mêmes animations lorsque l’on rentre et sort dans la voiture, pendant que l’on fait le plein d’essence ou que l’on décide de se coucher. Comme si le jeu en avait besoin pour passer d’un mode de jeu à l’autre. Votre compagnon Pronto ne manquera par contre pas d’immortaliser des moments clés de votre aventure sous forme de photo afin de recréer un album des instants forts de votre quête.

 

Ca charge bien … et longtemps

Un autre élément assez épineux est la longueur des chargements ou de l’initialisation de Final Fantasy XV. Même lorsque l’on nous propose de réaliser un voyage rapide, nous préférons souvent faire la route car le plus souvent cela dur une minute de plus, mais au moins nous avons autre chose qu’un écran fixe à regarder et l’éventuelle chance de passer à côté d’un point d’intérêt. De même en cas de mort de Noctis il faudra charger le dernier checkpoint, en soit il n’est pas très loin mais le chargement est carrément long. Au niveau du frame rate, il tombe assez rapidement pour peu que l’on décide de bouger la caméra lors des affrontements un peu musclés. Si dans l’ensemble les personnages sont très bien détaillés, un zoom un peu trop appuyé sur eux laisse apparaître un aliasing assez disgracieux surtout au niveau des cheveux des personnages. Les décors rendent eux aussi bien de loin mais si on décide d’admirer quelques détails, les textures sont vraiment de basse définition et seul l’éclairage fait office de masque de beauté. Les menus manquent quant à eux de clarté et d’ergonomie.

 

Mais il y a du bon voire tu très bon …

Il y a tout de même quelques éléments à sauver, commençons par le système de combat hyper dynamique, demandant la réalisation de combos en adéquation avec son équipe. Les attaques éclipse de Noctis le rende hyper mobile et redoutable. Il faut cependant ne pas mettre de côté les actions défensives sous peine d’être rapidement à cours de PV tant les ennemis infligent pas mal de dégâts rapidement. Si lors de gros combats l’action est un peu fouillis, un mode stratégie permet de mettre toute l’action en pause et d’analyser au mieux le champ de bataille, de scanner les ennemis et de détecter leurs faiblesses. S’accrocher avec son arme sur une plateforme permet de restaurer alors quelques précieux PM avant de leur retomber sur la tête, alors qu’une barre de compétence monte pour donner l’ordre à ses acolytes de réaliser des actions assez impressionnantes. Si Final Fantasy XV dispose de 2 niveaux de difficulté, le meilleur moyen de rester en vie et d’être quasiment invulnérable reste de bourrer son inventaire de queue de Phoenix et d’Elixir pour retrouver rapidement la santé et continuer le combat.

Des amis avant tout

Un aspect renforçant aussi l’esprit de cohésion réside dans le fait de relever son compagnon de voyage pour qu’il puisse prendre à nouveau place dans le combat. Cet aspect est très bien amené mérite d’être souligné. En résumé, nous sommes face à un très correct Action-RPG ouvrant ainsi une nouvelle façon de jouer à un Final Fantasy ce qui est assez culotté (même si le tour par tour originel nous manque un peu). Par contre une fuite d’imagination ou de travail est à déplorer sur l’utilisation des magies. En effet ces dernières ne sont que peu efficaces et difficiles à placer à cause de la zone d’effet moyennement mesurable en plus du friendly fire dangereux quelle produisent. Nous les abandonnons rapidement pour pouvoir placer une arme de plus dans nos mains. Les invocations faisant le charme des Final Fantasy sont présentes mais extrêmement limitées. Nous trouverons Ramuh « Le Fulgoréen », Titan « L’Archéen » Shiva, Leviathan et Bahamut. Ces dernières ne vous laissent pas trop le champ libre à l’action tant elles sont scriptées, rendues aléatoires et liés à certains environnements. Nous soulignerons tout de même la qualité du rendu de leurs mises en œuvre lorsqu’elles apparaissent, rendant toute la gloire qui leur est due.

 

Do you speak French?

