Test de Gears of War E-Day sur Xbox Series : ça dépote !

Par Benjamin Barois , le 19 octobre 2026 - 10 minutes de lecture
Gears of War E-Day

La franchise Gears of War est de retour avec l’opus E-Day paru en exclusivité sur Xbox Series et PC le 6 octobre 2026. Un nouveau jeu sous forme de préquel où l’on assiste au jour de l’émergence, le fameux E-Day, quand les locustes sont sortis de sous terre pour envahir la surface. Et c’est un sacré défouloir.

Gears of War E-Day : retour aux sources

Gears of War est une saga qui accompagne les joueurs Xbox depuis 20 ans maintenant. La série compte 5 jeux canoniques, les trois premiers formant une trilogie avec Marcus et Dom, et deux spin-off : Gears of War Judgment et Gears Tactics, un jeu à la XCom vraiment intéressant. Avec ce Gears of War E-Day, on revient aux fondamentaux : un jeu d’action qui tâche et qui maintient en haleine du début à la fin.

Un tas de morts dans une rame de métro dans Gears of War E-Day

Le titre débute 14 ans avant les évènements du premier Gears of War. Les habitants de la planète Sera sortent de 79 ans de guerre et quand ils pensent que le pire est derrière eux, l’impensable se produit : des monstres sortent des entrailles de la planète. Ce sont les fameux locustes, que l’on a croisé dans les jeux précédents et découpés par paquets de cent. Sauf qu’ici, nos personnages les découvrent, comme nous découvrons les origines des héros.

Dans Gears of War E-Day, on joue une escouade de quatre : Marcus et Dom, le duo infernal, mais aussi Lucas Reyes, un cadet des communications qui n’a aucune expérience du front, et Mags Carter, une ancienne employée des raffineries d’imulsion de Kalona qui a quelques petits problèmes de santé. Au départ, ils se rencontrent fortuitement dans un bar où Marcus et Dom boivent un verre en hommage à Carlos Santiago, le frère de Dom porté au combat. Et très vite ils vont devenir une escouade qui va apprendre à se connaître au fil des missions.

Un nouveau terrain de jeu avec un monde plus ouvert

Dans les jeux Gears of War classique, la progression l’est tout autant : c’est un cover shooter où l’on avance dans des niveaux cloisonnés et où on se met à couvert pour nettoyer une zone avant de progresser. E-Day tente de faire évoluer un peu la formule en proposant un terrain de jeu un peu plus réduit, mais aussi plus ouvert. Le terrain de jeu c’est la capitale, Kalona, que vous allez explorer dans tous les sens, en surface et dans les souterrains.

Survol de Kalona en hélicoptère dans Gears of War E-Day

Plutôt que d’avancer en ligne droite, nous sommes souvent laissés libres de nos mouvements dans la ville sinistrée. Alors sans avoir la liberté de déplacement d’un open world, on peut quand même décider du chemin qu’on va prendre dans la ville. Ça donne l’occasion de découvrir des caches, des caisses de ravitaillement ou encore des missions secondaires.

Tous les passages ne sont pas comme ça, mais dans Kalona c’est souvent, et ça donne une impression de liberté pas désagréable. Et on découvre cette ville dont on a entendu parler pendant 20 ans, qui se transforme petit à petit en ruine au fur et à mesure de l’émergence des locustes. Car, on le sait dès le départ, ce n’est pas un conflit qui va être réglé en deux coups de cuiller à pot, donc le jeu ne se terminera pas avec l’éradication des locustes. Et l’histoire est beaucoup plus tragique que ça, mais nous vous laissons la découvrir en intégralité.

Gears of War E-Day fait évoluer son système d’équipement

Le jeu évolue un peu, et c’est tant mieux. S’il a posé les jalons du cover shooting nouvelle génération il y a 20 ans, aujourd’hui il a les articulations qui craquent, tel l’ancêtre vidéoludique qu’il est. Pourtant, il réserve quelques bonnes surprises, comme la possibilité de personnaliser ses armes avec des améliorations ramassées sur le champ de bataille. De temps en temps, vous pouvez trouver des caisses qui renferment des mods pour vos armes ou votre équipement. Il faut ensuite trouver une caisse de ravitaillement pour équiper les mods sur vos armes, changer celles-ci ou encore modifier votre armure ou l’accessoire que vous transportez.

