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Marvel encore dénigré, Black Widow en prend pour son grade !


C’est une tendance qui est née, parallèlement à l’augmentation du nombre de films cinématographiques mettant en scène des super-héros. Ces dernières années. Certains réalisateurs et désormais, acteurs, s’en prennent à la qualité de ces productions, particulièrement lorsqu’il s’agit de Marvel. Cette-fois, c’est donc Black Widow et Scarlett Johansson qui sont ciblés. Se trompent-ils de combat ?

Marvel Black Widow, un modèle pour les filles, qu’on aime ou pas…

Bon ou pas, Black Widow a un mérite, celui d’offrir aux jeunes femmes un modèle auquel s’identifier. Comme Wonder Woman ou Harley Quinn avant-elle. Pourtant, certains ne tolèrent pas ce genre de « message » préférant trouver quelque chose de profond et de cérébral dans tout film sortant en salles obscures. Comme si le cinéma ne pouvait pas se faire plus « léger », plus accessible, afin de parler vraiment à tout le monde. Ce que fait Black Widow avec un personnage principal certes hyper-sexualisé (ce qui peut être contesté et contestable) mais mettant aussi en action une femme forte, avec des fragilités, prenant sa vie en main et ne se laissant pas dominer par le sexe opposé. En dépit d’un parcours de vie très dur…

C’est donc Stephen Dorff (qui a notamment joué dans…Blade ! Tiens, un Marvel…) qui s’attaque à Black Widow sans ménager (ou presque) l’actrice principale : « J’essaie toujours de ne pas dénicher des trucs de merde parce que je ne veux pas être dans Black Widow. C’est de la connerie pour moi. On dirait un mauvais jeu vidéo. Je suis embarrassé pour ces gens et pour Scarlett ! Je suis sûr qu’elle a été payée cinq ou sept millions de dollars, mais j’ai honte pour elle. Je ne veux pas être dans ces films. Je ne veux vraiment pas. Je trouverai plutôt un jeune réalisateur qui sera le prochain Kubrick et je jouerai pour lui à la place. »

Un avis qui a le droit de s’exprimer, bien évidemment. Néanmoins, nous ne pouvons que dénoncer cette forme d’élitisme, qui n’a pas forcément sa place dans un média de divertissement, au sens large du terme. Car nombre d’adultes aujourd’hui en pleine réussite étaient, bien avant, des enfants qui admiraient des personnages de mangas ou de comics. Des modèles essentiels dans la construction de certains individus, qui offrent parfois une alternative positive à ce que propose le système tel qu’il est, c’est à dire -précisément- élitiste. Dès lors, comment se plaindre que celles et ceux « mis de côté » par la société ne soient récupérés par des super-héros, aux valeurs positives ? Car détruire systématiquement des productions revient à cela. A bon entendeur, laissez-nous rêver un peu et trouver de l’espoir…là où il y en a !