Test de Pokémon Vert Feuille sur Switch : l’apprentissage à l’ancienne !

Par Benjamin Barois , le 15 mars 2026 - 5 minutes de lecture
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Pokémon Vert Feuille sur Switch est le portage de la version Game Boy Advance du même jeu, lui-même un remake de Pokémon Bleu. Autant dire que nous sommes là face à l’un des ancêtres des jeux actuels. Avec cette version Switch, pas de remake ou de remaster : il s’agit du jeu de 2004 porté sur la dernière console de Nintendo. Alors, Pokémon Vert Feuille vaut-il ses 20 € ?

Pokémon Vert Feuille, attrapez-les tous !

Pokémon Vert Feuille commence dans la région de Kanto où l’on choisit d’incarner un petit garçon ou une petite fille d’à peine une dizaine d’années. Comme tout bon jeu Pokémon, il commence par le professeur Chen qui vous propose de choisir parmi l’un des trois starters : Bulbizarre, Salamèche ou Carapuce, avant de vous lâcher dans la nature. Une fois votre choix fait, vous voilà livré à vous-même dans cette vaste région avec pour mission de devenir le meilleur dresseur. Et de capturer tous les Pokémon afin de contenter Chen.

Combat Salamèche contre Piafabec dans Pokémon Vert Feuille

Si vous avez joué aux jeux Pokémon récents, ce point de départ ne devrait pas vous étonner. Il est le même depuis des décennies, véritable carte d’identité de la saga. En revanche, ce dont on s’est rendu compte, c’est que les jeux sont devenus beaucoup plus faciles avec le temps. Personnellement, j’ai connu les premiers jeux Pokémon à leur sortie, j’avais 19 ans en 2004 et j’ai pu toucher aux premières versions. Et bien que la nostalgie soit bien présente, je n’avais pas souvenir que le jeu était aussi ardu.

Car le jeu ne fait absolument pas de cadeau au joueur, ni au personnage principal. Tout le monde veut lancer un combat contre vous, humains comme Pokémon, qui vous sautent dessus lorsque vous marchez dans les herbes hautes ou les grottes. Une victoire et vous gagnez quelques points d’expérience ainsi qu’une poignée de Pokédollars. Une défaite et c’est vous qui vous faites racketter. Vous repartez ensuite au Centre Pokémon le plus proche pour retenter votre chance.

Une exploration progressive en débloquant des capacités

Comme on l’a dit, Pokémon Vert Feuille est le même jeu que celui de 2004. Aucun travail n’a été fait pour rendre l’expérience plus accessible. C’est à l’ancienne, à la dure : vous voulez gagner de l’expérience pour faire évoluer vos Pokémon ? Seul celui qui combat peut en avoir. Pour que tout le monde en profite, il faut changer de Pokémon en plein combat, ce qui vous fait perdre un tour d’action et vous laisse donc vulnérable pour encaisser une attaque.

Le héros dans une maison dans Pokémon Vert Feuille

Ou alors il faut avancer suffisamment dans le jeu pour trouver un objet qui fait gagner de l’XP à tous vos Pokémon de banc. Les combats, eux, n’ont pas changé. Ça repose sur un système de pierre/feuille/ciseau amélioré où chaque type de Pokémon a son point fort et son point faible. Même si votre Pokémon le plus fort est 10 niveaux au-dessus de celui de l’adversaire mais qu’il n’est pas du bon type, comme votre Salamèche contre un Carapuce, il y a de grande chance pour que vous alliez au tapis.

Il va donc falloir farmer souvent pour faire monter tous vos Pokémon avant de vous attaquer à une arène. Pierre, Ondine et les autres ne vont pas vous faire de cadeau. Attendez-vous alors à passer des heures dans les hautes herbes à affronter des Roucool et autre Rattata pour grapiller de l’XP. L’exploration se fait de façon naturelle, avec des chemins bloqués qui seront accessibles plus tard quand on aura trouvé la capacité permettant de passer.

Un effet d’addiction à Pokémon Vert Feuille

Malgré la difficulté apparente du jeu, il y a un vrai sentiment d’accomplissement à réussir une arène, traverser une grotte ou une route surpeuplée de dresseurs avides de combats. Mais il y a aussi beaucoup de frustration, surtout du côté des plus jeunes joueurs. La progression est lente et il y a des murs de difficulté qui peuvent être rapidement décourageants. Quand on se promène tranquillement et que l’écran se fige, annonçant le début d’un combat avec un Pokémon sauvage, on se retrouve à pester parce que tout ce qu’on a envie de faire, c’est avancer dans l’histoire.

La map de Pokémon Vert Feuille

Et de la patience il va en falloir pour capturer les 386 Pokémon possibles : il y en a 151 issus de la 1ère génération, 100 de la deuxième et 135 de la troisième. Tous ne sont pas à capturer dans le jeu, il y a des exclusivités à Vert Feuille et Rouge Feu. Il faudra donc passer par le système d’échange entre joueurs et Pokémon Home pour espérer compléter le Pokédex. Notez que la version Switch donne l’accès au légendaire Deoxys, en plus de Ho-Oh et Lugia.

Nintendo a quand même fait l’effort d’utiliser la connexion Internet pour les échanges ainsi que pour les combats. Pour ça il faut se rendre à l’étage des Centres Pokémon afin d’établir la connexion. Pokémon Vert Feuille est donc une expérience brute, faite pour les fans, avec le même moteur, les mêmes graphismes, le même gameplay que 2004. Pas de nouvelles zones, pas de nouveaux Pokémon. Tout ça facturé 19,99 € exclusivement sur l’eShop, un prix qui fait grincer des dents.

Article publié le 15/03/2026 à 6h35

Benjamin Barois

Rédacteur, traducteur et occasionnellement designer graphique Je joue donc je suis. Ne se prend pas au sérieux depuis 1985. Joue sur : PS5, Switch, 3DS, Vita et retro gaming

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