Test

Test de Tekken 7, suite d’un conflit familial


Fiche jeu

  • Editeur:Bandai Namco
  • Developpeur:Bandai Namco
  • Supports:PC, Playstation 4, Xbox One
  • Genres:Combat
  • Nombre de joueurs:1 - 2 et online
  • Date de sortie:Disponible

La guerre fait rage depuis bien des décennies dans la famille Mishima. Bandai Namco nous délivre enfin la réponse sur ce qui s’est passé durant la jeunesse de Kazuya. Pourquoi Heihachi l’a jeté de cette falaise? Pourquoi a-t-il tué Kazumi? Cet opus lève donc le voile sur le mystère qui entoure la saga depuis le premier opus. Découvrons toutes les nouveautés de cet épisode. Est-il un digne successeur de cette saga débutée il y’a plus de 20 ans.

Tekken 7, vers un ultime affrontement entre Kazuya et Heihachi ?

L’introduction du jeu nous présente directement la ligne directrice de l’épisode. Un opus vraiment centré sur le conflit entre Heihachi et Kazuya. Pour étoffer ce préambule nous découvrons le mode histoire. Sous forme de Visual Novel agrémenté de cinématique, Bandai Namco nous propose de suivre les traces d’un reporter touché par la guerre familiale Mishima. En effet sa famille a été décimée lors de l’attaque de son village. Il n’aura alors d’obsession que de découvrir la vérité sur cette guerre interne. Nous n’en dirons pas plus sur cette aventure pour ne pas spoiler d’avantage. Néanmoins, cette histoire se base sur un ton beaucoup trop sérieux. Les personnages un peu comiques sont écartés au profit d’une narration un peu mollassonne. Comble de l’incohérence chaque personnage parle dans sa langue natale. Si pour une question de background le choix peut se trouver cohérent, cela retire définitivement toute immersion et réalisme et indiquerait que chaque personnage parle toutes les langues.
Techniquement nous avons été un peu déçu par les transitions entre les cinématiques et les phases de combat. Beaucoup de jeux aujourd’hui arrivent à proposer des enchaînements fluides. Ce n’est pas le cas ici, nous sommes tributaires de coupures sèches sans fondus mais aussi de chargements assez longs qui rompent la linéarité de l’aventure. Néanmoins nous avons été séduit (par nostalgie peut être) par l’incrustation des cinématiques originales des vieux opus.

 

L’habit ne fait pas le moine

Ce mode histoire se déroule en 15 chapitres. Un chapitre bonus est disponible lors que vous avez terminé ce mode. Le mode histoire offre un challenge un peu plus avancé qu’à son habitude. Une fois terminé vous pourrez le refaire en difficulté extrême. Vous débloquerez aussi des mini histoires pour chaque personnage du jeu. Ces épisodes sont, en quelques sortes, des anecdotes et ne proposent qu’un seul combat par personnage.

Le mode histoire vous permet aussi de débloquer divers cosmétiques d’interface ainsi que la monnaie virtuelle qui régit tout l’aspect personnalisation du jeu. Comme dans les derniers épisodes sortis, vous pouvez personnaliser les tenues et accessoires des personnages. Une manière d’avoir un personnage unique lors de vos combats en ligne. Vous avez alors la possibilité de changer de couvre chef, de coiffure, de porter un casque, un nœud ou des lunettes. Mais aussi de modifier l’esthétique du visage, et des habits.

Les différents modes de jeu

Nous retrouvons ensuite les célèbres modes Arcade, Versus, Entrainement et un nouveau mode « Chasse aux trésors » qui, lorsque vous gagnez le combat vous permet d’obtenir des coffres contenant des cosmétiques pour les personnages. Définitivement un moyen simple d’augmenter la durée de vie.
Le mode Entraînement permet toujours de configurer l’IA afin quelle effectue une action pour vous perfectionner sur un contre ou une attaque. Vous avez aussi toujours la possibilité d’accéder à la liste des coups spéciaux et de jouer ces derniers pour bien comprendre comment exécuter les enchaînements. Il est par contre bien dommage de ne plus avoir accès à un mode tutoriel pour bien prendre en main les différents contres/attaques/déplacements. Il faudra alors vous former de manière totalement autodidacte via le mode entrainement ou en réalisant des combats en Arcade et redoubler de persévérance.


Nous notons aussi la possibilité de choisir notre côté pour débuter le combat. Certains joueurs préfèrent contrôler le personnage de gauche alors que d’autres, celui de droite.
Les modes Arcade et Versus ne sont normalement plus à présenter. Nous évoquerons par contre toujours l’augmentation de la difficulté de manière progressive. Plus gagnez des rang durant vos combats plus l’adversaire suivant vous donnera du fil à retordre. Pour matérialiser cela, Bandai Namco reprend la recette mise en oeuvre dans Virtua Fighter avec le système de Kyu et de Dan, système utilisé pour la classification dans les arts martiaux. Ce système de niveau aura aussi une influence sur le Match Making du mode Online. Cela évitera aux néophytes de se retrouver face à un expert de Tekken dès son premier combat (sauf manque de chance).

