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Test de Rocket League sur Switch : fast and fabulous


Fiche jeu

Test de Rocket League sur Switch : Fast & Fabulous

Alors que cela fait plus de deux ans que les joueurs PC et consoles s’amusent à jouer à Rocket League, le voici qu’il débarque sur la machine de Nintendo. Il faut dire que le concept du titre se prête très bien à un écran portable, que ce soit seul ou en multi. Tour d’horizon d’un jeu atypique.

Laisse-moi zoom zoom zang

Juillet 2015 : Rocket League sort et est offert gratuitement aux joueurs PS4 disposant d’un compte PS+. Il rencontre un succès immédiat grâce à une formule simple et fun. Il s’agit d’un jeu mélangeant stock-car et foot en arène fermée. Le but est d’envoyer un ballon gigantesque dans le but adverse par tous les moyens possibles.

Pour cela il faut bien sûr foncer dans la balle, mais ça, c’est au début. Très vite des subtilités de gameplay apparaissent et on se prend à tenter des wall-jumps ou encore à vouloir maîtriser le saut boosté. Le titre se prend très vite en main et le fun est immédiat, que ce soit en solo, en ligne ou entre amis via un écran splitté.

Il est possible de jouer en 1vs1 jusqu’en 4vs4, avec des bots ou des amis. Le jeu en ligne en 3vs3 est le plus classique et celui sur lequel vous retrouverez le plus de monde. Affrontez des inconnus, montez votre équipe, ou jouez en compétition. Cela vous permettra de rentrer dans un classement mondial et gagner des récompenses à l’issue de chaque saison.

Sachez que quoi qu’il arrive, victoire ou défaite, chaque match vous octroie une récompense. Déjà de l’XP pour gagner des niveaux, et ensuite un élément de personnalisation pour votre véhicule. En effet, votre garage regorge d’éléments bloqués au premier abord et qui se gagnent aléatoirement en fin de match. Il peut s’agir de nouveaux modèles de véhicules, de peintures, de stickers, de roues, d’antennes, de chapeaux… Rocket League n’est pas avare en contenu à débloquer afin de se créer une voiture à son image.

Pousse-toi de là que je m’y mette

La version Switch de Rocket League dispose de toutes les mises à jour sorties jusqu’à maintenant. Bien sûr, les DLC payants le restent et il faudra ressortir la CB si vous voulez rouler au volant de la Batmobile, la DeLorean ou encore des voitures de Fast and Furious.

Autre nouveauté également : il est possible à la fin d’un match de gagner un coffre. Son ouverture nécessite une clé, disponible à l’achat ou encore en lot. Ce concept ressemble au case opening disponible dans d’autres jeux comme CS : GO. Une fois le coffre ouvert, une roue tourne afin de vous indiquer ce que vous avez gagné. Il est possible de remporter un item rarissime comme quelque chose de plus banal. Seul le hasard en décide.

Sachez tout de même que l’achat n’est pas indispensable et que le contenu est purement esthétique. Rien ne viendra vous avantager par rapport à d’autres joueurs donc ne vous sentez pas dans l’obligation d’ouvrir tous vos coffres.

Avec le temps et les mises à jour du jeu, d’autres nouveautés ont fait leur apparition. En termes de modes de jeu notamment, en plus du foot il est également possible de jouer au basket ou au hockey. Le basket se différencie par sa zone d’en-but en hauteur, ce qui sous-entend une certaine maîtrise du jeu aérien. Pour le hockey, le ballon se transforme en palais et le sol est gelé, ce qui complique grandement la façon de jouer.

L’un des modes les plus originaux est le mode Rumble, où vous disposerez d’armes aléatoires à utiliser toutes les 10 secondes. Grappin, tornade, gel, gant de boxe pour taper… Ce mode transforme l’arène en véritable foire à l’empoigne et occasionne de grands fous rires voire des moments de frustration quand la situation échappe à tout contrôle.

Des arènes originales sont également à disposition et se démarquent des classiques par le fait qu’elles ont un rebord surélevé sur les côtés du terrain. Cela occasionne des rebonds inattendus et des vols planés si vous attaquez la pente un peu trop vite.

Ça roule ma boule

On l’a bien compris, le jeu dans son intégralité est fun. Ça va vite, on s’amuse, et on en redemande. Et comme les parties durent par défaut cinq minutes, on les enchaîne à grande vitesse. Il est même possible de créer ses propres parties privées en modifiant les règles du mutateur (la balle) : on peut changer la gravité, la vitesse des rebonds, avoir du boost infini, etc. Les possibilités sont énormes !

Mais que vaut la version Switch de ce petit bijou ? Et bien sachez qu’en mode portable, le jeu est un vrai régal. Certes, il y a un downgrade graphique et l’aliasing peut piquer un peu les yeux, mais dans l’ensemble le jeu est parfaitement jouable. Pour ce qui est de la consommation de batterie, tablez sur deux heures si vous jouez en Wi-Fi et trois si c’est pour du multi local.

Car oui, même si le grand intérêt de ce jeu est le multi en ligne (contre les joueurs PC et consoles, qui plus est), il est possible de s’éclater tout autant en solo ou en local. Le titre propose des matchs d’exhibition avec l’IA ou des amis, et aussi une saison qui s’apparente à un tournoi. Il ne reste qu’à détacher les joy-cons de la Switch et d’inviter les copains à la maison pour s’éclater comme il faut.

Au final, cette version Switch de Rocket League n’a pas à rougir face à ses homologues sur les autres machines. Outre un petit aliasing en mode portable et une baisse de résolution qui n’affecte en rien le plaisir  le titre se prend vite en main pour un fun immédiat. La multiplicité des éléments à débloquer fait qu’on y revient souvent. Et la volonté de maîtriser le gameplay prend le pas sur la déception de se faire infliger 12 buts quand on affronte des joueurs classés « Légende » en ligne. Bref, Rocket League est une bonne pioche sur Switch.

Points positifs

  • Une prise en main immédiate
  • Beaucoup de contenu à débloquer
  • Le multi local
  • Tous les modes de jeu et les variantes

Points négatifs

  • Un aliasing parfois trop prononcé
  • Quelques soucis de ping en ligne
  • Le rapport de force parfois un peu frustrant

Note

Graphismes 70%
Bande-son 75%
Prise en main 86%
Plaisir de jeu 86%
Conclusion

Rocket League est réellement addictif, que ce soit en solo ou en multi. Les serveurs sont toujours remplis et l’on trouve des adversaires de notre niveau. Si le combat est déséquilibré le jeu changera les équipes au match suivant. Vous jouez sans connexion Internet en mode nomade ? L’IA propose différentes difficulté pour un match d’exhibition ou une carrière. Et si vos amis sont à côté de vous, passez en écran splitté pour vous affronter joyeusement dans un match où tous les coups sont permis. Si vous n’avez jamais touché à Rocket League sur un autre support, c’est incontestablement une bonne pioche.

Note finale 79% VROUM

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