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PS1 Mini : une nouvelle fois, Nintendo fait des émules…


Nintendo est-il toujours, tant d’année après ses débuts, le pionnier en matière d’innovation vidéoludique ? C’est une certitude. Et le phénomène des consoles « Mini » ou « Classic », en est la preuve. Mais Big N c’est aussi et surtout l’art de lancer des concepts pas totalement nouveaux en les améliorant pour les rendre plus « glamour ». Aujourd’hui, SEGA, SNK ou encore, plus récemment, Sony, s’engouffrent sur la voie initiée par la firme de Kyoto…

Consoles rétro : une nouvelle économie, viabilisée par BIG N

L’annonce du développement et de l’arrivée, d’ici décembre prochain, d’une Playstation Mini n’est pas réellement une surprise. D’ailleurs, sur Le Mag Jeux High Tech, nous avions prédit la chose voilà plusieurs mois, déjà. Car Nintendo, en réhabilitant les consoles rétro, à créé un nouveau filon économique auquel personne n’avait pensé. En effet, Microsoft et Sony incarnent avant-tout des machines à cash, capables de produire les consoles les plus puissantes, tout en attirant les meilleurs éditeurs, pour finalement disposer des meilleurs jeux. Oui mais, en matière d’innovation Nintendo est et restera « le boss ». Inutile de revenir sur les nombreux concepts (gagnants ou pas) déjà apparus, la Nintendo Switch (et l’engouement dont elle profite toujours) confirmant à elle seule ces propos.

Mais cette-fois, Big N a joué sur une autre facette vidéoludique, pour captiver les joueurs, le rétro-gaming. Certains joueurs courent d’avantage derrière les jeux riches en pixels que ceux offrant des visuels ultra-réalistes. D’autres, aussi, savent apprécier les deux philosophies. Et puis il y a aussi les collectionneurs ou encore, les enfants devenus grands et n’ayant pas suivi l’évolution technologique des consoles; toujours partants pour une partie de Super Mario, Mega Man ou Double Dragon, comme à la grande époque.

Alors, évidemment, lorsque Nintendo a eu l’idée de lancer la Nes Mini, les ventes ont immédiatement suivi. A un point tel que la rupture de stock s’est très vite manifestée. Car si le géant japonais croyait dans son produit, jamais il n’aurait imaginé un tel succès. La série des « Mini » était donc lancée. La Super Nintendo Mini suivait donc, l’an dernier et la N64 Mini devrait débouler l’an prochain.

Consoles « Mini » : une idée pas si neuve…

Du coup, d’autres ont emprunté la voix comme SNK et sa Neo Geo Mini, SEGA et sa Megadrive Mini (repoussée à 2019) et donc, depuis peu, Sony et la PS One. Nous pourrions aussi citer la C64 Commodore et quelques autres (Atari…), remises au goût du jour au passage. L’occasion de rendre à César ce qui lui appartient, le concept en lui même ayant été imaginé par d’autres distributeurs/fabricants que Nintendo.

En effet, depuis pas mal d’années fleurissaient, sur le net et même, dans les grandes surfaces, des consoles SEGA ou ATARI pas totalement sous licence mais offrant de nombreux jeux, pour un tarif généralement faible. En pratique, le résultat n’était pas toujours brillant mais le rapport qualité/prix avait un certain mérite, notamment vis  à vis des joueurs les moins fortunés. C’est ce concept que Nintendo a revu et corrigé, pour lancer le phénomène « Mini ».

Une console plus petite, des manettes identiques aux originales, moins de jeux pré-installés et surtout, l’impossibilité d’en ajouter d’autres, le tout emballé dans un pack officiel rappelant les codes de l’époque et le tour était joué ! En bonus, des fonctions de sauvegarde régulière, de ralenti et une compatibilité avec les écrans modernes étaient également au programme des réjouissances. L’art de recycler pour accoucher d’un produit « neuf » ! Une autre facette de Nintendo, toujours capable de faire bosser ses matières grises, afin de rendre son activité pérenne.

…et le Phoenix « Nintendo » renaît de ses cendres !

Et pour la firme de Kyoto, ce succès, couplé à celui de la Nintendo Switch mais aussi, à son arrivée sur le segment du jeu mobile, l’ont littéralement métamorphosé. Moins frileux qu’auparavant, Nintendo attire à nouveau partenaires, financiers et éditeurs vers elle. Pourtant, avant ces événements, l’échec de la Wii U l’avait lourdement affaiblie. La preuve que, sans argent (tout étant relatif et comparé aux concurrents, Sony et Microsoft), il reste la possibilité d’avoir des idées, pour créer une activité économique viable.

Et comme cela est le cas à chaque fois que Nintendo lance une idée suivie par le public (à quand une Switch par Sony ou Microsoft ?), la concurrence directe suit, souvent en améliorant les concepts de Big N. Ainsi, après Sony et la PS One, Microsoft pourrait en faire de même avec sa toute première Xbox. Une console gigantesque à l’époque qui pourrait, alors, devenir « Mini », elle aussi…