Le fameux Lanzor premier du nom dans Gears of War E-Day

Ça apporte un petit côté tactique pas déplaisant, qui permet de modeler son équipement en fonction de son style de jeu. Si on est du genre bourrin qui fonce tête baissée, on peut améliorer sa santé où la puissance de ses munitions. Si on préfère la jouer sûre, on peut s’équiper d’appareils de soin ou d’une armure plus costaude. Ce n’est pas très poussé, mais on apprécie ces pauses dans les caisses de ravitaillement qui permettent de se refaire une santé ainsi que le plein de munitions.

Quant au gameplay, si vous connaissez la série, vous ne serez pas surpris. On avance, on se met à couvert et on canarde. Le rechargement dynamique est toujours présent, donc quand vous appuyez sur RB, une jauge apparaît et si vous rappuyez au bon moment, vous obtenez un rechargement parfait et les munitions deviennent plus puissantes l’espace de quelques secondes. Votre Gears peut porter trois armes sur lui en plus d’une grenade et parfois ramasser des armes lourdes laissées au sol par les locustes. Sans oublier les attaques au corps à corps, notamment avec le Lanzor et sa tronçonneuse qui permettent des exécutions gores à souhait où on coupe les ennemis en deux.

Dans Gears of War E-Day, on incarne qui on veut

Lorsqu’on lance la campagne solo, on découvre qu’il est possible d’incarner l’un des quatre Gears de l’escouade. Rien ne vous empêche d’être Dom, Mags ou Reyes, même si ça ne change trop rien au déroulé de l’histoire. Par contre, on voit aussi qu”il est possible de jouer en ligne à la campagne solo, ce qui permet de rejoindre ou être rejoint par des amis ou de parfaits inconnus pour vivre l’aventure. Vous choisissez le type de lobby (ouvert ou fermé), ajustez la difficulté du jeu et êtes paré pour l’aventure.

Un gros locuste moche et méchant dans Gears of War E-Day

C’est un vrai point positif car tout le monde n’aura pas forcément envie de jouer Marcus, ou même Dom. Les petits nouveaux sont de chouettes personnages, notamment Mags Carter dont le background est sûrement le plus intéressant de tous. Notez qu’il est aussi possible de jouer en coop local. Pour ma part j’ai essayé le jeu à deux sur écran splitté et j’avais oublié que dans ce jeu, la séparation se fait à l’horizontale. Et ça ne rend pas super bien à l’écran, en tout cas à deux, avec un effet fisheye qui déforme légèrement l’action, qui en devient illisible. Il vaut mieux privilégier le jeu en ligne.

La campagne se fait très bien en solo et les trois autres personnages sont dédiés à vous ranimer si vous tombez au combat. Leurs tirent ne sont pas les plus précis, mais si vous êtes au sol, ils vont venir vous relever. D’ailleurs on a 4 chances par zone de se faire relever, après c’est le game over. Mais si vous arrivez à passer la zone, vous retrouvez vos 4 chances. Dans l’ensemble, l’IA des ennemis est bonne, ils sont capables de se mettre à couvert et de vous contourner pendant que leurs potes font un tir de couverture, il va donc falloir ouvrir l’œil pour ne pas se faire déborder.

Un côté multijoueur qui envoie du lourd

Le volet multijoueur de Gears of War E-Day s’articule autour de plusieurs modes, dont le traditionnel mode Versus. Ce dernier conserve les mécaniques de tir à couvert de la série, avec une prédominance des affrontements rapprochés au fusil à pompe. L’ajout du mode Warpath organise l’action autour de zones de contrôle rotatives que les équipes doivent capturer et maintenir. Si le titre intègre le jeu crossplay dès son lancement et permet de configurer des parties contre des bots à la difficulté ajustable, il ne propose pas d’option pour créer des salons de parties privées.

