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Test de Grid Autosport, notre avis sur la simulation Nintendo Switch


Fiche jeu

  • Editeur:Codemasters
  • Developpeur:Feral Interactive
  • Supports:Nintendo Switch
  • Genres:Simulation
  • Nombre de joueurs:1
  • Date de sortie:19 septembre 2019

Il est enfin là ! La première simulation sur Nintendo Switch, Grid Autosport, fait son apparition (attendue) sur la console hybride. Bonne nouvelle pour celles et ceux ne disposant pas d’une PS4/Xbox One et/ou pour les joueurs en quête d’une simulation…portable ! Feral Interactive nous propose donc l’adaptation du soft sorti voilà quelques années sur l’ancienne génération de consoles Sony et Microsoft. Mais, avec le temps qui passe, ce portage n’a-t-il pas trop vieilli ? Réponse dans ce test.

Grid Autosport : à mi-chemin entre l’arcade et la simu

Alors que nombre de jeux de course de motos sont disponibles sur Switch, côté quatre roues, il faut un peu fouiller. Sur l’ eShop, notamment. Et si un certain Gear Club Unlimited a fait le job jusqu’ici, il ne s’agissait que d’un jeu d’ arcade. Pas idéal pour les amateurs/amatrices de sensations « vraies ». Alors forcément, la sortie de Grid Autosport sur la console de Nintendo était attendue. Mais avant de développer, nous nous devons de préciser le style du jeu développé par Feral Interactive.

En effet, Grid Autosport se présente plutôt comme une « simu-arcade » et non en tant que simulation pure. En clair, en désactivant toutes les aides, les voitures se déroberont plus facilement, les accélérations devront être dosées, histoire d’offrir un rendu plus réaliste. Néanmoins, nous sommes encore loin d’un titre comme Assetto Corsa ou Project Cars. Logique, le jeu original étant conçu ainsi. Aussi, le choix de le porter sur une console comme la Switch, qui ne dispose pas du moindre ensemble volant/pédalier, coulait de source. De plus, s’agissant du premier jeu de voitures proche d’une simulation, les développeurs avaient peut-être besoin de jauger l’audience. Afin, pourquoi pas, de proposer un jeu plus réaliste encore, dans les années à venir.

Grid Autosport, course endurance

Catégorie Endurance

Grid Autosport : des sensations…pures !

Toujours est-il que, compte-tenu de l’absence de concurrence direct sur cette console, Grid Autosport dispose d’un boulevard. Un choix par défaut pour autant ? Pas forcément. Car le soft dispose de pas mal d’atouts susceptibles de plaire aux joueurs en mal de sensations plus réalistes. A commencer par le vibrations HD, réglables en intensité, qui contribuent énormément au feeling. En effet, lors du passage sur un vibreur ou, mieux encore, quand un véhicule trouve le « grip » (l’adhérence), la fonction remplit bien son rôle.

Grid Autosport, vue intérieure

Grid Autosport sur le Red Bull Ring

Autre aspect réaliste positif, la gestion des dégâts. S’il est possible de régler cette option de manière purement visuelle, le fait d’activer les dégâts avec effets concrets apporte un vrai plus. Effectivement, au gré des sorties de piste, contacts avec les concurrents et autres freinages tardifs, le pilotage des véhicules se dégradera d’autant. Par ailleurs, pendant une course d’endurance, il faudra prendre soin de ses pneus, pour éviter de terminer l’épreuve au ralenti. Voilà un aspect des choses vraiment sympa, qui plaira aux adeptes de réalisme. Tout en sachant que « les autres », pourront activer toutes les aides et supprimer cet aspect gestion de l’usure et des dégâts.

Concrètement, le pad Switch « de base » (avec les deux joy-con) n’est pas forcément ultra-adapté à ce style de jeu. Cependant, après une petite heure de pratique, les voitures se manient facilement. On reprochera, tout de même, les crampes apparaissant au bout de quelques heures, du fait du positionnement des gâchettes représentant l’accélérateur et les freins. Toutefois, ce problème a également été identifié sur d’autres types de jeux. En conséquence, les développeurs ne sont pas à blâmer.

Quoiqu’il en soit, ce côté accessible mais semi-réaliste génère très vite sa dose de plaisir. D’ailleurs, le simple fait d’avoir à suivre des trajectoires et soigner ses entrées/sorties de virages sur un jeu de course Switch est déjà une victoire. D’autant que niveau circuits, on retrouve quelques pépites bien connues des fadas de sports mécaniques comme Spa Francorchamps, le Red Bull Ring, Indianapolis, Abu Dhabi, Silverstone, Sepang, Hockenheim ou encore, Barcelone. En plus d’épreuves en ville (San Francisco, Paris, etc.) et quelques tracés originaux, sur la French Rivieira ou au Japon, par exemple. Par ailleurs, des courses dites de « Drag » (en ligne droite, départ/arrêté) sont au programme. Mais aussi, les très fun épreuves de Drift ou encore, de démolition, façon Destruction Derby ou Wreckfest.

