Test d’Orbitals sur Switch 2 : Club Dorothée Simulator

Par Benjamin Barois , le 27 septembre 2026 - 9 minutes de lecture
Image titre d'Orbitals

Si vous êtes né dans les années 80/90, Orbitals va faire vibrer une fibre nostalgique gigantesque en vous. Le jeu de Shapefarm reprend le look des anime de notre enfance, avec une touche d’Interstella 5555 et un gameplay à la Hazelight Studios pour faire une proposition séduisante. Nous y avons joué, voici notre avis.

Orbitals, une aventure qui sent bon le passé

Pour donner un peu de contexte au test, il vous en fait sur moi : je suis né en 1985. J’ai grandi avec Ça Cartoon le dimanche soir et le Club Dorothée le week-end et tous les matins des vacances. Autant dire que j’ai été élevé par Sangoku, Sailor Moon, Seiya et consorts. C’est pour ça que l’esthétique d’Orbitals m’a tout de suite parlé : il a réveillé en moi des souvenirs pas si enfouis, puisque je vis encore avec ces icones autour de moi.

Maki et Nomura, les deux héros d'Orbitals

Orbitals est un jeu d’aventure à la troisième personne qui se joue uniquement en coop, que ce soit en local, sur le même écran ou via une connexion Internet. Tout comme It Takes Two, Split/Fiction ou les autres jeux Hazelight, il suffit qu’un joueur ait le jeu et l’autre peut récupérer une version gratuite pour rejoindre son partenaire. Et c’est parti direction l’espace en compagnie de Maki et Nomura, les héros qui doivent explorer un cimetière spatial pour sauver leur station de la destruction.

@julien.barthet.le #virgo shun vs Shaka #saintseiya : honnêtement, la couleur de l’armure de Shun ne me choque pas. Par contre, l’absence du rubis présent sur le casque et la ceinture de Shaka, ça manque. Bon et la couleur des épaulettes de la Vierge est peut-être sa spécificité no1. Du coup, ça se discute…. Au passage mes excuses concernant le casque de Shaka, que je n’ai pas réussi à enfoncer davantage pour l’instant. Ps: concernant Shaka il s’agit de l’édition anniversaire sortie récemment #manga #figurine #zodiactiktok ♬ Illusion of 12 temples (Saint Seiya Virgo Shaka) [feat. Pablo Bobadilla Rider] – Animelmack


En début de partie, chaque joueur choisit son personnage, il est possible d’alterner à chaque fois qu’on lance le jeu. Mais pour plus de cohérence et maintenir un peu de RP, surtout quand on joue à distance, mieux vaut garder le même personnage le long de l’aventure. Quitte à refaire une run après en changeant, même si ça n’a pas trop d’impact puisqu’à la différence des jeux d’Hazelight, il n’y a pas beaucoup de passages où les joueurs vivent des choses séparées. Mais il va falloir coopérer.

La communication est la clé d’Orbitals

Le jeu alterne des phases dans votre base avec des voyages en vaisseau, où un joueur pilote et l’autre est sur la tourelle de tir. Et des moments d’exploration dans des vaisseaux abandonnées ou des zones en ruine, en quête de composants pour réparer la station où vous habitez. L’écran est en permanence scindé en deux, puisque vous aurez besoin de voir ce que fait l’autre, ou où il est, pour résoudre certaines énigmes environnementales.

Exemple de gameplay en coopération dans Orbitals

C’est pour ça qu’il faut impérativement avoir le Gamechat activé sur Switch 2. Même si vous pouvez comprendre ce qu’on attend de vous, se synchroniser avec son partenaire est primordial. Les énigmes sont souvent asymétriques et il va falloir avoir un œil sur les deux personnages pour les résoudre et progresser. Dans l’ensemble, la coopération est bien pensée, les énigmes fonctionnent bien, même s’il leur manque ce petit supplément d’originalité qu’on peut trouver chez Hazelight.

Désolé de comparer toujours Orbitals avec les jeux de ce studio, mais ils sont quand même une référence en la matière. Pour l’exploration, Maki et Omura peuvent utiliser des gadgets : un lance-grappin, un laser, un lance-eau et un micro-ondes qui sert à posséder d’autres objets. Ce qui est bien, c’est que chaque personnage peut prendre l’objet qu’il veut, il n’y en a pas un qui est assigné à tel ou tel rôle. D’où la moindre importance de choisir Maki ou Nomura en début de partie, au final. Là où Orbitals se démarque, par contre, c’est vraiment dans ses graphismes.

Un véritable régal pour les yeux

Le style graphique d’Orbitals est vraiment, vraiment chouette. C’est pour ça que le studio s’est associé avec Studio Massket pour proposer un rendu digne d’un anime. Studio Massket est connu pour son anime Lycoris Recoil et côté design des personnages, on ressent l’inspiration des mangas et animes des années 90 comme Ranma ½, Cowboy Bebop ou encore Evangelion. Le fait qu’un des deux soit bleu fait aussi invariablement penser au long métrage Interstella 5555 des Daft Punk, de 2003, qui accompagnait l’album Discovery.

