The 7Th Guest est, à la base, un jeu PC sorti en 1993, par Trilobyte. Il faisait partie de cette grande vague de jeux en FMV (avec des prises de vue réelle) en plein âge d’or du point’n’click. 33 ans plus tard, le studio Exkee reprend le flambeau pour dépoussiérer ce titre culte des 90s.
The 7th Guest Remake : glauque story
Une chose que The 7th Guest Remake a hérité des années 90, c’est un scénario pour le moins cryptique, tout du moins au début. On est loin de Myst ou Riven, mais il faut dire que le titre commence en nous laissant dans le flou. Nous débarquons littéralement au pied d’un manoir on ne peut plus inquiétant et trouvons à nos pieds une lanterne aux propriétés magiques. Une fois levée, elle permet de voir les choses telles qu’elles étaient dans le passé.

Et c’est tout : nous ne savons pas qui nous sommes, où nous sommes et ce que nous faisons-là. De nombreuses questions qui vont petit à petit trouver des réponses au fur et à mesure que nous progressons dans le jeu. L’intégralité du titre se joue dans le manoir qui borde la jetée où nous sommes arrivé, et une fois dedans, impossible d’en sortir.
Très rapidement, des apparitions que l’on va déduire être des échos du passé, vont se matérialiser devant nous. Dès les premiers instants, on comprend que six invités ont été conviés dans ce manoir par le passé, par un certain Henry Stauf, fabricant de jouets. Ceux-ci ne sont jamais réapparus, vous êtes le 7ème invité (d’où le titre) et vous allez devoir découvrir ce qu’il s’est passé et qui vous êtes.
Un jeu d’énigmes à l’ancienne comme on les aime
Cette version Remake du jeu permet de profiter de décors et d’animations modernes, ainsi que de scènes en FMV retournées pour l’occasion, afin de coller aux standards actuels. Après il faut rester conscient qu’il s’agit d’un petit jeu, vendu 19,99 € sur le Store, Steam ou autre, donc ne vous attendez pas à des miracles.

On se déplace en vue à la première personne et nous pouvons attraper divers objets, les observer et lever notre lanterne. Nous ne parlons pas, pour ne pas trahir notre identité, qui sera révélée au fil de notre progression. Celle-ci est d’ailleurs assez simple : le manoir est composé de plusieurs pièces, toutes fermées. Dans chacune d’entre elle des énigmes à base de logique, de réflexion et d’observation.
Lorsque vous les résolvez, vous débloquez une petite scénette qui explique un bout du scénario, en FMV donc, la pièce explorée retrouve son lustre d’antan et vous débloquez l’accès à de nouvelles zones. La difficulté des énigmes va crescendo et il va falloir triturer vos méninges pour arriver à progresser. Heureusement, un système d’aide est mis en place si jamais vous avez du mal.
The 7th Guest Remake : du paranormal et un peu d’angoisse
Ce système d’aide se présente sous la forme d’une planche de ouija. Sur celle-ci, vous avez le plan du manoir, votre progression avec le nombre de pièces visitées, d’objets trouvés et de morceaux d’histoire débloqués. Et une aide sur les énigmes. Dans chaque pièce, vous avez trois énigmes à résoudre en moyenne. En ouvrant la planche de ouija, vous choisissez l’énigme sur laquelle vous bloquez et pouvez accéder à un indice un peu vague.

S’il ne vous suffit pas, un second indice peut être affiché gratuitement. Gratuitement car le niveau au-dessus consiste à tout simplement résoudre l’énigme sur laquelle vous bloquez contre une pièce. Ces pièces sont disséminées un peu partout dans le manoir et il va falloir ouvrir l’œil pour les trouver. Si vous n’êtes pas assez observateur, vous avez intérêt à être économe ou à pousser votre réflexion si jamais vous souhaitez arriver au bout de l’aventure.
Celle-ci n’est pas bien longue, comptez environ 4 ou 5h pour en voir le bout, en fonction de la vitesse à laquelle vous résolvez les puzzles. Certains sont plus ardus que d’autres et donneront du fil à retordre. Le tout en progressant dans un manoir inquiétant, rempli de tableaux qui changent d’aspect lorsque vous passez votre lanterne magique dessus. Sur la question de l’atmosphère, pas de problème, ça fonctionne parfaitement, sans non plus basculer dans l’horreur et le jumpscare. C’est un jeu d’ambiance avant tout.
Un jeu qui vient du passé, et ça se sent
The 7th Guest Remake ne ré-invente pas son propre concept : en 1993 les jeux ne duraient pas des dizaines d’heures donc il n’est pas étonnant que celui-ci soit, au final, dans une moyenne encore honorable aujourd’hui pour le genre. Niveau graphismes, il ne s’en sort pas trop mal même s’il ne faut pas s’approcher trop près de certaines textures sous peine de voir quelques petits défauts.

Là où ça a été plus problématique c’est au niveau des bugs bloquants. Vers la fin du jeu dans la cave, lorsqu’on touchait des objets de décor, le personnage restait bloqué dans cette position et ne pouvait plus interagir avec rien. Nous avons dû plusieurs fois quitter le jeu et le relancer pour nous débloquer et reprendre l’aventure.
Notez que lorsque vous prenez un objet en main et que vous le lâchez, il disparaît au bout de quelques secondes pour réapparaitre à sa place. Et si vous mettez des objets clés en place dans une pièce, mais pas tous et que vous la quittez pour X raison, ils vont aussi revenir à leur emplacement d’origine. Tout comme il est impossible d’emmener un objet d’une pièce à une autre. En gros : tout ce dont vous avez besoin pour résoudre une énigme se trouve dans la pièce où vous êtes.
The 7th Guest Remake se joue aussi en VR
Un bon point pour le jeu : il est compatible VR et si vous l’achetez sur PS5 ou sur Steam, vous avez la version VR qui est gratuitement fournie avec. Malheureusement, ne possédant pas de casque PS VR 2, nous n’avons pas pu tester cette version du titre. Mais pour moins de 20 €, avoir le jeu en version classique et en version VR, on peut saluer l’initiative.

Le jeu est intégralement doublé en anglais, avec des sous-titres français. Les dialogues sont ainsi sous-titrés mais on tombe parfois sur des coupures de presse ou des photos annotés et les textes ne sont pas traduits. On se doute que ce n’est pas important pour l’histoire, mais ça aurait peut être pu apporter un peu de contexte au lore de l’histoire, à ce mystérieux Henry Stauf et ses six invités mystérieusement disparus.
Globalement, The 7th Guest Remake n’est pas un mauvais jeu. Si vous aimez la réflexion pure, il est même plutôt bon, avec en prime une ambiance et un scénario qui nous tiennent en haleine jusqu’à la fin. Pour 19,99 €, la proposition est honnête et si vous avez connu le jeu à l’époque, ça peut être sympathique de replonger dans vos souvenirs. Et si vous ne connaissez pas The 7th Guest, n’hésitez pas à y jeter un coup d’œil curieux. D’ailleurs, pour information, il a connu une suite, The 11th Hour, ainsi qu’un standalone sur mobile The 7th Guest : Infection. Il y a même eu un troisième volet, baptisé The 13th Doll: A Fan Game of the 7th Guest.
Article publié le 05/06/2026 à 11h51
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