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Test : Skyrim s’offre la Switch et c’est une vive réussite !


Fiche jeu

Plusieurs années après sa sortie initiale et un an après son arrivée sur PS4 et Xbox One, Skyrim The Elder Scrolls V fait son retour dans un nouveau remake. Mais cette-fois, c’est la Nintendo Switch qui s’y colle. Portage ambitieux, compte-tenu des limitations du hardware. Alors, cette aventure d’une profondeur difficilement égalable ne va-t-elle pas perdre au change, en passant sur support hybride ? Réponse, avec notre test de Skyrim sur Nintendo Switch.

Skyrim The Elder Scrolls V : un peu d’histoire…

Porter Skyrim The Elder Scrolls V, après l’excellent Doom et en attendant Wolfenstein II, il n’y a pas à dire, c’est culotté ! En la matière, Bethesda Softworks incarne d’ailleurs brillamment le plus héroïque des éditeurs, sur Switch. Il contribue à lui seul à la diversité du catalogue de cette console Nintendo. D’autant qu’à chaque fois, il s’en sort avec les honneurs. Dans le cas de Skyrim, si tout n’est pas parfait, l’univers originel y a été intégralement reporté, qui plus est avec les trois DLC; Dawnguard, Hearthfire et Dregonborn. Concrètement, cela représente déjà environ 120 heures de jeu, peut-être d’avantage. Personne ne fait mieux, pour le moment, sur la machine hybride…

Car, pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas encore la série, Skyrim pourrait être comparé au dernier opus de Zelda. Monde ouvert gigantesque, multiples quêtes et sous-quêtes, possibilités de développement multiples et activités à la pelle. Si ce n’est que le titre de Bethesda va beaucoup plus loin dans ces domaines, tout en misant sur une atmosphère et une action beaucoup plus « mature », tant sur le plan visuel (certaines scènes sont assez violentes, à préciser aux plus jeunes joueurs et à leurs parents) que dans les dialogues et/ou le scénario.

Afin de parler -aussi- aux joueurs n’ayant jamais touché le soft, revenons sur son contexte et son scénario. Vous voilà propulsé au sein de l’ Empire Tamriel, dans la province de Bordeciel. Après l’assassinat du roi, les troupes d’ Ulfric Sombrage se soulèvent contre l’Empire. En effet, ce dernier impose une dictature qui le mène à choisir, lui-même, le remplaçant du roi de Bordeciel. Chose impensable pour les habitants, bien décidés à prendre leur destin en main.

Pour compliquer le tout, les dragons légendaires se réveillent et sèment le chaos ou bon leur semble. L’occasion de faire réapparaître un héros, lui aussi légendaire, seul individu susceptible d’affronter et de vaincre les créatures. Vous l’aurez compris, ce personnage en question, c’est vous ! Dès lors, vous allez devoir créer votre avatar via un menu de création particulièrement poussé. Il vous faudra tout d’abord choisir votre race (humains, différents types d’Elfes, Argoniens, Rougegardes, Khajiits -mélange humain/félin-, etc.). Après quoi, les habituels choix visuels et vestimentaires seront au programme, ce qui vous donnera le loisir de créer un combattant véritablement ultra-personnalisé. Par exemple, en choisissant la race Khajiits, vous aurez le loisir d’opter pour une tête de lion, de lynx, de tigre ou encore de puma…

Après ce passage obligatoire, l’aventure commence enfin. Au départ, il vous faudra récupérer armes, vivres, tenues, objets, pièces d’or, en commettant des crimes ou en vidant les tiroirs de maisons et autres donjons abandonnés -ou pas. Car dans Skyrim, rares sont les périodes de répit. Du moins, lorsque votre héros se retrouve en vadrouille en dehors des murs d’une ville ou d’un village. Monde ouvert particulièrement vaste, d’ailleurs, que l’on découvre (ou redécouvre) avec un plaisir immense. Etendues rocheuses, forêts, bordures de rivières, montagne, cités submergées, grottes, neige, pluie et variation du temps, clairement, le dépaysement est permanent.