Un décor magnifique d'Orbitals

Mais ça ne s’arrête pas à ça, le jeu fourmille d’animations et de détails qui sont un bonbon pour les yeux. On y sent du Ghibli, de la malice et de l’humour. Comme dans la base où il est possible de se poser devant une Super Nes, taper dans un punching ball ou embêter les habitants en déclenchant des petites animations sur simple pression d’un bouton. Les animations sont fluides, il n’y a pas de temps où votre personnage se met bien en face de sa cible pour déclencher son mouvement, on a vraiment l’impression de jouer un dessin animé interactif.

Même l’alchimie entre les personnages fonctionne bien. Ils n’arrêtent pas de se chamailler et se chercher, même si au fond ils s’aiment bien. D’ailleurs, une roue peut s’ouvrir en appuyant sur ZL pour déclencher une animation de son propre personnage qui peut saluer, danser, jouer l’impatient ou se moquer de l’autre. De quoi ajouter encore plus de communication à un jeu dont c’est le cœur. Tout ça participe à s’immerger dans le titre de façon très agréable.

Orbitals ne fait pas dans le trop compliqué

La panoplie de mouvements est assez simple, mais efficace : le personnage peut courir, sprinter, sauter et dasher. Avec un accessoire sur le dos, il est possible de viser et tirer et de temps en temps on tombe sur un jetpack qui permet de débloquer temporairement le double saut. Dans le vaisseau, en tant que pilote, on peut juste choisir d’aller à gauche ou à droite, l’avancée se fait sur des rails, on peut déclencher un boost et dasher pour éviter les tirs des projectiles et lancer des grenades électriques qui activent des mécanismes éteints. En tant que tireur, on peut mitrailler ou utiliser le tir secondaire qui envoie une onde de choc, ce qui permet de renvoyer les missiles à leur envoyeur.

Gameplay en vaisseau dans Orbitals

Dans certains niveaux, il est possible de trouver des cartes qui activent des mini-jeux dans le vaisseau. Ça ajoute un petit plus et ça permet de faire autre chose que l’aventure principale, que ce soit en coopération ou en affrontement. Aussi, au fil de la progression, le vaisseau se remplit de créatures et objets croisés le long de l’aventure. Ce qui fait qu’on peut passer un vrai long temps à explorer les couloirs de notre navette.

La difficulté n’est pas trop corsée, même si parfois certaines énigmes demandent un peu de temps avant d’être totalement comprises. Mais généralement on progresse de façon fluide, même si une grande partie de cette déclaration dépend des compétences de votre partenaire. Parce que même si le jeu est mignon, il demande un certain doigté qui fait que les plus jeunes ou les néophytes pourront le trouver compliqué sur le long terme.

Une ambiance sonore aux petits oignons

Un autre des gros points forts du jeu est qu’il est intégralement doublé en français. Et le doublage est vraiment bon. Les deux protagonistes sont parfaitement interprétés et les dialogues ne tombent jamais à plat. Même les quelques PNJ qu’on croise ont ce côté un peu grandiloquent et marrant qu’on retrouve notamment dans les productions Ghibli, ce qui vient alimenter grandement le côté nostalgie du jeu.

Début de chapitre dans Orbitals

De toute façon, et c’est un constat général, les entreprises l’ont compris, dans les jeux vidéo comme ailleurs, comme LEGO : ma génération, les millenials, sont de grands enfants avec du pouvoir d’achat. Pas étonnant de voir des kits de briques comme Maman j’ai raté l’avion ! ou Batman de Burton cartonner. La fibre nostalgique bat son plein et nous en sommes les heureuses victimes. Mais Orbitals parvient à ne pas laisser les autres joueurs sur le bas-côté en faisant une proposition suffisamment intelligente pour séduire tout le monde.

Alors bien sûr tout n’est pas rose dans le jeu, on pourrait lui reprocher sa durée de vie courte, puisque le titre se boucle en 6h environ. Ou un manque de renouvellement des mécaniques de gameplay, là où It Takes Two fait régulièrement de nouvelles propositions, Orbitals reste sur ses acquis. Les puzzles manquent un peu de challenge et les phases en vaisseau d’intérêt. Mais le ressenti général reste bon, et c’est le principal.

Orbitals est une exclusivité Switch 2 disponible depuis le 3 septembre 2026, disponible aussi bien en boîte que sur l’eShop de la console de Nintendo.

Article publié le 27/09/2026 à 7h00


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Benjamin Barois

Rédacteur, traducteur et occasionnellement designer graphique Je joue donc je suis. Ne se prend pas au sérieux depuis 1985. Joue sur : PS5, Switch, 3DS, Vita et retro gaming Rédacteur freelance depuis plus de 10 ans, je mets mes compétences éditoriales au service de la tech, du gaming et de l’électroménager, avec un goût prononcé pour les bons plans et les contenus utiles. Mon parcours m’a permis de collaborer avec des sites reconnus comme Frandroid, Clubic, Écran Large, Jeuxvideo.com, ou encore Le Mag Jeux High Tech.

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