Grid PS4: l'arrière d'une Audi TCR Test

Test de Grid sur PS4: l’opus de trop?


Fiche jeu

  • Editeur:Codemasters
  • Developpeur:Codemasters
  • Supports:PS4, Xbox One
  • Genres:Course
  • Nombre de joueurs:1 + online
  • Date de sortie:13 septembre 2019

Après Racedriver Grid (2008), Grid 2 (2013) et Grid Autosport (2014), Codemasters rejoue sa partition avec un reboot du premier opus. Un titre qui ne brille pas par sa réussite.

2019 est l’année de la sécurité pour Codemasters. Après Dirt 2.0 en février, puis F1 2019 en juin, la firme sort en effet le reboot de l’un de ses autres titres bien connus: Grid. Un opus déjà vu, qui ne surprend plus. Car si Grid n’a jamais eu vocation à révolutionner le monde des jeux de course, ce dernier est malgré tout des plus décevants.

Grid : L’arcade prend la main

Tout commence dès la prise en main. Grid n’est bien évidemment pas une simulation, mais son côté arcade demande un sévère effort de compréhension. Rien ne se fait en effet naturellement, tout étant dédié au spectacle. Ce que l’on peut remarquer à chaque entrée de virage, où la glisse fait tout. Un style agréable à regarder, mais tout sauf intuitif, manquant souvent énormément de précision et demandant de s’y reprendre à plusieurs fois.

Une technique totalement opposée à celle à employer en sortie de virages. Pour vous extirper du sinueux, il vous faudra en effet énormément doser votre pédale de gaz. Au risque de partir en tête-à-queue extrêmement facilement.

Dans cette optique de conduite, inutile de dire que les aides au pilotage jouent un rôle important. Un bon point, pour ces dernières, puisqu’elles sont efficaces et réglables à de nombreux niveaux. De quoi vous aider à progresser et apprendre à votre rythme. Dommage cependant de se sentir « castré » à chaque accélération ou freinage par l’électronique.

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Des modes de jeu répétitifs et décevants

L’autre principal problème repose dans le jeu en lui-même. Difficile, en effet de garder la motivation, le titre étant plutôt fade, y compris et surtout du côté de la carrière. Tout y repose effectivement sur un enchaînement de championnats  sans véritable lien entre eux. Il vous faut simplement terminer les quelques courses de chaque compétition pour accéder à la suivante. Le schéma se répétant jusqu’au Grid World Series Finals.

Un travail très rapidement barbant, tant l’impression de répétition est présente. D’autant que même aux Grid World Series Finals, rien ne change. Vous vous retrouvez simplement dans un autre championnat, avec des voitures différentes à enchaîner les courses. Et l’on se demande où est le réel intérêt, hormis débloquer le générique de fin et le trophée.

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Ce manque d’intérêt se retrouve également dans les autres modes de jeu, offline comme online. Hormis créer ou rejoindre une épreuve (en ligne), rien de très intéressant n’y est donné. Un vide qui se remarque très rapidement.

Passons enfin sur d’autres ratés, plus de l’ordre du détail. L’on peut ainsi aborder le sujet de l’ingénieur de course, qui ne sert littéralement qu’à débiter des banalités du style « tu dois gagner des positions » ou « va chercher la victoire » (merci de nous apprendre ce qu’est la course). De même avec les commentateurs, allant même jusqu’à s’extasier sur vos passages de vitesse…

Du contenu en trompe l’oeil

Tous ces points noirs étant passés, intéressons-nous désormais au positif de ce nouveau Grid. Car cet opus PS4 en contient tout de même. D’abord au niveau de son contenu. Près d’une dizaine de catégories, des TCR aux prototypes en passant par les V8 Supercars sont présentes. De quoi vous mettre au volant de nombreuses voitures différentes, changeant constamment de mode de conduite.

Du côté des circuits, le nombre de tracés présents est en revanche un peu moins important. Pour pallier cela, les équipes du jeu ont de la ressource. Tracé A, B, inversé, sous le soleil et la pluie, de nuit,… Cela combinés aux voitures, différentes à chaque épreuve, permet de ne jamais avoir le sentiment de tourner en rond. De ce côté là, du moins.

Grid PS4: une Subaru BRZ fonçant sous la pluie en ville

Sous la pluie, GRID révèle des graphismes particulièrement efficaces

Les systèmes d’équipier et Nemesis font leurs preuves

D’autant que les IA sont également bien équilibrés, donnant à chaque manche de superbes batailles. Sur de courtes courses, ces derniers vous challengent tout du long. Une erreur n’est pas sans conséquence et il est rare de ne pas se battre jusqu’aux tous derniers mètres pour l’emporter.

Sachant que différents artifices permettent de rabattre les cartes, pour ou contre vous. En effet, un système « Nemesis » (ennemi) fait son apparition. Rentrez trop souvent dans vos adversaires et ces derniers deviendront vos ennemis, cherchant uniquement à se venger. Souvent au mépris de toute règle, ils n’hésiteront pas à vous percuter sur un freinage, dans une ligne droite, n’importe où tant qu’ils obtiennent vengeance.

Face à cela, vous pourrez néanmoins jouer la carte de l’équipe et envoyer votre coéquipier gêner la progression de vos adversaires. Présent à chaque manche, votre voisin de garage se chargera d’obéir à vos ordres… ou non! En effet, parmi les dizaines de pilotes que vous pourrez choisir pour faire équipe avec vous, chacune d’entre eux sera plus ou moins performant et loyal. A vous de choisir si vous préférez un second fidèle mais plus lent, ou inversement.

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Malgré tout, Grid reste globalement manqué

Enfin, l’on remarquera l’immersion procurée par Grid. Design comme sons, les voitures, circuits, villes et ambiances sont produits de manière spectaculaire. A tel point qu’en fermant les yeux en ligne droite, l’on peut un instant se sentir aux commandes de notre bolide lancé dans les rues bondées de La Havane ou Shanghaï.

Notons également la présence de Fernando Alonso, consultant et présent au travers de son équipe eSport FA Racing Esports. Un invité de marque, qui a de quoi donner un goût plus spécifique à ce jeu. D’autant que l’une des voitures les plus importantes de sa carrière, la Renault R26, est présente dans le jeu.

Grid PS4: La Renault R26

Grid PS4: La Renault R26

Graphisme 4,5/5

Son 4,5/5

Prise en main 1/5

Plaisir de jeu 2/5

Durée de vie 1/5

Points positifs

  • Le contenu
  • Les sons et graphismes permettant une véritable immersion
  • Les systèmes d’équipiers et d’ennemis
  • La présence de Fernando Alonso, son équipe et la Renault R26

Points négatifs

  • La conduite
  • Les modes de jeu répétitifs et ennuyeux
  • Impossibilité de créer ses propres livrées
  • L’ingénieur de course et les commentaires, plus perturbants qu’autre chose
  • Un air de déjà vu

Note

Graphismes 91%
Bande-Son 92%
Prise en main 41%
Plaisir de jeu 29%
Durée de vie 42%
Conclusion

En dépit de quelques artifices habilement intégrés, ces derniers peinent toutefois à justifier un prix fixé actuellement à 70€ sur le PlayStation Store. Se définissant comme une expérience de course pas comme les autres, Grid ne convainc malheureusement pas. Pour se divertir plus qualitativement, on se tournera plutôt vers un Wreckfest beaucoup moins répétitif. On notera, tout de même, le somptueux rendu visuel et l’excellente bande-sonore. Les deux principaux atouts du jeu.

Néanmoins, il est temps pour Codemasters de réinventer vraiment sa licence.

Note finale 59% Décevant !

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