Outre les différents adversaires (ou alliés, c’est selon…) potentiels, humains, vous rencontrerez des animaux comme des loups féroces, des renards, cerfs, lapins, crustacés géants particulièrement agressifs et de nombreux autres. Car la facette « chasse » fait également partie du tableau, avec la perspective de nourrir votre combattant (et même, de faire preuve de générosité envers vos congénères…) mais aussi, de l’habiller et de lui fournir des éléments cruciaux dans l’optique du développement de son matériel. Oui car les armes et tenues que vous débusquez peuvent être améliorées, histoire de vous rendre plus fort et résistant.

Parmi les autres créatures qui vous causeront des tracas, squelettes revenus à la vie, vampires, fantômes, druides maléfiques, géants et autres trolls feront de votre vie un enfer. Des personnages qui s’améliorent au gré de votre propre progression, histoire de maintenir un degré de difficulté digne de ce nom. Outre la montée en rang de votre guerrier, vous avez aussi le loisir d’améliorer l’une des 18 capacités disponibles pour vous spécialiser dans un domaine. Art de se battre avec ses deux mains, de maîtriser la magie, de faire du commerce ou encore, de passer inaperçu, vous serez le seul maître sur ce point. De plus, à chaque montée en rang vous pourrez choisir d’améliorer l’une de vos trois jauges à savoir, « vie », « magie » ou « dextérité ».

Détail d’importance, le choix de votre classe (au début de l’aventure) ne vous cantonnera pas à un type de style de jeu ou de combat. De la sorte, vous pourrez passer allègrement d’une hache en fer à un glaive en acier pour alterner avec un arc voire, coupler deux attaques en faisant usage d’une dague et d’un bouclier et, même de magie. Dans le domaine, plusieurs catégories sont d’ailleurs à distinguer. Vous pourrez gagner des pouvoirs de vampire, user de la capacité destructrice du feu ou encore, ramener à la vie un défunt, histoire de disposer des talents d’un allié (mais la guérison est aussi au programme…). Face à de redoutables adversaires (comme un vampire, justement…) cela pourrait s’avérer salvateur.

Des potions font aussi partie du lot, par exemple en vue d’affaiblir un adversaire. Vous n’arrivez pas à vous défaire d’un ennemi en raison de sa forte résistance au feu ? Très bien, alors passez en mode furtif (pression sur le stick analogique gauche), décochez une flèche préalablement imprégnée d’un produit affectant la résistance au feu (ou tout autre poison ou sort…) puis ciblez votre « problème ». Après quoi, si vous parvenez à esquiver suffisamment ses attaques, vous disposerez d’un avantage considérable. Les situations de ce style sont légion, dans Skyrim.

Parmi les autres actions possibles, vous pourrez aussi concocter des plats en récupérant des ingrédients ou utiliser les aliments de façon « brute » pour vous soigner. Notez cependant qu’après un combat, la jauge de vie se régénère d’elle-même. Evidemment, des marchands vous donnerons de nouvelles opportunités en vue de vous améliorer (acheter ou vendre) ainsi que des ateliers, utiles pour faire évoluer votre équipement.

Un indispensable Switch aux côtés de Zelda B.O.W et Mario Odyssey

Pour aller encore plus loin, notre héros est aussi capable d’intégrer des clans ou sections militaires, après avoir fait ses preuves (missions à réaliser). Et histoire de compléter le tableau, sachez que l’acquisition d’une maison et la possibilité de se marier et de disposer de « gens » à son service font également partie du lot. Côté quêtes et buts secondaires, l’originalité est moins de mise mais ces objectifs vous captiveront néanmoins : transmettre un message, une arme, tuer un chef de clan, effectuer un entraînement spécifique, rencontrer une personne en particulier, obtenir un élément organique spécifique, il n’y a jamais matière à s’ennuyer, dans Skyrim. Vous apprécierez aussi, les dialogues entre les personnages, notamment lorsque votre protégé évolue. Vous être contaminé et devenez progressivement un vampire ? Certaines habitants s’en apercevront et commenteront même votre mine…glaçante !

Skyrim : encore meilleur grâce aux spécificités de la Switch ?

