TEST WRC 9 PS4 Test

Test WRC 9, entre le bon et le manque d’évolution


WRC 9

  • Editeur:Nacon
  • Developpeur:KT Racing Games
  • Supports:PC, PS4, PS5, Xbox One
  • Genres:Course, racing
  • Nombre de joueurs:1 à 12
  • Date de sortie:3 Septembre 2020

Cette saison 2020 du championnat du monde des rallyes s’annonçait palpitante et très disputée. Malheureusement, la pandémie de COVID-19 est venue la réduire comme une peau de chagrin à tel point que l’on espère avoir plus de 4 manches à suivre… Pourtant, le jeu vidéo officiel n’a pas été repoussé ou annulé. Ainsi, WRC 9 sort la veille de la reprise du championnat… en Estonie ! Après un opus 2019 plutôt bon, voyons voir ce que donne cette cuvée si spéciale de l’année 2020.

WRC 9, on prend les mêmes et on recommence.

Le nouveau mode carrière instauré l’an passé est de retour. Il n’évolue guère mais bénéficie de quelques petites améliorations/corrections. L’ascension débute avec un test pour situer votre niveau. Puis, à vous de choisir entre une première saison en JWRC ou en WRC-3. Ensuite, à vous d’enchaîner les rallyes et de gérer votre calendrier avec différents évènements bonus : repos, essais constructeurs, entraînements, épreuves au volant d’une voiture historique ou encore des courses en conditions extrêmes.

Chaque épreuve entraîne un coût financier et fatigue votre équipe. Obtenir un bon résultat sera le meilleur moyen d’améliorer le moral de votre team, de peaufiner vos relations avec les constructeurs, de gagner de l’expérience et de l’argent. Bien gérer votre équipe sera primordial pour décrocher de bons contrats et pouvoir évoluer rapidement vers une place de pilote officiel en WRC.

La gestion de l’équipe sera au cœur du mode carrière. Comme dans WRC 8 ou même V-Rally 4, il vous faudra recruter du personnel pour faire tourner la maison. Plus leur niveau de compétences est élevé, plus leur salaire le sera. Et, comme en vrai, il vous faudra faire attention à vos finances ! Tout comme à la forme de vos employés. Un ingénieur épuisé ne sera plus disponible et ses compétences s’envoleront avec lui. En fait, la gestion d’une team dans WRC 9 est assez proche du mode FIFA FUT. Des atouts sont mêmes disponibles pour obtenir de précieux avantages temporaires. Comme l’an passé, le mode carrière est donc bien construit et plus développé par le passé. On aurait juste aimé avoir quelque chose d’un poil plus réaliste (commencer petit avant d’intégrer une team officielle) et plus original. Mais, soyons francs, le mode carrière de WRC 9 est consistant et de qualité.

A noter, comme dans la série des F1 de Codemasters, un arbre de compétences et de R&D est présent. A vous d’utiliser vos points de compétences pour débloquer différentes options afin d’améliorer votre équipe, votre voiture et vos récompenses. Une excellente idée mais vite frustrante dans le sens où dès que vous changez d’équipe tout est remis à 0. D’un côté, c’est réaliste mais d’un autre cela casse toute évolution au sein du mode carrière.

WRC 9, le jeu officiel sans un vrai monde saison …

Comme dans WRC 8, il est impossible de disputer la saison 2020 avec l’un des pilotes officiels présents dans le jeu. Une absence ahurissante. Si l’an passé on pouvait croire à un simple oubli, cette année cela relève plutôt de la faute professionnelle. Imaginez, un FIFA où vous ne pouvez pas jouer à votre club préféré mais simplement créer votre équipe et prendre le maillot de votre club fétiche. Dans tous les autres jeux sous licences officielles il est possible d’incarner un pilote, un club, un sportif et de lui faire gagner la compétition représentée dans le jeu. Mais pas dans WRC 9 ! Sur PS1 c’était possible, alors pourquoi les développeurs de Kylotonn n’ont pas eu le réflexe de proposer cette option ? Inimaginable… et pourtant, le studio lyonnais vient de refaire la même erreur une seconde année consécutive ! A quoi bon faire un jeu vidéo WRC sous licence officielle si l’on ne peut pas faire gagner Ogier, Evans, Tänak, Neuville, et les autres en les incarnant ? Cruelle désillusion pour les fans ! C’est, sans conteste, le plus gros point négatif du jeu. Une aberration totale. « T’es un jeu vidéo officiel WRC et tu n’offres pas la possibilité d’incarner un des pilotes officiels du WRC ? Non mais allô quoi !? » L’an dernier nous avions déjà espoir d’un DLC pour corriger le tir, mais que nenni. Espérons que 2020 répondent enfin aux espoirs des fans, d’autant plus que la nouvelle génération de consoles donnera quelques mois de plus pour intégrer cette option au jeu.