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Contenu acceptable mais service minimum

Néanmoins, un petit regret, le fait qu’aucune nouvelle piste n’ait été ajoutée au jeu. Idem concernant les voitures. Tant d’années après, nous aurions pourtant apprécié de découvrir d’avantage de contenu sur ces deux points. D’autant que leur nombre n’était déjà pas très conséquent, dans la version originale. Mais pour une première entrée en matière, cela fait largement l’affaire.

Par ailleurs, les véhicules sont dispatchés en plusieurs catégories, que l’on retrouve dans le mode carrière. Touring, Open Wheel, Tuner, Endurance, Street et Grid Series. Cette dernière se débloquant plus tard, après avoir terminé les 5 premières catégories. Ce mode solo offre donc plusieurs séries sachant qu’il est possible, après chaque saison, de changer de catégorie. Bon, soyons clairs, ce mode carrière n’a rien à voir avec les derniers standards en la matière, à l’image de MotoGP, F1 ou WRC. Car il faut bien garder à l’esprit que Grid Autosport est un portage à l’identique du jeu PS3/360 (et mobile). Aussi, les mécaniques ont un peu vieilli, par rapport à ce qui se fait de mieux de nos jours.

Ceci étant dit, la comparaison avec les jeux PS4/One n’ayant aucune raison d’être, le titre de Feral Interactive fait le travail sur ce plan aussi. C’est donc en choisissant son équipe (avec une voiture imposée) que l’on découvre la carrière, avec la possibilité de taper dans l’oeil d’autres écuries et de remplir des objectifs de résultats et de sponsors. Très classique, donc, mais la diversité de véhicules et de circuits se suffit, quasiment, à elle-même.

Grid Autosport de nuit

Course nocturne

Des courses immersives…malgré l’ I.A aux fraises !

Côté courses, le défaut d’antan est toujours présent à savoir, une I.A vraiment grossière. Clairement, éviter les contacts dans le peloton ne sera pas chose facile. Sachant que l’on part souvent du fond de grille. Pour donner un exemple plus concret, les concurrents ferment -souvent- la porte brutalement, bien que certains s’écartent au dernier moment, lorsque l’on tente de les piquer au freinage. Par contre, nous avons apprécié le fait que les autres pilotes commettent des erreurs et s’accrochent entre-eux. Ce qui offre parfois des résultats inespérés…et oblige à une certaine prudence, surtout dans le premier tour !

Autre atout, les nombreuses vues disponibles à savoir, deux en extérieur et 4 en intérieur. De quoi choisir le degré d’immersion et les sensations qui en découlent. Transition toute trouvée pour évoquer l’aspect framerate. Et bien, dans ce domaine, la Switch s’en sort plus que correctement. Quelques chutes sont malgré tout observées (chose qui se produit -aussi- sur des consoles plus puissantes, dans des jeux réputés…) mais rien de vraiment gênant. De plus, trois modes sont disponibles afin d’optimiser les performances selon ses propres priorités. Un mode « Performance » qui privilégie la fluidité d’animation, un mode « graphics » qui mise sur les visuels (et cela se voit) ainsi qu’un mode « low » qui réduit tout pour favoriser l’économie de batterie en mode nomade. Pas bête et bien utile.

Grid Autosport : techniquement, la Switch tient la route

Passons au chapitre graphismes. Dans le domaine, dans la mesure ou l’opus original ne brillait pas sur ce plan, pas de miracle sur Switch, évidemment. Néanmoins, le rendu reste très propre et largement au-dessus de ce que propose un Gear Club Unlimited. Par ailleurs, selon les circuits, les environnements sont parfois plutôt jolis, comme sur le circuit du Red Bull Ring. En revanche, on regrettera l’absence totale de pluie lors des courses. De manière plus générale, sur un grand écran de TV moderne, cela pique parfois les yeux. Toutefois, en mode nomade, cela passe comme une lettre à la poste. Et puis vous ne trouverez pas plus joli, en matière de jeu de Racing, sur la Switch.

Concernant la modélisation des voitures, là encore, on est dans du plutôt bon. Idem pour ce qui se rapporte aux dégâts visuels sur les voitures, un régal ! D’ailleurs, les replays permettent d’apprécier cette facette avec toutes les vues disponibles, juste pour le plaisir. Pour la énième fois, donc, sur Switch, le résultat est satisfaisant. Et puis, rien ne dit qu’il soit possible de faire beaucoup mieux, sur cette machine. Du moins jusqu’à ce que quelqu’un fasse mieux, peut-être…

Course de Drift

Epreuve de Drift

Un mot de la facette sonore. Dans le domaine, une fois encore, le résultat est plutôt correct. Qu’il s’agisse des bruitages (pneus qui crissent, vibreur, chocs, graviers) ou de la reproduction des sons des moteurs, il n’y a pas de quoi se plaindre. Même si, une fois, encore, les années qui se sont écoulées révèlent les faiblesses de l’époque, dans ce domaine. Rien d’impressionnant, donc, mais le contrat semble rempli.

