Ride 4 : Une Honda dans la ligne droite principale au Mugello Test

Ride 4 : [Test] Trop de simulation tue la simulation


Fiche jeu

Le Gran Turismo des jeux de moto est de retour. Près de deux ans après le troisième opus de la série, Ride 4 poursuit la franchise éponyme. Un titre aux évolutions intéressantes, axé sur la simulation et qui ne pardonne pas les erreurs.

Car oui, cet opus n’est pas à mettre entre les mains de tout le monde. Il faut un certain temps de pratique pour dompter les virages et circuits de ce jeu. Avec les aides au pilotage, le roulage est d’abord assez aléatoire, presque hésitant. Cela se ressent notamment lorsque l’on active les freins automatiques, qui font trop ralentir la moto.

Sans aides, on sent une moto nerveuse. Il faut jouer sur les deux freins de manière intelligente, faire attention aux températures des pneus, surtout la gomme arrière. Perdre l’avant au freinage est presque impossible, mais un highside peut survenir presque à n’importe quel moment. On regrette presque qu’il soit difficile de faire glisser le pneu arrière, cela enlève un peu de fun. Le pilotage sous la pluie est pour sa part assez peu réaliste. On penche presque autant que sur piste sèche et seuls quelques virages piègent les joueurs.

Un pilote en chute

Les assistances électroniques préviennent les chutes, mais ne les empêchent pas

Sous la pluie, ou sur le sec, Ride 4 reste en tout cas un régal pour les yeux. Les machines sont reproduites fidèlement, les circuits aussi. Dommage cependant qu’il n’en soit pas de même pour les environnements extérieurs aux pistes (gradins,…) qui sont assez… morts. On voit également parfois très mal, la nuit.

Ride 4, simulation de gestion

En parlant de conditions de piste, l’apparition de la pluie et d’une météo dynamique est un point fort de Ride 4. Cette dernière est uniquement disponible dans le mode Endurance. Mais l’on peut donc débuter une course sur le sec, voir l’arrivée de la pluie, finir sur le sec ou autre. Pour complètement se plonger dans le monde de l’endurance, la gestion des pneus et de l’essence fait aussi son apparition. Il faut donc gérer les maps moteur du même coup, entre puissance et économie, afin d’être le plus rapide en piste et dans les stands.

Cette gestion des pneus et de l’essence provient du jeu MotoGP, aussi développé par Milestone. De même, l’IA utilisée a les mêmes technologies que celles mises en place dans MotoGP20, et notamment d’ANNA, l’intelligence artificielle du studio italien. Si elle ne nous avait pas spécialement convaincus en début d’année, plusieurs mises à jour donnent un goût nouveau à nos adversaires. Ces derniers sont globalement rapides mais très différents. On retrouve des têtes brûlées, des pilotes propres. Certains commettent plus d’erreurs que d’autres, tout cela est très intéressant.

Ride 4 : Cinq motos en virage

Ne vous y trompez pas, les IA évoluent de manière très différente à chaque instant

Milestone fait fort avec le contenu

Autre point fort du jeu, le contenu est brillant. On retrouve 180 machines de marques réelles, d’autant que Ride se paye un partenariat avec Yamaha. Des motos très variées, de routières aux machines d’endurance en passant par les anciennes du Tourist Trophy. Eh oui, Milestone n’utilise pas uniquement ses licences MotoGP/TT dans les jeux éponymes. Et ça, ça fait plaisir.

À côté de cela, près d’une vingtaine de circuits venus du monde entier figurent dans le titre. En Europe, on pense à Magny-Cours ou Monza. Suzuka est présent côté asiatique, tout comme Laguna Seca, de l’autre côté du Pacifique.