En plus de cette grosse absence, le jeu possède encore de nombreuses incohérences : WRC 2 et WRC-3 ne sont pas séparées dans les classements. Il est possible de gagner un rallye avec une Rally 4 (R2). Certains pilotes sont favorisés par l’IA, et les résultats sont parfois irréalistes. Beaucoup de Powerstages se déroulent… de nuit ! Des points bonus sont attribués dans les catégories inférieures, etc…

Concernant la saison 2020, tous les rallyes de ce qui était initialement prévu au calendrier sont présents. Ainsi, le jeu vous propose de disputer les rallyes du Kenya, du Japon et de Nouvelle-Zélande qui devaient faire leur grand retour dans le championnat du monde des rallyes ! Les développeurs n’ont pas jeté leur travail à la poubelle et ont préféré proposer aux joueurs tout le contenu initialement prévu.  Malheureusement, il n’est pas possible de réaliser une saison « 2020 » dans sa forme actuelle et les rallyes d’Estonie et d’Ypres ne sont pas prévus en DLC.

Le Safari Rallye Kenya est dans le jeu WRC 9 !

Chaque année, seuls les pilotes engagés sur les trois premières manches (Monte-Carlo, Suède et Mexique) sont présents au casting. C’est le cas cette année encore, mais Kylotonn a décidé de faire un « cocorico » en ajoutant Pierre-Louis Loubet et sa Hyundai i20 Coupé WRC dont le programme devait disputer 9 manches à partir du Portugal (prévu en mai). Finalement, il sera au départ des 4 dernières manches du championnat, toutes en Europe. De même, Lorenzo Bertelli est présent dans le jeu alors qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, il n’a disputé aucun rallye en 2020 et ne devrait pas rouler en WRC cette année…

Comme l’an passé, le menu style « Gran Turismo » est toujours présent. La navigation a été un petit peu retravaillée et se révèle plus fluide et lisible. Le style graphique officiel du WRC et du WRC Plus est toujours là. Aussi, il n’est malheureusement pas proposé d’effectuer un rallye complet en mode rapide. Dommage.

Quel plaisir de retrouver le mode deux joueurs en écran scindé ! Un vrai plus même si, cette année, Codemasters le propose dans F1 2020 et DiRT 5. On a hâte de tester ce mode dans le prochain jeu de rallye du studio anglais. En attendant, celui de Kylotonn est toujours le roi et un réel plaisir.

Nouveauté dans WRC 9, le mode Clubs. Inspiré de ce qui se fait chez la concurrence, il propose de lancer des compétitions en ligne et de se retrouver entre fans. Envie de lancer une coupe des rallyes hors-Europe ? Ou un enchaînement des spéciales les plus longues du jeu ? C’est possible. Le mode Clubs va donner un beau coup de boost au jeu en ligne du titre de Kylotonn. Une très bonne chose que le studio lyonnais se soit décidé à ajouter cette feature. Le résultat est à la hauteur et va rendre accro de nombreux joueurs.

Autre nouveauté de cette année, le mode défis reprend les évènements spécifiques du mode carrière : entraînement, test arena, course en conditions météorologiques extrêmes… A vous de tout faire pour obtenir la médaille d’or dans chaque défi. Un mode bonus très sympathique qui rajoute de la durée de vie à un WRC 9 qui propose déjà aisément de longues heures de jeu. Malheureusement, ce mode défis n’apporte rien… même pas un petit trophée. En effet, ces derniers sont (en très grande partie) strictement identiques à ceux de l’an passé. Le trophée pour un podium en Nouvelle-Zélande faisant même référence au… Chili ! Une preuve de l’aspect « WRC 8.5 » du dernier jeu de Kylotonn.

WRC 9, l’épisode qui rassemble ?

La licence WRC se cherche au niveau du gameplay depuis 2015. Si F1 a su trouver l’accord parfait entre accessibilité et réalisme, Kylotonn a plus de mal à trouver le bon compromis depuis 2015. Il faut dire que la communauté n’aide pas. Et que les « haters pro-simu » sont plus bruyants et voyants que les milliers de fans souhaitant juste se faire plaisir sur une spéciale ou un rallye en incarnant Loeb, Tänak, Camilli ou un autre.

Depuis 2018 et WRC 7, Kylotonn a voulu proposer un gameplay plus poussé, plus axé simulation tout en restant sur quelque chose d’accessible. Si WRC 7 était extra une fois le gameplay maîtrisé, il manquait quelque chose. L’an passé, WRC 8 a su proposer un gameplay mieux dosé. Celui-ci est de retour dans l’opus de cette année avec de réelles améliorations. L’arcade-sim est toujours de rigueur mais n’est pas 100% arcade ni totalement simu. Une position délicate mais plutôt bien gérée par les développeurs français.

