Test

Test de ToeJam & Earl : Back in the Groove sur Switch : on danse le mia


Fiche jeu

  • Editeur:HumaNature Studios
  • Developpeur:HumaNature Studios
  • Supports:Nintendo Switch, PC, PS4, Xbox One
  • Genres:aventure
  • Nombre de joueurs:1-4 (local ou en ligne)
  • Date de sortie:1er mars 2019

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, ToeJam & Earl est un jeu paru initialement sur Megadrive en 1991. Le titre met en scène deux aliens funky échoués sur une planète Terre en morceaux, tout comme leur vaisseau. Cette suite, qui est en fait le quatrième volet de leurs aventures, a été kickstarté en 2015 et n’a eu de cesse d’être repoussé jusqu’à sa sortie récente. La magie de la nostalgie va-t-elle encore opérer ?

Fédération Alien de Funk

ToeJam & Earl est un véritable ovni vidéoludique, autant en 1991 qu’aujourd’hui et vous allez vite comprendre pourquoi. Déjà rien que le scénario : ToeJam & Earl sont deux extraterrestres épris de funk et de jolies filles. D’ailleurs ils en promènent deux à l’arrière de leur vaisseau et tentent de les draguer à gros coups de musique funk et de basses qui font vibrer. En passant prêt de la Terre, nos amis décident de pousser les watts au max pour épater notre belle planète bleue sauf que voilà : ça fait tout péter. La Terre est en morceaux et leur vaisseau aussi. Votre mission, si vous l’acceptez, est de réparer votre moyen de transport (la Terre on s’en fiche).

Voilà, là déjà on est pas mal. Maintenant, regardons un peu le jeu et comment il se présente. Déjà vous devez choisir entre ToeJam, Earl (versions modernes ou old skool) ou une des deux demoiselles qui les accompagne. Vous êtes ensuite envoyé sur un bout de Terre et vous allez devoir retrouver les 10 pièces de votre vaisseau. Vous pouvez passer d’une zone à une autre en empruntant des ascenseurs et revenir aux zones précédentes en vous laissant tomber dans le vide. Dans ces zones, vous allez croiser des humains, hostiles ou non, qui tenteront de vous mettre des bâtons dans les roues ou vous aideront à avancer.

Le but est donc de se promener entre les différentes zones pour ramasser vos pièces, éviter les méchants humains et rendre service à d’autres personnages pour débloquer des bonus. En effet, pas mal de cadeaux jonchent les niveaux et vous pouvez les utiliser pour vous booster temporairement ou vous donner de l’argent ou de l’XP. Oui de l’argent car tout se monnaye dans le jeu : les parcmètres qui déclenchent des événements aléatoires, les personnages qui peuvent vous dire ce qui se trouve dans vos cadeaux, les réparer… Le jeu fait la part belle à l’aléatoire, que ce soit pour le loot ou les niveaux : ceux-ci sont générés aléatoirement afin d’éviter toute répétitivité du titre.

Alors on danse

Résumons ce qu’on a pour l’instant : des aliens fans de funk perdus sur une planète en morceaux à la recherche des parties de leur vaisseau. Pour ça ils vont traverser des niveaux générés aléatoirement et de plus en plus grands. Ceux-ci comprennent des alliés, des ennemis, des cadeaux et de l’argent. Le côté aléatoire, s’il permet virtuellement une rejouabilité infinie, est quand même limité par le nombre de modèles différents de personnages et objets. Au final ce n’est que repositionner ce qu’on connaît déjà mais de façon aléatoire.

Le titre propose plusieurs modes de difficulté et, son plus grand atout, du multi online ou en local jusqu’à quatre joueurs. Là tout le monde peut prendre son alien et explorer les niveaux ensemble pour aller encore plus vite. Nous avons oublié de dire que chaque alien a ses caractéristiques : barre de vie, vitesse, exploration, durée des bonus, parcmètres gratuits… A vous de choisir selon votre style de jeu tout en sachant que lorsque vous cumulerez assez d’XP vous pourrez aller voir l’homme-carotte pour gagner un niveau et des aptitudes bonus.

Graphiquement, on est sur un digne héritier de la Megadrive version 2019. Le jeu a le look de son gameplay, loufoque, un peu vieillot et parfois trop lent, mais bizarrement ça ne gêne pas trop. Même quand on rentre dans la Funkzone ou s’enclenche un mini-jeu de running où il faut éviter les murs et les sorties pour ramasser un maximum de bonus. Notez également qu’il existe un mini-jeu de danse où vous devez appuyer sur des touches en mode Guitar Hero pendant quelques secondes. Rien de bien fou.

Pour conclure, difficile de noter définitivement ce ToeJam & Earl. Il sent bon les années 90, le jeu et ses personnages sont aussi déjantés qu’à l’époque, la bande-son est cool, le multi une bonne idée mais… Oui, le mais, ce fameux mais qui fait oublier tout ce qui vient avant, comme si c’était non avenant, alors que le jeu possède des qualités. Mais, disais-je, on ne peut s’empêcher de trouver le tout répétitif au bout d’un moment. Oui, malgré la génération aléatoire des niveaux et le placement tout aussi aléatoire des items. Mais c’est toujours les mêmes textures, les mêmes objets, les mêmes personnages pour les mêmes actions… Bref ce ToeJam & Earl est un titre surprenant qui parvient à nous divertir pendant une heure ou deux avant d’être rangé dans un coin et ressorti lors des soirées entre amis comme n’importe quel autre party-game.

Points positifs

  • La musique groovy
  • Les niveaux générés aléatoirement
  • Le multi local et en ligne
  • La traduction française

Points négatifs

  • Répétitif
  • Visuellement daté (même si c'est un parti pris)
  • Trop court
  • Des débuts pas très clairs

Note

Graphismes 62%
Bande son 78%
Prise en main 56%
Plaisir de jeu 60%
Durée de vie 63%
Conclusion

ToeJam & Earl est assurément un OVNI vidéoludique. Avec son concept à mi-chemin entre le point’n’click et le jeu d’aventure, ses aliens déjantés et son univers proches des séries MTV des années 90, on ne sait pas trop sur quel pied danser devant le titre. Les premières minutes sont déconcertantes, le temps de comprendre ce qu’on nous demande et à quoi servent les différents objets que l’on trouve. Mais une fois qu’on a compris, le jeu devient limite trop simple et on sprint entre chaque ennemi pour récupérer notre pièces de vaisseau et passer au niveau suivant.

Heureusement le mode multi amène du piquant à l’aventure et permet de passer un bon moment entre amis, chacun dans la peau de son alien groovy. Malheureusement comme en solo le fun s’estompera au bout d’un moment, laissant derrière lui un jeu au fort capital sympathie mais qui s’épuise malheureusement trop vite. Dommage, on en attendait certainement trop de ce produit kickstarté en 2015 et repoussé maintes fois pour sortir le 1er mars 2019.

Ne l’accablons pas trop, le titre reste fort sympathique et fleure bon la nostalgie. Nul doute que les joueurs d’antan retrouveront le feeling qui va avec en lançant ce Back in the Groove sympathique. Et qui sait, peut-être le feront-ils découvrir à leur descendance ?

Note finale 64% OVNI

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