Test

Test d’ Agents of Mayhem : fun et riche en contenu (PS4, Xbox One)


Fiche jeu

  • Editeur:Deep Silver
  • Developpeur:Deep Silver Volition
  • Supports:PS4, Xbox One
  • Genres:TPS
  • Nombre de joueurs:1
  • Date de sortie:16 août 2018

Agents of Mayhem traîne comme une légende ou plutôt, un handicap, son appartenance à la « famille » Saints Row. En réalité, si le soft lui emprunte certains concepts et facettes de gameplay (en plus de quelques clins d’oeil), il tente un nouvel univers, disposant de ses propres héros aux personnalités dédiées. La comparaison entre les deux licences, si elle est légitime, va-t-elle lui faire du mal ? Réponse dans notre test d’ Agents of Mayhem.

Agents of Mayhem : De Babylon à Séoul…

Alors, probablement qu’avant de prendre en main Agents of Mayhem, il serait préférable d’oublier Saints Row. En effet, une comparaison directe et frontale entre les deux titres pourrait nuire au premier. Et il serait dommage de le juger si vite car, au final, ce nouveau soft ne manque ni d’intérêt ni de contenu. Mais si vous n’avez jamais joué à un épisode de la série Saints Row et que vous appréciez les soft de type TPS en « open world », alors vous pourriez développer une addiction envers ce AoM !

Mais avant-tout, posons le décor. Vous débutez votre aventure dans la ville de Séoul, cité ultra-modernisée en son coeur mais disposant également de vieux quartiers plus « typiques ». Le Docteur Babylon et son agence maléfique nommée « Légion » ont décidé de s’accaparer la ville et, bien évidemment, de nuire à toute forme de vie humaine. C’est là que les Agents of Mayhem entrent en jeu. Au départ, vous disposez de trois agents. Mais, rapidement, vous pourrez acquérir de nouveaux alliés en avançant dans la campagne principale puis en effectuant des missions secondaires dédiées. Au total, ce sont donc 12 personnages jouables qui seront accessibles sachant que votre équipe ne pourra pas excéder plus de 3 membres simultanément, pour chaque mission.

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Evidemment, ces personnages disposent de personnalités propres. Une tireuse de flèche mystérieuse, une pro de la gâchette, un géant disposant d’armes aux capacités glaçantes, un rappeur déjanté ou encore, une militaire aux airs de garçon manqué, vous aurez le choix. Chacun d’entre-eux bénéficie de ses propres armes mais aussi d’armes secondaires et d’attaques spéciales « de base ». Car au gré de la progression, chacun de ces héros va évoluer en « rank » mais aussi, acquérir de nouvelles capacités, mouvements additionnels et skins supplémentaires. Ce qui vous offre un contenu assez pharaonique. Car le contenu additionnel est loin de se débloquer rapidement. Vous pourrez, aussi, récolter de l’argent au gré de vos combats et de vos fouilles, histoire d’acheter de nouvelles capacités dans votre QG.

Un QG qui donne par ailleurs accès au « garage ». Car Agents of Mayhem propose aussi des phases en véhicules. Là encore, les engins sont divers et variés (gros SUV, cabriolet, supercar, voiture vintage, etc.) et peuvent être customisés avec des skins à débloquer peu à peu. De plus, ils disposent de capacités différentes selon les cas. Des missions secondaires (voir primaires) dédiées sont même proposée au cours de l’aventure.

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Transition parfaite pour évoquer une autre possibilité, celle de sortir des frontières de Séoul pour visiter des lieux comme Pékin, Tokyo ou même, des zones hors Asie comme les USA ou l’ Europe. En réalité, ces missions parallèles se présentent comme de petits défis dans des lieux confinés ne laissant jamais apparaître le moindre bâtiment ou ruelle de la ville visitée. Dommage, mais l’on imagine qu’une modélisation massive de plusieurs grandes villes mondiales n’était pas envisageable…Cela apporte toutefois un contenu supplémentaire qui fera le bonheur de celles et ceux souhaitant terminer le jeu à 100%. Et croyez-nous sur parole, il vous faudra un paquet d’heures de jeux pour y parvenir. Un excellent point, d’autant que les missions et modes secondaires s’avèrent assez intéressants.

