Test

Test de Life is Strange 2 Episode 3 : Wastelands – passage à l’âge adulte


Fiche jeu

  • Editeur:Square Enix
  • Developpeur:DONTNOD
  • Supports:PC, PS4, Xbox One X
  • Genres:aventure
  • Nombre de joueurs:1
  • Date de sortie:9 mai 2019

La route continue pour Sean et Daniel Diaz que nous avions quitté avec l’épisode 2 fin janvier 2019. Cet épisode marquant faisait se rencontrer les frères en cavale et le jeune héros de Captain Spirit avec un final… haletant. Aujourd’hui le voyage se poursuit après une ellipse d’un mois, les cheveux ont poussé, les hormones aussi, mais rien n’est fait pour durer et surtout pas le bonheur. Surtout dans Life is Strange 2.

Like a hobo

Sean et Daniel ont donc quitté Beaver Creek à la suite de l’incident survenu à la fin de l’épisode 2, ne sachant pas ce qu’il est advenu de leur ami Chris Eriksen alias Captain Spirit. Ils sont tombé sur la jeune guitariste rencontrée lors du marché de Noël, Cassidy, et ils ont décidé de la suivre, rejoignant ainsi son joyeux groupe de paumés de la vie. C’est ainsi que nous retrouvons ce tout nouveau groupe au cœur d’une forêt de séquoias, vivants des quelques dollars gagnés en coupant de la weed chez le cultivateur local, la drogue n’étant pas légal dans cet Etat.

Mais avant ça le jeu s’ouvre sur un flash-back de trois mois avant les événements, nous permettant de revoir Papa Diaz avec un Sean insouciant et insolent et un Daniel plus naïf, moins mature. L’occasion pour le joueur de s’apercevoir du chemin parcouru en seulement deux épisodes. En effet, les personnages ont subi tellement de choses que leur caractère a évolué, bien aidé par les choix que l’on a fait pour eux, les aidant à se forger un caractère. C’est aussi le moment de dresser un petit bilant de mi-saison : ai-je été un bon frère ou pas ?

Car cet épisode charnière marque pas mal de changements, notamment pour Sean qui va connaître son premier véritablement émoi amoureux et sa première fois tout court (si tant est que vous choisissiez cette voie). D’ailleurs son jeune frère lui fera remarquer à plusieurs reprises qu’il trouve que son aîné s’éloigne un peu trop de lui pour passer du temps avec cette fille. C’est ainsi qu’il va trouver une autre figure paternalo-fraternelle auprès d’un autre habitant du camp, créant ainsi des tensions entre les différents protagonistes.

C’est bien c’est beau mais c’est buggé

Comme d’habitude nous choisissons de rester volontairement évasifs sur le scénario afin de vous laisser le plaisir de la découverte, notamment la fin qui personnellement nous a laissé bouche bée. Sachez néanmoins que l’on sent une réelle évolution chez les Diaz, l’ellipse d’un mois y faisant pour beaucoup. On retrouve nos personnages changés, les cheveux plus longs et on sent que de l’eau a coulé sous les ponts depuis la dernière fois. On passe un excellent moment dans ce nouvel environnement même si l’on sait qu’on devra le quitter à la fin, cette dynamique étant propre à la saison 2.

Toutefois le tableau est entaché de quelques bugs qui, s’ils font sourire pour le moment, sont un peu dérangeants. Rien de bien grave rassurez-vous, mais nous avons constaté plusieurs bugs d’affichage. Comme par exemple des canettes qui flottent en l’air sans porteur, des personnages qui se téléportent d’un endroit à un autre… Et aussi les sous-titres : même s’il arrive aux Diaz de parler espagnol, là nous avons eu des sous-titres anglais ou italiens qui sont apparus aléatoirement dans les dialogues. Rien qu’un bon patch ne puisse corriger définitivement.

En définitive cet épisode 3 rempli bien sa fonction d’épisode charnière : on ressent bien qu’il se passe quelque chose, qu’il y a une évolution dans Wastelands. Le caractère définitif de nos choix, nos actions et leurs conséquences prend tout son sens lors des dernières minutes de l’épisodes dont la gravité contraste énormément avec l’apparent sentiment de légèreté qui règne tout au long de l’aventure. On lui pardonne ses quelques imperfections et on le traverse avec un sentiment d’appréhension tant le destin de Sean et Daniel nous semble aussi fragile qu’incertain.

Points positifs

  • Le ton adulte de l'épisode
  • Les conséquences inaltérables
  • La bande-son (Gorillaz, Justice...)

Points négatifs

  • Des petits bugs graphiques
  • Pareil pour les sous-titres

Note

Graphismes 80%
Bande-son 95%
Prise en main 82%
Plaisir de jeu 88%
Durée de vie 72%
Conclusion

Wastelands s’ouvre avec « On Melancholy Hill » de Gorillaz et rien que pour ce choix musical, on sent que l’épisode va être bon. D’ailleurs plus tard on peut notamment entendre « D.A.N.C.E. » de Justice et là aussi, on sait que nous sommes face à des développeurs qui ont du goût. Blague à part l’épisode, très attendu, ne déçoit pas et nous embarque dans son nouvel univers en deux temps trois mouvements. En l’espace de 2/3 heures on découvre ces personnages, on s’y attache, on rit, on pleure, on s’aime… A tel point qu’on a l’impression d’avoir vécu le mois d’ellipse avec eux.

Les thèmes abordés sont le passage à l’âge adulte, le sexe, la prise d’indépendance et bien sûr les choix et leurs conséquences. On le voit bien ici avec Daniel qui reproche à Sean de s’éloigner de lui, poussant le jeune garçon à vouloir prendre ses propres décisions quitte à provoquer des catastrophes tragique comme le souligne la fin de cet épisode. Bref, « Wastelands » rempli fort bien son office et le temps va nous paraître long jusqu’au 22 août prochain, date à laquelle nous découvrirons l’épisode 4.

Note finale 83% Excellent

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