Jeux Vidéo

SNES, Neo-Geo, Megadrive et Nes Mini : un marché bientôt saturé ?


En commercialisant sa Nintendo Classic Nes Mini en 2016, la firme japonaise à ouvert une voie. D’ailleurs, depuis, d’autres constructeurs (et ancien constructeurs…) de consoles se jettent à l’eau. Ainsi, après les Nes Mini et Super Nintendo Mini, les Neo Geo Mini et Megadrive Mini se profilent déjà. De son côté, Nintendo poursuit sa série alors que l’on attend d’autres firmes sur ce marché comme Nec/PC Engine et surtout, Sony avec, pourquoi pas, une PS One Mini…

Consoles « Mini » ou l’habile recyclage d’un concept pas si neuf…

Comme souvent depuis que l’industrie des jeux vidéo existe, c’est Nintendo qui a dégoté LA bonne idée, avec ses machines « Mini ». Mais en réalité, la réédition de consoles n’est pas à mettre sur le compte de la firme de Kyoto. Des machines SEGA ou encore, Atari, sont proposées sur le marché depuis pas mal d’années déjà. Toutefois Nintendo a réinventé le concept en ôtant tout port cartouche (les jeux, définis en amont, sont installés dans la console) et en miniaturisant les consoles concernées, le tout de manière « officielle ». C’est à dire, avec des produits sous licence.

Et curieusement, il aura fallu attendre presque deux années complètes pour voir d’autres fabricants s’aligner. SEGA, avec sa Megadrive Mini et SNK, avec sa Neo Geo Mini, sont les deux premiers à suivre. Mais on imagine que d’autres (Atari et ses Jaguar/Lynx, Sony, etc.) en feront de même sous peu. Car, difficile de passer à côté d’une telle manne financière, avec un investissement mineur et des profits de haute volée. D’ailleurs, Nintendo réédite déjà sa Nes Mini (le mois prochain) et continuera, chaque année, à nous proposer une nouvelle console rétro. Cette année, il pourrait s’agir de la N64…

Mais, évidemment, à essorer ainsi les consoles de notre enfance/adolescence, le filon va finir par s’épuiser. D’autant que ces machines ne permettent pas d’utiliser de classiques cartouches et, surtout, imposent un nombre de jeux sans nous laisser la possibilité d’en ajouter de nouveaux. Néanmoins, le concept est probablement appelé à évoluer, précisément pour pallier à la baisse d’intérêt, qui sera effective un jour ou l’autre. Par exemple, en rééditant des consoles déjà sorties (comme les Nes Mini et Snes Mini) avec nettement plus de jeux, sans augmenter sensiblement le prix de vente. Marge de manoeuvre assez faible, mais réelle.

Problème, cela entrerait en concurrence avec le principe de jeux rétro téléchargeables sur les consoles modernes. Concurrence déjà difficile à gérer, pour Nintendo, qui propose une solution hybride sur sa Switch, en sortant prochainement des jeux NES « améliorés ». En revanche, pas de titres SNES ou N64 à l’horizon. Ce qui prouve que le plombier souhaite préserver, en parallèle, la filière des consoles rééditées. Ainsi, l’évolution de la génération « Mini » sera intéressante à suivre ces prochaines années, bien que son existence soit, d’ores et déjà, vouée à une fin…