Avec ce style de gameplay, les paramètres sont importants pour faire la voiture à sa main. Comme dans les deux derniers épisodes de la série, c’est une réussite à ce niveau-là. Comme sur une vraie voiture de rallye, il est important de faire le set-up à sa main pour avoir confiance au volant. Que ce soit à la manette ou au volant, WRC 9 permet de travailler les réglages afin de mieux appréhender chaque spéciales. De plus, le comportement évolue entre chaque voiture même au sein d’une même catégorie. Ainsi, la I20 R5 semble la plus complète et facile à prendre en mains alors que la Fiesta R5 demandera plus de doigté pour être prise en mains tout en étant plus joueuse que ces consœurs du groupe R5.

Ainsi, dans WRC 9, Kylotonn arrive à proposer le presque juste milieu parfait entre accessibilité et réalisme. Le jeu devrait séduire novices comme adeptes du « simracing ». Certes, les amoureux de l’arcade pure et dure seront déboussolés, comme depuis WRC 7. Mais pour eux, le petit monde des jeux vidéo de rallye n’a plus rien à proposer. Le gameplay été peaufiné par rapport au précédent opus, c’est un bon point. D’ailleurs, à ce niveau-là, le 9e opus de la série est le meilleur. De vraies bonnes sensations comme on les aime pour le meilleur gameplay proposé par Kylotonn depuis 2015.

Dans WRC 9, l’aspect punitif instauré dans le 8e opus a été corrigé. Si le jeu reste toujours assez punitif, c’est bien moins méchant que l’an passé. Ouf ! Reste qu’une sortie trop rapide hors de la route, ou dans le public, amènera tout de suite une pénalité de plusieurs secondes ! Alors, attention. Une volonté des développeurs, sûrement, afin que les joueurs apprennent à mieux gérer leur attaque pour éviter d’enfiler les pénalités comme des perles.

La sélection de la caméra dans les replays, une vrai galère !

A noter aussi que dans les phases de replay, les développeurs ont voulu faire preuve d’initiative. 16 caméras sont disponibles et pour les changer une roulette de sélection est à utiliser avec le joystick gauche. Une mauvaise idée peu intuitive et pas forcément simple à prendre en mains.

La gestion des dégâts a été retravaillée par rapport à l’an dernier. C’est une bonne chose. Certes, ce n’est toujours pas parfait. Les crevaisons font toujours penser à une casse de suspension, certains dégâts à l’avant détruiront votre aileron à l’arrière, etc etc… Ce n’est toujours pas parfait, mais cela s’améliore d’année en année. Kylotonn est sur la bonne voie. Il reste deux ans aux studios lyonnais et parisien pour enfin proposer une gestion des dégâts réaliste et poussée !

Grosse nouveauté de l’an passé, le mode « Météo Dynamique » est de retour cette année. Et, comme dans WRC 8, Kylotonn a vraiment su frapper fort avec cette option. La météo et le déchaînement des éléments sont une réussite. Les conditions sont vraiment délicates et certaines spéciales en conditions dantesques sont un vrai test de survie. Une pure réussite, c’est indéniable !

Visuellement parlant, le jeu n’a pas vraiment progressé depuis l’an dernier. L’ensemble est de plutôt bonne facture. Quelques pays possèdent une identité visuelle forte mais malheureusement le style et les éléments de décors sont plutôt semblables d’un rallye à l’autre. Comme toujours avec Kylotonn, les effets de lumières sont toujours de grande qualité. Un bon point.

WRC 9, garage de rêve pour amateurs de rallye.

Du côté de la modélisation des véhicules, c’est du bon. Certes, on est encore loin d’un DriveClub mais l’ensemble des voitures est fidèle à la réalité. Que ce soit les WRC modernes, celles des années 2010, des années 90 ou même les plus anciennes sont toutes bien modélisées. Seul bémol, les vitres. Toujours trop fines, trop transparentes, trop luisantes. Les stickers des noms des pilotes et copilotes ne font absolument pas réalistes. Un gros point noir qui casse la qualité de la modélisation générale des voitures. Dommage.

Sur le plan visuel, on retiendra les efforts du studio lyonnais instaurés en 2019. Certes, la concurrence est toujours devant, mais on sent qu’il y a vraiment un réel soin apporté sur le rendu visuel du jeu.

