Frankenstein Switch

Le mythe Frankenstein réinventé dans un jeu vidéo poétique et touchant


Nous avions teasé la preview de The Wanderer: Frankenstein’s Creature, voilà quelques jours, il est temps de vous livrer nos impressions. D’autant que ce titre incarne un vrai coup de coeur, pour la rédaction du Mag Jeux High Tech, sur cette Paris Games Week 2019. Focus sur cette revisite de l’oeuvre originale Frankenstein.

The Wanderer: Frankenstein’s Creature, des développeurs de génie

Edité par Arte France et développé par le studio tricolore La Belle Games, The Wanderer : Frankenstein’s Creature nous a tout bonnement stupéfait. Clairement, nous n’étions pas préparés à une telle expérience, en nous rendant sur la Paris Games Week et son stand dédié aux productions françaises. Ce, à tous les égards.

Visuellement, tout d’abord, avec des graphismes inspirés des oeuvres du 19ème siècle lui conférant un style complètement original et surtout, très poétique. Et pour rester dans ce registre, c’est sur le plan sonore, aussi, que le soft nous a complètement conquis. « Enchanté » serait, d’ailleurs, plus adapté. Voire, « bouleversé », dans certaines situations. Car, casque sur les oreilles (histoire de se couper du brouhaha incessant de la PGW), nous avons eu le sentiment, soudainement, d’avoir trouvé notre oasis. Un lieu paradisiaque dont nous n’avions plus envie de nous séparer. Tout cela, à la faveur de ces musiques, absolument somptueuses; couplées à des graphismes d’une finesse et d’une pureté telle, qu’il nous est bien compliqué de vous les décrire avec précision. En leur rendant dignement hommage…

« nous n’étions pas préparés à une telle expérience« 

Mais si ce jeu d’aventure narratif si atypique nous a cueilli, c’est aussi et surtout en raison de son scénario. Une version revisitée du monstre de Frankenstein. Dans le cas présent, notre héros ne sait pas à quoi il ressemble, au lancement de l’histoire. Aussi, il évolue avec naïveté dans des environnements chatoyants, gorgés de végétation et animaux ne prêtant pas attention à son apparence…C’est en faisant la rencontre des êtres humains que notre personnage déchante pour, peu à peu, se confronter au jugement des autres. A leur violence, aussi, verbale et physique. Naïveté ? Oui, mais assumée. Et authentique, surtout.

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Le Frankenstein qui sommeille en chacun de nous

C’est bien là que le jeu nous a touché. Car il pose une question simple mais tellement réelle et si actuelle, qu’il ne peut laisser personne indifférent. Celle de la discrimination, sous toutes ces formes. Et dans le cas présent, sur des considérations physiques exclusivement. Pourtant, n’allez pas croire que le soft adopte une posture moralisatrice ou culpabilisante. En fait, il s’agit simplement d’un compte, presque un témoignage, très subtil, intelligemment orchestré. Et pourtant applicable à notre société moderne, quel que soit notre chemin de vie. Stupéfiant.

Alors, bien sûr, nous ne pouvons vous en révéler trop, l’aventure nécessitant d’être vécue souris en main. Mais la prise de conscience du héros se vit par le joueur (nous, vous, etc.) comme un crève-coeur. Clairement, alors immergés dans l’aventure, l’émotion s’est emparée de nous…Comme si la souffrance ressentie par Frankenstein était devenue notre. Une forme de violence, à la fois émouvante et troublante.

NOTRE COUP DE COEUR du salon, sans l’ombre d’un doute

Tout cela est du, aussi, à l’excellente Direction artistique. Mention spéciale pour ces décors se découvrant très progressivement, contraignant à chercher son chemin continuellement. Sachant que des notions de choix s’offrent au joueur, lesquelles ayant une influence visuelle sur le jeu. Impressionnant. Mais aussi, magique, enchanteur, sombre, inquiétant, positif, attendrissant, captivant, stupéfiant, sublime, les adjectifs viennent à nous manquer.

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Plus qu’un jeu vidéo, une poème vidéoludique bouleversant…

En résumé, The Wanderer est, tout bonnement, une oeuvre vidéoludique. Un chef-d’oeuvre poétique, même. Au point que nous nous devions de saluer la finesse, la subtilité et surtout, la sensibilité des développeurs (quelles que soient leur niveau d’implication) et du Directeur artistique. Sublime pour les yeux, délicieux à l’oreille, cette version revue et corrigée de Frankenstein est une pure merveille à tous les égards. Au point que lui mettre une note serait ridicule et inapproprié.

Quoiqu’il en soit, pour notre part, nous n’avions jamais ressenti de telles émotions avec un jeu vidéo, en plus de douze ans de métier. C’est, d’ailleurs, peut-être, pour ce type de découverte que nous nous levons chaque matin. Alors, si les nouvelles expériences ne vous font pas peur, que vous êtres prêt à vous confronter à une certaine réalité (la votre mais aussi, celle des autres et de notre société) et à vivre des émotions pures, sans détours mais authentiques, alors ne passez pas à côté de ce joyau…NOTRE COUP DE COEUR du salon, sans l’ombre d’un doute.

Disponible sur Steam depuis le 31 octobre, The Wanderer: Frankenstein’s Creature sera également porté prochainement sur console Nintendo Switch mais aussi, sur mobile. A une date restant à définir.


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