Cela vient, en partie, de la richesse de gameplay. Grâce à cet aspect évolutif des personnages et à la possibilité d’en changer, les combats ne tombent jamais dans le côté répétitif. On découvre, ainsi, sans cesse, de nouvelles capacités avec quelque fois de jolis effets les accompagnant. De plus, l’aspect Open World offre une liberté salvatrice. Récupérer des matières premières pour fabriquer de nouveaux accessoires, partir à la recherche de monnaie, terroriser les habitants en les frappant et même, essayer tout ce qui peut être conduit (bus, camion, voiturettes électriques, berline, etc.) représentent autant d’opportunités de se détendre sans objectif précis.

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Agents of Mayhem : pas exempt de défauts

Malheureusement, la map de Séoul manque un peu de superficie. En conséquence, on en fait vite le tour. Néanmoins, la possibilité d’escalader des gratte-ciels (grâce à une capacité de triple-saut très bien pensée et pratique), caves et autres passages secrets permet de découvrir régulièrement de nouvelles « petites » zones. Ceci étant dit, nous aurions aimé disposer d’une aire de jeu au moins trois fois supérieure en matière de surface…

Côté visuel, nous ne crieront pas au génie. Des graphismes cell-shadding qui alternent le pas mal avec le moyen. Mais le style, propre, fait son petit effet. Reste, aussi, quelques jolis effets d’explosions et autres durant les combats, qui constituent clairement le gros atout du soft. Face à des hordes d’ennemis, le gameplay assez nerveux délivre rapidement son potentiel. Une source de plaisir immense qui donne envie d’en découdre ! Mention plus pour les capacités spéciales, tantôt délirantes tantôt hallucinantes. Les développeurs se sont fait plaisir et cela se sent, manette en main. Il n’y a pas à dire, lorsqu’il s’agit de castagne, Agents of Mayhem assure un max.

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Par contre, au cours de ce test, nous avons été confrontés trop régulièrement à différents bugs. Collisions approximatives, ennemis disparaissant subitement mais aussi, objectifs soudainement bloqués et contraignant le joueur à un reset, il semblerait que le soft soit sorti un poil trop tôt. Heureusement, la difficulté accessible et la progression évolutive permettent d’effacer rapidement ces petites contrariétés. Malgré tout, cela fait un peu désordre…

Pour ce qui concerne la bande-sonore, les musiques parodient plus ou moins les productions cinématographiques typiquement hollywoodiennes avec l’image rémanente de ce fameux drapeau américain flottant dans le vent…Des musiques qui correspondent bien au soft et à son approche façon « super-héros » ricains. Le tout quelque peu paodié… Il faut aimer, affaire de goûts, donc.

 

Points positifs

  • La richesse du gameplay en mode combats
  • Le style visuel
  • Le contenu : nombreuses heures de jeu au programme
  • La découverte des différents personnages jouables (armes, techniques, personnalités)

Points négatifs

  • Pas mal de bugs dont certains très gênants
  • La map de Séoul : trop petite
  • La conduite des véhicules
  • A ne pas comparer à Saints Row, sous peine de déception

Note

Graphismes 65%
Bande-Son 71%
Prise en main 78%
Plaisir de jeu 80%
Durée de vie 88%
Conclusion

Agents of Mayhem est un jeu clairement plaisant ! Ceci étant dit, les irréductibles de Saints Row auront sans doute intérêt à passer leur chemin. Pour les autres, un soft au gameplay particulièrement jouissif et au style visuel séduisant (bien que les graphismes soient de qualité moyenne) s’offrira à eux !

Avec ses douze personnages jouables évolutifs et son gigantesque contenu (skins, armes, capacités, véhicules, missions secondaires), Agents of Mayhem justifie sans problème son prix. Une durée de vie énorme, donc, pour une aventure open world parfois addictive qui conviendra aux amateurs de parties libres sans prise de tête comme aux passionnés de combats variés. Car dans Séoul, il y a toujours quelque chose à faire, quelle que soit votre humeur du moment…

Au chapitre des défauts, évoquons la superficie réduite de la map de Séoul, les bugs (choquant, dans certains cas) et la conduite moyennement réussie des véhicules. De quoi améliorer cette bonne base en vue d’un second opus ? De notre coté, nous sommes pour !

Note finale 76% Paresseux mais savoureux

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