Depuis le retour de la série en 2010, un problème subsiste : la modélisation sonore des véhicules. Mais cette année, Kylotonn a encore retravaillé sa copie. Certes, certains bruits de moteurs sont communs mais on nous annonce une amélioration de ce point grâce à la sortie d’un patch day one le 3 septembre. A confirmer donc. Nous mettrons à jour notre test après la mise en ligne de ce patch. Si certaines voitures ont un son assez proche de la réalité, d’autres en sont vraiment très loin. L’ensemble est donc très inégal. Décidément, les jeux de rallye sur cette génération PS4/Xbox One ont vraiment du mal à proposer des sons proches de la réalité. Néanmoins, il y a eu une amélioration des sons moteurs entre WRC 8 et WRC 9, c’est une bonne chose.

Pour ce qui est du copilote, Kylotonn continue sur sa lancée. Le copilote français a une meilleure diction, un rythme plus soutenu et plus fluide. Mais ce n’est pas encore parfait. Il manque pas mal de détails dans les notes. Sur certains virages, celles-ci sont trop en retard ou trop en avance. Les distances sont souvent absentes également. Le paramétrage permet de personnaliser le moment où sont données les notes mais cela ne permet pas de résoudre ces problèmes. Notre jeu ayant crashé lors de la phase de test, nous avons eu l’occasion de jouer avec les notes… en anglais. Celles-ci sont d’un niveau supérieur aux notes françaises. Plus fiables et un peu plus précises. On se demande donc pourquoi le doublage français ne s’est pas calqué sur son homologue anglais, mystère… En tout cas, on ne peut toujours pas rouler à 110% et en totale confiance avec son copilote. C’est regrettable pour un jeu de rallye. Néanmoins, depuis WRC 5, l’évolution est constante, c’est indéniable.

Enfin, évoquons la physique du jeu. Il y a 5 ans ; déjà, WRC 5 avait de sacrés couacs au niveau de la physique. Kylotonn n’a cessé de travailler sur ce point-là. Par rapport à l’an passé, l’évolution est toujours présente et visible. Certes, tout n’est pas parfait, mais la série s’améliore d’épisode en épisode. C’est un bon point. Bien-sûr, certaines réactions de l’auto resteront encore très surprenantes mais c’est un peu comme dans DiRT Rally 2.0. Le studio lyonnais a bien travaillé depuis un an sur le sujet. Si le comportement des voitures reste litigieux, la physique est bien meilleure que par le passé. Super !

Ou comment rester bloquer 3 minutes…

Côté technique, on notera quelques bugs de collision, une IA mieux travaillée, des temps de chargements assez longuets avant les spéciales et dix fois trop longs pour uploader le ghost et le temps réalisé sur les serveurs. Aussi, nous avons rencontrés pas mal de crashs du jeu lors de notre phase de test.

Points positifs

  • Le contenu, sous licence officielle
  • Le Gameplay
  • La météo dynamique !
  • Les voitures "historiques" plus nombreuses
  • Le Japon, le Kenya et la Nouvelle-Zélande sont là ! …
  • Excellente durée de vie
  • Jouable à deux en écran scindé !
  • Evolution du gameplay et des sons moteurs par rapport au 8

Points négatifs

  • Impossible de faire la saison 2020 avec un pilote officiel !!
  • Encore des incohérences et des oublis flagrants
  • Les bruitages moteurs inégaux
  • … L’Estonie et Ypres ne sont pas prévus en DLC
  • Pas de réelles nouveautés

Note

Graphismes 73%
Bande Son 65%
Prise en main 75%
Plaisir de jeu 84%
Durée de vie 85%
Technique 70%
Réalisme 62%
Conclusion

En conclusion, WRC 9 est tout aussi bon que le 8 puisqu’il en est très proche. Trop même. Ce nouvel opus est proche d’un simple 8.5 au lieu d’un épisode « neuf ». Si les nouveaux rallyes apportent un petit vent de fraicheur, les autres ont été à peine retouchés. Le mode défi offre quelque chose de sympathique mais n’apporte pas vraiment de nouveauté. L’apparition des Clubs en ligne renforce le côté eSport du jeu et nous prépare à un éventuel reconfinement. Les voitures et pilotes officiels 2020 sont présents, ainsi que quelques anciennes autos du WRC, mais rien de plus. Il est dommage de voir que, comme pour WRC 7, Kylotonn n’a pas pris le temps de lui ajouter de réelles nouveautés. Et puis, surtout, l’impossibilité de disputer la saison 2020 avec l’un des pilotes officiels présents dans le jeu est un oubli hallucinant. Déjà absente l’an dernier, le fait de ne pas avoir remédier à cet oubli est clairement une grossière erreur de la part du studio français. C’est carrément ôter une grande partie de l’intérêt au fait d’acheter un jeu sous licence officielle… Terriblement décevant. Néanmoins, grâce à un gameplay peaufine, ce WRC 9 est le meilleur de la série au niveau du plaisir de jeu et des sensations ! Un réel plaisir.

Note finale 73% Bon

Un commentaire sur Test WRC 9, entre le bon et le manque d’évolution

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