Une partie coop de Gears of War E-Day

L’offre coopérative s’illustre principalement par le mode Horde Siege, un format PvE où Les parties se déroulent sur des segments de cartes étendus, directement issus de la ville de Kalona explorée durant la campagne. La principale évolution structurelle de ce mode réside dans le déploiement simultané de quatre escouades de quatre joueurs sur une même session. Chaque groupe gère ses propres combats et objectifs de manière indépendante, ce qui permet d’observer d’autres équipes affronter des adversaires de grande taille, comme les Brumaks, en arrière-plan.

Sur le plan des mécaniques de jeu, Horde Siege s’appuie sur l’accomplissement d’objectifs primaires et secondaires permettant de générer des points. Cette ressource donne accès à des caisses de ravitaillement pour réapprovisionner ses munitions ou acquérir des équipements défensifs, tels que des tourelles mortiers et des pièges à pointes. La dimension tactique est renforcée par un système de progression articulé autour de quatre classes distinctes : Assaut, Démolisseur, Tireur d’élite et Médecin. Ces rôles exploitent les modifications d’armure et les capacités introduites dans la campagne pour structurer la coopération face aux vagues régulières de locustes.

Gears of War E-Day : un vrai retour en fanfare

Revoir Gears of War a été un vrai plaisir. Pas forcément pour le côté multi, qui ne m’a personnellement jamais trop intéressé, mais pour l’histoire, ses personnages et le sempiternel combat contre les Locustes. Le jeu est nerveux, demande de l’implication et fait qu’on en ressort rincé, comme après une partie de Wolverine sur PS5 où chaque coup de griffe était un effort. Ici on court, on se met à couvert, on saute, on mitraille, on recharge et on fait des roulades à tout bout de champ, le tout sous le tir nourri des ennemis, des bombardements et des cris.

Gears of War E-Day est quand même très beau

Alors oui, c’est de la série B niveau dialogue, mais c’est ça aussi qui fait l’essence de la série. Les personnages sont grossiers, ça se vanne à tout bout de champ et ils prennent parfois le combat un peu trop à la plaisanterie face aux enjeux, mais on est venu là pour ça. Gears of War E-Day est un plaisir coupable, jouissif, qui défoule quiconque se lance dedans, ne serait-ce que pour quelques minutes de campagne.

On regrette de ne pas retrouver la VF historique de Marcus Fénix, José Luccioni, mais l’acteur de doublage nous a malheureusement quitté en 2022. Le nouveau doubleur, Pierre Amal, s’en sort toutefois très bien et peut bien coller avec une version jeune de Marcus, même s’il manque toujours ce petit cachet vocal. Et les musiques du jeu restent dans le thème de ce que l’on connait déjà, donc comme on l’a dit, si vous connaissez la saga, vous serez dans vos petits souliers. N’hésitez donc pas à jouer à Gears of War E-Day de The Coalition et People Can Fly, ne serait-ce que pour les soutenir face au massacre qui a lieu depuis quelques mois, voire années, dans les rangs de la division Xbox de Microsoft. Ces gens sont talentueux et ont besoin du soutien de nous autres, joueurs.

Gears of War E-Day est disponible en dématérialisé sur le Store de la console ou en version physique pour les possesseurs de Xbox Series X.

Article publié le 19/10/2026 à 5h35

Benjamin Barois

Rédacteur, traducteur et occasionnellement designer graphique Je joue donc je suis. Ne se prend pas au sérieux depuis 1985. Joue sur : PS5, Switch, 3DS, Vita et retro gaming Rédacteur freelance depuis plus de 10 ans, je mets mes compétences éditoriales au service de la tech, du gaming et de l’électroménager, avec un goût prononcé pour les bons plans et les contenus utiles. Mon parcours m’a permis de collaborer avec des sites reconnus comme Frandroid, Clubic, Écran Large, Jeuxvideo.com, ou encore Le Mag Jeux High Tech.

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