007 First Light est le nouveau de IO Interactive, le jeu que l’on connait surtout pour la saga Hitman. Le studio abandonne sa franchise bac à sable pour une aventure cinématographique dans le smoking de James Bond avant qu’il ne soit 007. Nous en avons vu le bout, il est temps de répandre la bonne parole.
007 First Light, un reboot de James Bond version 2026
007 First Light commence de façon non conventionnelle, en tout cas pour un James Bond. Là où les films et même les derniers jeux nous ont habitué à incarner un espion en pleine possession de ses moyens, ici nous commençons comme soldat de la Navy anglaise à bord d’un hélicoptère avec vos collègues. Sauf qu’au bout de quelques secondes, vous vous faites descendre par une salve de missile et finissez sur une île quelque part en Islande, comme seul rescapé.

Dans votre oreillette, une femme mystérieuse prend le relais et vous guide pour découvrir ce qu’il se passe ici. Vous apprenez vite qu’elle est du MI6 et Bond étant Bond, il va n’en faire qu’à sa tête et tout faire exploser pour s’en sortir. Suite à cet évènement, on vous intègre au programme double 0 du MI6 qui vient juste d’être rebooté. Une belle métaphore pour ce jeu James Bond qui voit là une occasion de repartir à zéro. Bond est jeune, fringant, tête brûlé et retors à l’autorité.
Au début, vous n’allez pas très bien vous intégrer parmi les recrues, mais lors des trois premières heures du jeu, vous allez suivre l’entraînement de Bond et ses amis, jusqu’à leur première mission. Et c’est une première de découvrir le célèbre espion en train de travailler en équipe, de vivre en coloc et d’interagir avec ses pairs. Le jeu prend son temps pour se mettre en place et vous mettre dans le bain. Mais quand il commence, il ne s’arrête plus.
Year one of 007 First Light is packed with new Tac Sim missions, Bawma’s return, new gadgets, photomode, and more.
Check out the full year one content overview and let us know which part you are most excited for.
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— IO Interactive (@IOInteractive) June 6, 2026
La formule Hitman entre en scène
Lorsque vous avez récupéré vos gadgets chez Q et que les choses commencent, on pourrait s’attendre à démarrer un jeu d’action lambda type Uncharted 4, mais il n’en en rien. Il ne faut pas oublier que nous avons affaire à IO Interactive, les développeurs d’Hitman World of Assassination. Ainsi, lors des missions d’espionnage, James est lâché dans une map relativement grande avec un objectif à atteindre et plusieurs façons d’y parvenir.

Pour ça, il faudra faire preuve de patience, d’observation et d’exploration. Écouter une conversation au détour d’un couloir, suivre l’opportunité qu’elle débloque pour découvrir une façon d’atteindre votre but : voici une façon de remplir votre objectif. Mais vous pouvez aussi faire appel au charme de Bond et tenter de baratiner votre interlocuteur pour passer dans une zone interdite.
Si vous connaissez Hitman, vous ne serez pas perdu, surtout que la première vraie mission dans le château ressemble à la mission dans Paris du célèbre tueur chauve. Si vous ne connaissez pas, vous allez vite prendre vos marques car le jeu a pris le temps de vous expliquer les ficelles du métier via le long tutoriel. D’ailleurs, si on pouvait faire une analogie, on pourrait dire que 007 First Light a des allures d’énorme tutoriel pour ensuite passer à Hitman. Car on retrouve une grande quantité de mécaniques de gameplay issues du titre, mais adapté à James Bond.
James Bond 007 First Light : il a tout d’un espion
Le jeu est découpé en chapitres qui se déroulent chacun dans un environnement. Lorsque vous avez débarqué sur place et que 007 First Light vous laisse les commandes, la boucle de gameplay commence. Et elle se reproduit quasiment dans tous les chapitres, en modifiant les séquences dont elle est composée. Il y a donc les phases d’exploration, où vous prenez vos marques dans votre environnement. Une courte phase de plateforme où vous allez escalader des murs, longer des parois et sauter comme un cabri pour trouver un accès caché.