Un autre élément marquant réside dans une bande son exceptionnelle. Les musiques accompagnent avec brio notre aventure intégralement doublée par une VF de qualité et proche du sans défaut. Les dialogues sont bien amenés (même si parfois un peu répétitifs) et renforce encore une fois cette esprit de cohésion inébranlable qui entoure le groupe d’amis. De même si vous êtes désireux d’une certaine nostalgie, vous pourrez pour quelques Gils vous procurer les bandes son des anciens FF et les passer lors de vos voyages en Regalia (la BO de FF7 nous rappelle de beaux souvenirs en attendant le remake…).

De l’XP, des armes et un sphérier.

L’évolution de nos personnages se fait en emmagasinant de l’expérience gagnée lors des quêtes et des combats. Cette expérience est assimilée lors des phases de sommeil et permettent d’engranger des points de compétences (PC) à dépenser dans un sphérier assez sommaire. Ce dernier est réparti en catégorie permettant de booster la défense, l’attaque, les compétences, la magie ou les armes royales, etc… L’impact de l’assignation des points sur les combats est très limité. Nous préférons sans doute les petits repas proposés par Ignis qui permettent de se buffer pendant la journée, ou encore améliorer les armes et les accessoires qui sont plus déterminant dans le succès de l’aventure.

    

Une aventure pas si longue

Passé une première phase de jeu de treize heures qui ont étés en partie remplies par des quêtes FedEx, chasses aux monstres et autres éléments habituels des open world. Final Fantasy XV sombre dans une puissante linéarité dans les quinze heures suivantes et ce, jusqu’au chapitre final et son dénouement. Terminé les grandes étendues, nous sommes confrontés à des couloirs répétitifs, dédales sans grandes difficultés, phases d’infiltration redondantes et séries d’affrontement assez rébarbatifs amenés par un bestiaire minimaliste. Final Fantasy XV manque en définitive de pas mal de contenu qui sera surement complété, à tort, par des DLC disponibles plus tard. Mais cela ne fera pas oublier la désillusion d’un Final Fantasy XV trop limité lors de sa sortie. Le scénario ne restera pas non plus dans les annales. Pour cause il est jonché d’incohérence, cela pas non plus de remonter cette barre déjà bien basse. Comptez un peu moins d’une trentaine d’heure de jeu pour arriver à la complétion total en ayant dévaliser toutes les terres de leurs quêtes, ce qui, pour un Final Fantasy est réellement court mais largement suffisant tant l’épisode est vide. Nous ne pourrons pas vous en dire plus sous peine de spoiler l’aventure et d’être porté à l’échafaud.

Points positifs

  • Un système de combat novateur
  • Des cut scenes de qualité comme toujours
  • Une bande son et VF erréprochable
  • Un groupe d'ami attachant
  • Les invocations peu nombreuses mais de qualité
  • L'aventure en Road Trip
  • Les armes légendaires
  • Un Action Rpg méritant mais définitivement pas un Final Fantasy

Points négatifs

  • Une seconde partie sur rails
  • Les incohérences de scénario
  • Les animations de transition
  • L'ergonomie générale des menus
  • Les quêtes répétitives de remplissage
  • d'un open world bien vide de contenu
  • La durée de vie insuffisante
  • La magie inutile

Note

Graphismes 70%
Bande-Son 85%
Prise en main 79%
Plaisir de jeu 69%
Durée de vie 58%
Conclusion

Final Fantasy XV aura souffert de sa production chaotique. Si l’ambiance générale, la cohésion et la sympathie de notre groupe d’ami, la bande son, les voix Française et la qualité des rendus des personnages font la différence. Cela ne sauve pas un jeu déjà trop diminué à sa sortie. Le scénario incohérent par moment, les détails de l’environnement manquant de réalisme, un open world trop vide avec des quêtes trop répétitives et sans saveur dans une aventure bien trop courte. Les éléments qui font le succès de Final Fantasy tels que la Magie et les invocations sont trop anecdotiques. Il est a noté tout de même un mode de combat très dynamique et novateur, une réalisation des personnages soignée renforcent un peu une potentielle bonne impression sur le jeu. Nous sommes tout de même loin de l’essence originelle de Final Fantasy…

Note finale 72% Loin d'un Final Fantasy

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