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire concernant les multiples possibilités offertes par le soft (voyager en calèche, dégoter un cheval pour gagner du temps…) mais nous préférons vous laisser le plaisir de la découverte.  » Plaisir », un maître mot dans Skyrim, tant l’aventure vous emportera et vous captivera. D’autant qu’avec la Switch, vous pourrez désormais y jouer durant vos déplacements ou même, au lit…quel pied ! Sans mauvais jeu de mot…

Transition toute trouvée pour évoquer la prise en main sur Nintendo Switch. Clairement, il vous faudra bien deux heures pour vous acclimater parfaitement aux commandes, pas toujours intuitives. Mais une fois mémorisées, elles vous permettront de jouer avec une certaine aisance, bien que quelques ratés soient à signaler, parfois, dans le feu de l’action. Mais d’une manière générale, la prise en main reste bien pensée. A signaler aussi, la compatibilité avec la détection de mouvements de la console. Ce qui signifie que vous allez pouvoir effectuer des mouvements pour donner un coup de glaive ou encore, vous protéger avec le bouclier. En pratique, cela fonctionne plutôt bien et le procédé s’avère très fun les premières minutes. Mais, très vite, vous reviendrez aux commandes traditionnelles, histoire de ne pas vous vider de votre énergie en quelques minutes. A stipuler aussi, les deux types de contrôles sont actifs simultanément sans manipulation spécifique. Ce qui vous permet toujours de choisir. Bien vu.

Techniquement : du bon, du pas mauvais et…du moins bon !

Techniquement, évidemment, Bethesda a du faire quelques concessions. Mais l’équipe de développement à intelligemment sacrifié des domaines moins visibles pour ne pas rebuter le joueur. Ainsi, vous constaterez les défauts visuels surtout dans le détail. Une pixélisation plus prononcée que sur d’autres supports, un peu de « brume » ici et là ou encore, des bugs (un mammouth en lévitation, par exemple…) graphiques (qui existaient d’ailleurs déjà dans les précédentes versions) ne permettent pas à Skyrim Switch de rendre une copie parfaite. Cela impacte-t-il pour autant le bon déroulement du jeu et, surtout, la prise de plaisir ? Réponse sans détour, absolument pas…

D’autant que la bande-sonore du soft lui confère une ambiance particulière qui pénètre les entrailles du joueur pour ne jamais le lâcher. Captivant, immersif, angoissant, voici quelques adjectifs qui nous viennent à l’esprit en nous remémorant nos émotions, manette en main. Et la musique y est clairement pour beaucoup. A ce niveau, donc, pas de problème, l’oeuvre originale reste toujours aussi magistrale…

Même réussite côté animation avec, pas l’ombre d’une chute de framerate observée durant ce test.

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Points positifs

  • Une bande-sonore...à découvrir absolument !
  • Une aventure d'une richesse à pleurer...
  • L' open world, à la fois vaste et diversifié
  • Plaisir de jeu sans commune mesure...
  • Durée de vie particulièrement importante
  • Encore un exploit de Bethesda, sur Switch...

Points négatifs

  • Des bugs graphiques
  • Graphismes vieillissants, sous certains aspects
  • Navigation dans les menus parfois laborieuse

Note

Graphismes 68%
Bande-Son 97%
Prise en main 85%
Plaisir de jeu 98%
Durée de vie 100%
Conclusion

Au final, si l’on pouvait légitimement craindre le résultat d’une adaptation de l’oeuvre originale « Skyrim » sur Switch, ces peurs n’étaient, finalement, pas légitimes. Une nouvelle fois, Bethesda a réussi un petit exploit en reportant quasiment à la perfection le contenu intégral ainsi que les trois DLC.

Seule véritable concession, côté graphismes. Si, sur écran portable, le résultat ne choque pas outre-mesure, sur un écran de TV, cela pique un peu les yeux, du moins dans certaines situations. Attention, n’allez cependant pas en déduire que Skyrim Switch est laid, car ce n’est pas le cas. Néanmoins, de façon assez logique, certains domaines ont été revus à la baisse, en comparaison avec les versions PS4/One. Mais se servir de cette « faille » pour ne pas s’offrir le jeu serait une grave erreur !

Car, qu’on se le dise, Skyrim sur Switch est clairement l’un des 5 meilleurs jeux présent sur cette console ! D’ailleurs, que vous connaissiez ou non la licence, si vous attendiez désespérément un jeu aussi riche et profond que Zelda Breath of the Wild, le titre de Bethesda constituera une excellente alternative. Evidemment un autre indispensable sur Switch, après Mario Odyssey et Zelda BOW…

Note finale 90% Toujours mythique !

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