Il y a ensuite des parties où vous êtes en infiltration dans une zone remplie d’ennemis. Soit vous passez discrètement en observant votre environnement pour trouver le bon passage, avec l’aide de vos gadgets. Soit vous passez en force à coups de poings et de pieds, quitte à laisser des dizaines d’hommes KO sur votre passage. C’est généralement suivi par un passage où on vous octroie le fameux permis de tuer, et là c’est le festival de la fusillade. Puis on vous met dans une petite phase en véhicule, parce que que serait un James Bond sans ça ?
Pour se frayer un chemin, Bond peut compter sur les gadgets de Q. Celui-ci vous remet les Q Lens, des lentilles qui font apparaître à l’écran les cibles, votre objectif et les objets avec lesquels vous pouvez interagir. Et la Q Watch, une montre Oméga qui peut embarquer jusqu’à 4 gadgets : un brouilleur électronique, une fléchette qui rend malade, un laser aveuglant, une grenade flash, une bombe fumigène ou encore un mini missile. Pour les utiliser, vous aurez besoin d’énergie et de produits chimiques. La montre peut se recharger avec n’importe quel objet électronique que vous ramassez, et le poison avec tout ce qui sert à faire le ménage, par exemple.
Des combats brutaux et dynamiques
Dans Hitman, quand on en vient aux mains ou aux armes, c’est que c’est trop tard. Dans 007 First Light, vous empruntez juste un chemin plus… direct. Si, à part dans les moments où l’on vous donne le permis de tuer, il est possible de travers certains niveaux sans se faire, ce n’est pas toujours facile. Il y a pourtant tout ce qu’il faut pour masquer vos traces, détourner l’attention, attirer ailleurs, etc. Mais dès que vous êtes repéré, il va falloir taper. Le système de combat s’inspire un peu de celui des jeux Arkham : un ennemi qui s’apprête à vous frapper a un indicateur jaune qui s’allume. Vous appuyez sur le bouton pour parer, ce qui vous donne l’opportunité de riposter juste après.
Si l’indicateur est rouge, c’est qu’il va vous foncer dessus pour vous cintrer et là, il faut plutôt esquiver. Ensuite, vous martelez la touche Carré pour coller des gnons jusqu’à pouvoir appuyer sur Carré et Croix simultanément pour achever le type en face. Il y a parfois des objets à proximité que vous pouvez lancer au visage de vos ennemis, pour directement pouvoir les achever. Sinon, vous pouvez aussi, en appuyant sur R2 et Carré, réaliser vous-même une prise sur un ennemi.

Quand le permis de tuer est accordé, Bond dégaine son arme de service et on passe à autre chose. En tant qu’agent surentrainé, Bond vise bien, très bien. Dès qu’on appuie sur L2, il vise un point léthal sur l’ennemi, il n’hésite pas une seconde. Par contre, 007 First Light est avare en munitions. Il va donc falloir en ramasser sur les corps de vos ennemis, ou changer d’arme. Il y a des animations sympathiques : quand vous n’avez plus de munitions et que vous visez, vous pouvez jeter votre arme à la tête d’un ennemi avant d’aller l’achever au corps à corps, puis récupérer son arme et continuer l’action.
Ces phases sont les plus compliquées du jeu, il faut l’avouer. Nous avons du les recommencer 4 ou 5 fois chacune afin de comprendre le pattern d’où arrivent les ennemis. Ou mieux : repérer où se trouvent d’énormes barils rouges qui font exploser tout un pan du décor, entièrement destructible, pour éliminer plusieurs types d’un coup. Là aussi, vous pouvez alterner entre armes à feu et gadgets de Q pour déclencher un véritable feu d’artifice et vous sortir du pétrin.
Une histoire qui se suit comme un film
Le scénario de James Bond est moderne, avec une intrigue qui tourne autour de l’IA et d’ordinateur quantique. Nous ne rentrons pas plus dans les détails pour vous laisser le plaisir de la découverte, car comme tout bon James Bond qui se respecte, il a son lot de rebondissements et de révélations plus ou moins inattendues. Dans l’ensemble, le jeu est plutôt bien rythmé, avec les phases citées plus haut qui s’enchainent bien. On a le même rythme qu’un film, avec la scène d’exposition, l’intro, la trahison, la découverte du grand méchant, sa traque puis sa chute accompagnée du petit twist final.