Ces machines et circuits, on peut les utiliser à sa façon, avec son équipement bien à soi. Ride 4 propose en effet d’innombrables options de personnalisation. On peut acheter divers objets, créer ou télécharger les créations d’autres joueurs. Et la communauté a déjà bien avancé, pour le bonheur des yeux. On regrette simplement que notre avatar soit, en lui-même, peu personnalisable. On ne choisit même pas son nom, puisqu’on évolue avec notre pseudo PS4 dans la Carrière.

La Carrière, point faible de Ride 4

Ce manque de développement se ressent aussi dans le mode Carrière. Ride 3 proposait un système avec une apparence sous forme de journaux, mettant l’accent sur les différentes générations de cylindrées. Ici, on débute avec quelques tests, puis il s’agit simplement d’enchaîner les compétitions. On retrouve du contre-la-montre, des courses simples ou épreuves de dépassement, mais ce n’est pas assez varié.

Le mode Carrière mériterait donc d’être plus développé, qu’il y ait une histoire. Les compétitions sont également difficiles et extrêmement frustrantes. En contre-la-montre, un passage d’un millimètre dans l’herbe signifie une disqualification. En course, couper un virage donne des pénalités. Mais ces dernières sont trop aléatoires.

Bugs et frustration

Signalons aussi quelques bugs récurrents et assez dérangeants. Une fois revenu en piste après une chute, la bande-son du jeu a par exemple tendance à croire que le joueur est toujours dans hors piste. En conséquence, le bruit ne colle absolument pas. Pour supprimer cet effet, il faut passer sur un vibreur ou dans l’herbe, ce qui n’est pas pratique et agréable. Ce problème est récurrent et particulièrement regrettable, car les bruits de moteur sont réussis (hormis en supermotard, qui est insupportable à haute vitesse).

Supermotard en bagarre sur le circuit de Phillip Island

Avec une vitesse de pointe de 172 km/h, les courses de supermotard se disputent souvent en peloton, au rupteur

Autre problème, le frein arrière peut s’enclencher à n’importe quel moment. Cela surprend, surtout au départ d’une course, lorsque vos adversaires s’envolent… et pas vous ! Il s’agit ici d’appuyer sur la touche du frein arrière afin de débloquer ce dernier et pouvoir rouler.

Le fait qu’à chaque nouvel essai, une cinématique nous introduise au défi est aussi rapidement énervant. On passe parfois plus de temps à regarder notre moto rouler qu’à rouler. En parlant de regarder rouler, un regret réside également dans le fait que les départs à pieds en endurance se font en pilotage automatique. C’est à dire que votre pilote traverse la piste en courant et démarre la course sans vous. Dommage, ces séquences sont assez aléatoire et les effectuer par soi-même rajouterait du piquant au titre.

Points positifs

  • Le pilotage réaliste
  • Les graphismes
  • L'aspect gestion
  • Le mode Endurance
  • Nos adversaires IA
  • Le contenu global
  • Les multiples personnalisations possibles

Points négatifs

  • Le pilotage trop difficile
  • Sous la pluie, le pilotage n'est pas très réaliste
  • Les aides au pilotage n'aident pas tant que ça...
  • La Carrière qui fait un pas en arrière
  • Jeu frustrant
  • Les multiples bugs
  • On ne fait pas les départs à pieds en Endurance

Note

Graphisme 90%
Bande son 75%
Prise en main 75%
Plaisir de jeu 90%
Durée de vie 92%
Conclusion

Pour résumer, Ride 4 est un jeu qui souffle un peu le chaud et le froid. D’un côté, le jeu part d’une bonne base et est porteur de nombreuses améliorations. Mais Milestone a peut-être simplement poussé un peu trop le côté pilotage, rendant ce dernier difficile, au détriment d’autres axes et modes de jeu. On préfèrerait peut-être un titre un peu plus simple d’accès, avec une Carrière mieux développée. Rappelons en tout cas que le jeu sortira sur Xbox Series X et PS5 le 21 janvier 2021.

Note finale 84% Mitigé

Un commentaire sur Ride 4 : [Test] Trop de simulation tue la simulation

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