Abordons, enfin, le contenu global du jeu. Outre le mode carrière, relativement consistant, des championnats additionnels sont accessibles directement. Mais aussi, un mode « course rapide ». De plus, différents formats de runs (meilleur temps, checkpoint, poursuite, éliminatoire, endurance) sont proposés. L’occasion de vous citer quelques voitures disponibles dans leurs propres coupes ou dans des championnats. Mitsubishi Lancer Evolution X, Subaru Tomein Cusco Impreza WRX STI, Ford Focus ST, Peugeot 408 SCB, Audi RS5, Audi Quattro, BMW 320 Touring Car, Ford GT40, McLaren 12C GT3, Aston Martin N24 V12 Zagato, Dallara Indycar, Dallara F312, McLaren Mercedes SLR, Bugatti Veyron, Lancia Delta HF Integrale Evo 2, BMW M3 Coupé, Alfa Romeo Giulietta Quadrifoglio Verde, Lola B12/80, etc. Soit une centaine de véhicules, en tout et pour tout.

Epreuve de destruction

Epreuve de Destruction

D’autre part, toutes ces machines peuvent être améliorées (moteur, boite, aéro, etc.) mais aussi, faire l’objet de réglages, afin d’en améliorer le comportement.

Enfin, pour conclure, il faut savoir que plusieurs patchs sont d’ores et déjà planifiés « Day One ». Avec, notamment, des packs de textures HD et une amélioration des temps de chargements. Qui sont d’ailleurs très longs, sur la version testée (avant la sortie). Il faudra donc vérifier, après disponibilité, à quel point des chargements ont été réduits. Mise à jour à venir dès que la sortie sera effective. De plus, les modes multi online et local (écran splitté) sont prévus, juste après la sortie du soft.

Téléchargez Grid Autosport sur Nintendo Switch

Grid Autosport à Spa

Spa Francorchamps

Points positifs

  • Une semi-simulation, première du genre sur Switch
  • Pas mal de catégories/séries différentes
  • De bonnes performances (framerate) pour la Switch
  • S'en sort bien visuellement, en mode nomade
  • Prise en main plaisante, Fun
  • Contenu suffisamment conséquent pour captiver
  • Supporte toutes les manettes Switch (y compris Pro et Gamecube)
  • Les modes multi online et local (splitté) seront disponibles gratuitement après la sortie du soft

Points négatifs

  • Titre qui a vieilli, niveau contenu
  • I.A pas bien fine...
  • Pas d'effets de météo

Note

Graphismes 70%
Bande-Son 76%
Animation/Framerate 80%
Prise en main 85%
Plaisir de jeu 93%
Durée de vie 79%
Conclusion

En évitant soigneusement toute comparaison avec des consoles plus puissantes, Grid Autosport s’en sort avec les honneurs, sur Nintendo Switch. Certes, le soft a vieilli et cela se sent. Notamment au niveau du contenu, un poil classique. Et si, graphiquement, on ne criera peut-être pas au génie, le rendu global reste satisfaisant. De plus, les différents modes d’affichage permettent d’obtenir des courses fluides, tant sur écran TV qu’en mode nomade. Et le résultat est plus que correct. Pour cette machine, encore une fois. Sachant que des patchs (day one) pourraient, encore, améliorer le rendu final…

Pour le reste, sachez que Grid Autosport est un jeu orienté simulation mais qu’il conserve une prise en main accessible, pas si éloignée de l’arcade. Considérez-le comme un titre à mi-chemin entre arcade et simu. Néanmoins, la gestion des dégâts et de l’usure des pneus, ainsi que leurs conséquences sur le pilotage sont remarquablement reproduits. De même que les vibrations H.D. Le tout pour des sensations très agréables et une prise en main source de plaisir.

D’autre part, le titre de Feral Interactive offre une bonne durée de vie. En effet, de nombreuses catégories (Drift, Endurance, Monoplace, Drag, Destruction, GT, etc.), une centaine de véhicules, un nombre raisonnable (mais pas extravagant) de circuits et pas mal de formats de courses permettent d’occuper de longues heures. A noter, les modes de jeux en ligne et local (2 joueurs en splitté) ne sont pas encore disponible. Cependant, ils seront ajoutés après la sortie, gratuitement.

Et puis, jouer à un tel titre pendant ses déplacements, voilà un atout considérable. Au final, pour une première simulation sur Switch, Grid Autosport réussit son entrée. Un soft que nous vous conseillons vivement, si vous souhaitez passer à la vitesse supérieure en matière de réalisme.

Note finale 81% FUN

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