Cinq ans après Returnal, le studio finlandais Housemarque revient avec un nouveau titre qui reprend l’idée de la boucle avec une narration poussée. En vedette, l’acteur anglais Rahul Kohli qui prête ses traits au personnage principal Arjun Devraj, bloqué sur la planète Carcosa. Voici notre avis sur ce titre qui a été une vraie claque.
Saros : Carcosa, encore et encore
Dans Saros, nous incarnons Arjun Devraj, un agent de l’organisation Soltari, faisant partie d’Echelon IV. Sous les ordres de Sheridan, qui est jouée par la même actrice qui incarnait Selene dans Returnal, vous venez découvrir ce qui est arrivé aux membres des Echelon précédents. Parce que Soltari a envoyé les Echelon I, II et III avant vous et plus aucun ne donne de nouvelles. Mais très vite, vous vous rendez compte que Carcosa n’est pas une planète comme les autres.

À la manière de Returnal, Arjun va découvrir que lorsqu’il meurt dans l’écosystème de Carcosa, il revient au Passage, le téléporteur au sein de la base Soltari sur Carcosa. Là, il peut repartir en exploration plus fort en conservant quelques atouts qu’il a obtenu sur sa run précédentes, pour tenter d’aller plus loin. C’est ainsi que vous vous lancez dans l’exploration de Carcosa, sa faune, sa flore et son éclipse permanente.
C’est une des mécaniques de gameplay du jeu : lors de votre exploration, vous allez tomber sur un autel doté de mains qui vont vous saisir. Vous serez alors assaillis de visions et une éclipse aura lieu sur la planète, modifiant légèrement l’écosystème et surtout rendant les ennemis plus agressifs. Le seul problème, c’est que déclencher l’éclipse est un passage obligatoire pour progresser dans le jeu et il va falloir se préparer convenablement pour avancer.
Un jeu technique qu’il faut savoir apprivoiser
À l’image de Returnal, Saros est un titre particulièrement exigeant. C’est un jeu d’action nerveux, avec un personnage souple et rapide, mais il faut bien ça pour éviter les centaines de projectiles qui apparaissent à l’écran. Car les monstres qui peuplent Carcosa vous envoient des missiles comme dans un shoot’em up, mais ici, on est en vue 3D avec caméra par-dessus l’épaule. Donc il va falloir être très conscient de votre environnement et avoir de bons réflexes pour vous en sortir.

Pour vous défendre vous avez des armes, avec des variantes à trouver sur la planète, la possibilité de sauter, de dasher, d’activer un bouclier. Et des modificateurs à trouver sur la planète, en brisant des stèles. Alors déjà un conseil : ne prenez pas tout ce que vous trouvez, car certains objets ont des bonus, mais aussi et surtout des malus. Il faut bien comprendre le jeu, prendre le temps d’analyser ce que vous allez ramasser pour voir si ça vaut le coup ou non.
Parmi toutes les armes il y a des pistolets, des fusils d’assaut et des fusils à pompe, avec différentes caractéristiques. Là aussi il faut trouver une arme qui vous correspond et la garder, même si ce n’est pas la plus puissante. Parce qu’il y a des armes avec des munitions intelligentes qui suivent leur cible, qui ricochent vers d’autres cibles, avec un meilleur chargeur, plus de dégâts… Il faut donc lire les caractéristiques des armes avant d’en changer juste parce que la petite flèche verte est affichée à côté.
Saros, un jeu difficile mais gratifiant
Autant le dire tout de suite, à moins d’être particulièrement skillé et versé dans les jeux difficiles, dans Saros on meurt beaucoup. Chaque mort vous ramène au Passage où vous pouvez parler à Premier, votre ordinateur Soltari qui ressemble à GladOS de Portal, en version corporate. Premier vous demande de récolter toujours plus de Lucénite, le minerai local, que vous pouvez ensuite dépenser dans l’arbre de compétences du jeu. Car à chaque mort, vous perdez tout ce vous avez eu, vos armes et reliques. En revanche, vous gardez la Lucénite, avec un pourcentage qui vous est retiré à cause de votre mort. Lunécite que vous allez ensuite dépenser auprès de Premier pour débloquer des compétences dans votre arbre.

C’est là que vous avez les éléments qui ne disparaissent pas entre chaque run. Et c’est là qu’il va falloir être malin pour améliorer vos points faibles. Comme ça, vous allez pouvoir retourner sur le terrain plus fort et tenter de passer ce moment qui vous posait un problème. Mais attention : à chaque fois que vous retournez sur Carcosa, l’agencement des environnements changent. Vous ne traversez pas les mêmes endroits dans le même ordre. Il va donc falloir s’adapter à cette planète changeante dans tous les sens du terme.
Terminer un biome, battre un boss, un Souverain, est alors réellement gratifiant, même si les tentatives sont frustrantes. Mais le jeu met en place, après le deuxième environnement, un système pour altérer la difficulté. Via un système de jauge, vous pouvez vous faciliter la vie avec des bonus (vie, dégâts, reliques, etc) mais il faut équilibrer avec des malus pour maintenir l’aiguille au centre. Petit twist tout de même : dans les paramètres du jeu il est possible d’activer une option pour ne pas avoir à effectuer ce travail d’équilibrage. Donc vous pouvez avoir plein de bonus, sans malus, pour rendre l’expérience plus facile. Une bonne idée sur le papier, mais qui aurait dû intervenir plus tôt car les joueurs en difficulté ne s’obstineront pas à passer les deux premiers environnements pour débloquer ça.
L’histoire de Saros est à l’image du jeu
Sans spoiler ni entrer dans les détails, l’histoire de Saros n’est pas simple à suivre et contient son lot de révélations. La fin du jeu, notamment, demande un peu de concentration si vous souhaitez débloquer la bonne. Mais pour suivre ce qu’il se passe, il va bien falloir suivre, écouter les logs audio, lire les journaux, parler aux survivants et déclencher les dialogues dans le Passage à chaque fois que vous y revenez.

Pour ne pas nous sortir de l’action tout en suivant l’histoire, Saros se paye le luxe d’avoir une VF de grande qualité. Ainsi, on peut avoir les oreilles occupées par une ligne de dialogue et les yeux/doigts affairés à autre chose. Et quand ça ne parle pas, vous pouvez profiter de la musique qui colle parfaitement à l’ambiance de Saros. D’ailleurs, tout le sound design a été magnifiquement travaillé. Ça rend bien avec une barre de son, mais c’est sublimé avec un casque sur les oreilles.
Saros est vraiment un grand jeu. Autant je n’avais pas accroché sur Returnal, autant ici j’ai du mal à le lâcher. L’arbre de compétences qui permet d’être vraiment plus puissant entre chaque run y est pour beaucoup. On sent vraiment qu’on progresse entre chaque run et le jeu le sait, puisque le scénario avance tout doucement avec de nouveaux dialogues avant votre retour sur Soltari. J’avais peur avant de lancer Saros, et maintenant je pense que nous sommes face à l’un des plus sérieux prétendants au jeu de l’année.
Saros est une exclusivité PlayStation 5 à retrouver sur le PS Store ou en physique au prix conseillé de 79,99 €.
Article publié le 11/05/2026 à 5h37
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