L’encyclopédie Tekken

Considéré comme « épilogue » de la saga nous soulignons l’apparition du menu jukebox. Ce dernier contient toutes les bandes son des différents Tekken. L’éditeur est allé encore plus loin en proposant une galerie assez exceptionnelle. En effet cette dernière propose toutes les cinématiques de chaque épisode sorti depuis Tekken premier du nom. C’est en effet une grosse base de donnée documentaire qui est offerte en récompense de votre investissement. Il faudra néanmoins acheter ces mini films avec l’argent virtuel gagné en combattant.

Plein de personnages jouables…

Tekken 7 dispose d’un bon roster. En effet 36 personnages sont jouables directement dont Devil Jin.
Tekken reprend alors la formule gagnante de Soul Calibur qui intégrait déjà Link, Heihachi ou encore Yoda et Dark Vador suivant la plateforme sur laquelle nous avions le jeu.
Nous sommes alors ravis de voir un personnage issu d’une autre série plus que célèbre. En effet Gouki (ou Akuma) issu de l’univers Street Fighter est disponible et totalement intégré à l’histoire. Et pour ne pas choquer les puristes, le contrôle de Gouki est régi par les règles de Street Fighter et non de Tekken. Vous aurez alors le droit à vos quart de rond pour lancer un Hadoken ou encore une barre Ex pour vos coups spéciaux. Un bon pied de nez pour les fans de Street Fighter qui n’ont pas encore réalisé la transition vers Tekken. Par contre, comme pour son alter ego de Capcom, un Season Pass est déjà disponible et il faudra encore débourser quelques euros pour les nouveaux personnages à venir.

DLC DLC DLC…

Pour en rester sur les DLC, plusieurs fournées seront lancées cette année. Ces derniers contiendrons 2 nouveaux personnages chacune, d’autres tenues pour les personnaliser ou encore, de nouveaux modes de jeu.

Tekken excelle toujours dans son gameplay

Au niveau du gameplay rien de vraiment neuf. Les coups des personnages sont globalement restés les mêmes avec un équilibrage des dégâts pour certains. Les combats sont toujours extrêmement fluides et la PS4 (quelque soit sa version) gère parfaitement ses 60 fps sans accrocs. Les graphismes sont vraiment réalistes, c’est un plaisir de retrouver son personnage fétiche et de profiter d’une modélisation et d’un rendu assez exceptionnel offert pour la première fois par l’Unreal Engine 4. Les décors des arènes sont aussi bien travaillés et en jettent. Les effets d’ombres et de lumières étoffent encore un peu plus cette idée de réalisme. Nous sommes un peu plus mitigé sur l’apparition du Rage Art, sorte de coup spécial qui se lance très facilement lorsque son personnage est en danger. C’est un moyen extrêmement simple de changer le dénouement du combat (même pour un débutant). Ce nouvel aspect manque de contrôle et les dégâts infligés par cette attaque sont très souvent fatals.

Points positifs

  • Un mode histoire assez long...
  • Visuellement réussi et bien fini
  • Des personnages équilibrés
  • De nouveaux personnages dont Gouki de Street Fighter
  • Le mode Online
  • La galerie de musiques et vidéos
  • 60 fps quelque soit les circonstances

Points négatifs

  • ... mais trop sérieux et mollasson sans réelle fin
  • Le Rage Art pas très fair ...
  • Pas de tutoriel de prise en main
  • Manque de modes de jeu annexes

Note

Graphismes 90%
Bande-Son 80%
Prise en main 68%
Plaisir de jeu 84%
Durée de vie 75%
Conclusion

En tout état de cause, Tekken 7 reste fidèle a ses acquis. Il tente de proposer un mode histoire qui aurait pu clore la lute constante de la famille Mishima mais au lieu de cela, nous nous trouvons accompagné d’un reporter totalement extérieur à l’histoire sans réelle personnalité. Le ton trop sérieux entache un peu le charme humoristique de Tekken et les incohérences dans les dialogues sautent aux yeux. Néanmoins le jeu apporte une bonne dose de renouveau graphiquement et techniquement. Tekken 7 offre une immense bibliothèque média issue de toute la saga avec les bandes son et les cinématiques de chaque épisode.

La personnalisation des personnages est toujours plus présente. Les enchaînement sont toujours fluides et la Playstation lâche les 60 fps sans broncher. Les néophytes devront redoubler d’effort pour exceller, en raison de la disparition totale du mode tutoriel et défi. Nous avons été ravis de voir Gouki, célèbre personnage de Street Fighter totalement intégré à cet épisode. Ses contrôles issus de Street Fighter pourront certainement aider les puristes Capcom à faire leur transition. Tekken reste pour le moment une valeur sûre en terme de versus fighting.

Note finale 79% Du Tekken

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