Ce 007 First Light est vraiment cinématographique, dans sa mise en scène, ses scènes d’action et ses cut-scenes. L’acteur qui incarne James Bond, Patrick Gibson, tient le rôle à la perfection. Air désinvolte, sourire en coin, punchlines typiquement british : une vraie tête à claques comme pourrait l’être un James Bond sur grand écran, le Vesper en moins. Les autres rôles ne sont pas en reste, avec notamment Lennie James qui incarne l’instructeur Greenway qui vole la vedette dès qu’il apparaît à l’écran.
Étonnamment, le jeu ne bénéficie pas d’un doublage français. Ce n’est pas très grave, car ça permet de profiter de l’accent so british de Bond, mais quand on est dans le cœur de l’action et que Moneypenny nous parle dans l’oreillette, difficile de réussir à suivre ce qu’il se passe. Aussi, pour bien comprendre l’anglais, nous vous certifions que certaines répliques perdent de leur mordant à la traduction dans les sous-titres. Si l’on en croit les statistiques de la PS5, le générique est apparu au bout de 15h. Une durée moyenne pour un jeu d’action, mais l’avantage c’est que la replay value est bonne, avec les différents collectibles à ramasser et surtout la découverte des différentes façons d’aborder une mission.
007 First Light en lice pour être le GOTY 2026 ?
Si jamais vous avez fait le tour du jeu et qu’il vous en faut plus, 007 First Light propose les simulations tactiques, ou TacSim, via le menu principal. Ce sont des missions supplémentaires crées de toute pièce pour le speed run, qui vont plaire aux joueurs de Hitman. Sur une map plus petite que celles du jeu principal, vous devez atteindre un objectif le plus rapidement possible. Il est possible de se donner des contraintes ou s’imposer des malus pour obtenir le meilleur score/temps possible et ainsi faire apparaître son nom sur le leaderboard mondial.

Il n’y a pas à dire, IO Interactive a fait de l’excellent travail avec la licence Bond. Nous avons traversé le jeu avec plaisir et l’envie d’en voir plus, presque triste de voir débarquer le générique de fin aussi vite. Alors bien sûr, tout n’est pas parfait et on sent que le studio n’est pas encore expert dans les jeux d’action solo à forte composante narrative. Certaines phases de 007 First Light trahissent cet état, comme celle un peu maladroite du nœud papillon, ou certaines cut-scenes comme l’arrivée en bateau au Vietnam.
Mais dans l’ensemble, 007 First Light est très solide. Nous n’avions pas pris autant de plaisir dans un jeu de ce genre depuis Uncharted 4, et ça fait une sacrée paire d’années. Sans arriver à se hisser au niveau de la production de Naughty Dog, 007 First Light pose les bases de ce qu’on espère être le début d’une nouvelle saga vidéoludique qui verra Bond vivre de prochaines aventures de plus en plus avancées. On aimerait par exemple des phases en véhicule plus palpitantes et peut-être des dialogues à choix multiple pour déjouer certaines situations. Nous ne pouvons que vous recommander jouer à 007 First Light si vous aimez les action/cover shooter avec de bonnes histoires, car c’en est un excellent représentant.
007 First Light est disponible sur PC, PS5 et Xbox Series, aussi bien en physique qu’en dématérialisé. Il est prévu de sortir également sur Switch 2, mais plus tard, la console de Nintendo demandant certains ajustements techniques.
Article publié le 07/06/2026 à 6h44
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