Test d’After the Wane sur PC : choisir, c’est renoncer

Par Benjamin Barois , le 5 novembre 2026 - 5 minutes de lecture

After the Wane est le nouveau jeu du studio bordelais Nova-box à qui l’on doit déjà d’excellents titres comme Across the Grooves, End of Lines ou encore Echoes. Fidèle à son ADN, il s’agit d’un jeu 100% narratif rythmé par des choix et illustré par des cinématiques en rotoscopie. Nous avons terminé un de ses embranchements, voici notre avis.

After the Wane : Léna et sa voix

Si vous ne connaissez pas les jeux de Nova-box, déjà, allez rattraper votre retard, parce que vous passez à côté de titres vraiment intéressants. Ensuite, vous ne serez pas dépaysé avec After the Wane puisqu’on retrouve cette direction artistique si marquée, avec des images à l’aquarelle garanties 100% sans IA générative. Et surtout, ces fameuses séquences de danse rotoscopées, trop peu nombreuses à notre goût car véritable régal pour les yeux.

Léna allongée sur son lit dans After the Wane

After the Wane raconte l’histoire de Léna, une jeune danseuse qui débarque à Paris dans le but de percer dans le milieu, mais aussi de retrouver sa mère qui l’a abandonnée à la naissance. Léna arrive chez une logeuse, commence à se promener dans les rues de Paris et découvre des lieux et personnages qui sont liés à elle, son passé et, bien sûr son avenir. D’autant que Léna est accompagnée d’une voix dans sa tête qu’elle est seule à entendre, qu’on pourrait confondre avec un narrateur au départ, mais qui s’avère être bien plus à la fin du jeu.

Vous avez d’un côté une vie associative joviale, festive, lumineuse et pleine de générosité, menée par un certain Fernand. Et, de l’autre, un étrange théâtre dédié à la danse, géré par Déborah, une femme froide, mystérieuse et tyrannique, qui semble avoir un lien avec votre mère. La question est : qu’allez-vous choisir ? Suivre votre rêve en assistant aux cours de Déborah, en espérant avoir des réponses, ou vivre une vie plus légère dans votre quartier, en dirigeant une petite école associative de danse ? Il va falloir jouer pour le découvrir.

Une succession de choix important

Au début, le jeu semble nous mettre face à des choix assez simples, auxquels on peut répondre soit en suivant notre voie personnelle, soit en étant RP avec l’alignement que l’on veut donner à Léna. Mais très vite, on se rend compte d’une chose, qui est le titre de ce test : choisir, c’est renoncer. Les PNJ rencontrés vont souvent vous mettre face à des choix qui vont vous ouvrir des portes, mais en fermer d’autres. Ce qui fait qu’une fois à la fin de l’aventure, vous n’aurez pas tous les tenants et aboutissants d’After the Wane. Ce qui ajoute une bonne rejouabilité si vous voulez tout voir.

Léna et Fernand discutent dans After the Wane

Et ça tombe bien, puisque le jeu est relativement court et qu’il vous faudra entre 4 et 5h pour en voir le bout. Il est composé de de deux actes qui ont chacun trois scènes, un troisième acte de deux scènes et un épilogue. Au programme : trois fins distinctes, autant de chemins de vie différents à suivre, quatre romances possibles.

En tant que joueur, on doit juste lire du texte et faire des choix. On ne déplace pas le personnage, on ne fait que le suivre dans ses pérégrinations. Mais très vite se met en place une ambiance cocoon, on reconnait les lieux, on s’attache à certains personnages, et à la manière d’un Amélie Poulain, on apprécie ce quartier fictif dans lequel on évolue, véritable village au cœur de la capitale qui vit à son propre rythme. Et de ce côté-là Nova-box réussit bien son pari de l’immersion, sans compter sur les fameux choix qui ponctuent l’aventure.

After the Wane introduit un peu de surnaturel et d’occulte

Rapidement, on sent que quelque chose se trame dans After the Wane, surtout avec deux personnages clés : Déborah et Fernand. Nous n’en dirons pas plus pour ne pas casser le suspens, mais sachez que le jeu s’aventure dans le milieu du mysticisme, d’ailleurs certaines scènes de danse ont des allures de sabbat, notamment avec l’utilisation de la rotoscopie et de l’aquarelle ensemble. Ça concourt au charme du jeu et ajoute une couche de mystère, qu’on est libre d’accepter ou non.

Le personnage inquiétant de Déborah dans After the Wane

L’aventure est ponctuée par une bande-son évolutive composée par Illustrason, qui dure 3h30 en tout. Elle ponctue parfaitement bien chaque scène en fonction du ton de celle-ci, ce qui fait qu’on est vraiment dans une bulle narrative lorsqu’on lance le jeu. Et il fallait bien ça, puisque le titre n’est pas doublé, il faut absolument lire les textes qui défilent à l’écran. Cerise sur le gâteau : la chanson officielle du jeu “After the Wane” est interprétée par Marianne, streameuse connue aussi sous le nom de LittleBigWhale ou encore Trivia.

Je n’avais pas de doute quant au fait que j’allais passer un bon moment avec After the Wane et je n’ai pas été déçu. En même temps, j’aime les jeux narratifs, j’aime les bonnes histoires, et ce studio s’en est fait une spécialité. Donc peut-être que mon point de vue est biaisé, mais si vous êtes dans le même cas que moi, vous allez vraiment passer un bon moment devant ce titre. Si vous êtes curieux, aimez ce genre de jeux et souhaitez soutenir un talentueux studio français : jouez à After the Wane.

Le titre est disponible sur PC, Mac et Linux via Steam et GOG avec une date de sortie au 10 novembre 2026

Benjamin Barois

Rédacteur, traducteur et occasionnellement designer graphique Je joue donc je suis. Ne se prend pas au sérieux depuis 1985. Joue sur : PS5, Switch, 3DS, Vita et retro gaming Rédacteur freelance depuis plus de 10 ans, je mets mes compétences éditoriales au service de la tech, du gaming et de l’électroménager, avec un goût prononcé pour les bons plans et les contenus utiles. Mon parcours m’a permis de collaborer avec des sites reconnus comme Frandroid, Clubic, Écran Large, Jeuxvideo.com, ou encore Le Mag Jeux High Tech.

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