Test

Test : WRC 8, réelle orientation réaliste ou poudre ou yeux ? (Màj)


Fiche jeu

Vous le savez, sur les sites du Groupe Le Mag, nous affectionnons l’ensemble des licences vidéoludiques tournées vers la course automobile. Moto, F1, GT, Rallye ou courses orientées arcade, nous testons la plupart des jeux traitant de l’un de ses thèmes. Aussi, c’était avec une certain impatience que nous attendions WRC 8. Un titre mûri, choyé, chouchouté pendant près de deux ans par les gars de Kyotonn. Alors, forcément, avec une telle attention, nous attendions la perfection…Qu’en est-il, manette (volant) en main ? Réponse dans ce test de WRC 8.

WRC 8, le test PS4

WRC 8 : objectif avoué, plus de réalisme !

Test réalisé sur console Sony Playstation 4 + volant et pédalier Thrustmaster et baquet PlaySeat

Avec WRC 8, Kylotonn avait pour objectif de rendre son soft plus immersif. Tout d’abord côté prise en main, avec des sensations souhaitées plus réalistes. Puis dans le domaine du mode carrière. L’idée (on l’imagine…), se rapprocher des standards en la matière. Sachant que F1 2019 fait office de référence, en la matière.

Alors, pour ce qui est du second point (le mode carrière), c’est plutôt réussi. Bien qu’encore incomplet et parfois irréaliste. Néanmoins, l’effort est tel, de la part des développeurs, qu’il faut le souligner. Désormais, le joueur va devoir passe par un « test » pour savoir s’il débutera sa carrière en Junior ou en WRC 2. Mais en aucun cas il ne pourra partir d’entrée sur du WRC. De plus, si vous espérez réussir l’essai en question haut la main, méfiance ! Vous vouliez griller d’étape du Junior WRC ? Sauf que vous ne disposerez que de 3 tentatives pour convaincre une équipe de vous engager en WRC 2 ! En cas d’échec, ce sera la catégorie Junior d’office ! Une bonne chose, de notre point de vue. Même si cela rend le jeu moins accessible.

WRC 8 course sous la pluie

 

WRC 8 : Un mode carrière profond et original

Puis, une fois la sélection faite, de nombreuses actions inédites vont êtres possibles. Nous retrouvons, par exemple, l’arbre des améliorations vu et initié par la licence F1, de Codemasters. Si ce n’est que dans WRC 8, l’on retrouve des composant originaux comme le fait de booster le moral de son équipe. Par exemple afin de l’aider à encaisser vos échecs. Plutôt bienvenu, lorsque vos résultats ne suivent pas et que le constructeur envisage de vous licencier. Car vos performances et contre-performances auront des conséquences. Sur la réputation de l’équipe, en particulier. A savoir par ailleurs, en cas de licenciement, il vous faudra recommencer une autre saison…dès le début ! Pression, donc…

Néanmoins, là encore, vous pourrez agir en participant à des événements comme une séance d’essai privée « constructeur » ou encore, une session sur un véhicule historique (oui, une catégorie leur est d’ailleurs dédiée !) voire, des essais plus besogneux. Histoire de progresser.

Par ailleurs, il est aussi possible de recruter des mécaniciens, ingénieurs, agents et même, un spécialiste de la météo (personnel qui aura besoin de temps de repos et donc, de remplaçants) ! De quoi gérer l’autre grande nouveauté du soft, la météo dynamique. Effectivement, comme l’avait annoncé l’éditeur, cette facette peut désormais évoluer en plein rallye, vous obligeant à choisir un type de gomme. Autant vous dire que, rouler en pneus slicks sur une piste humide relève de l’exploit…

WRC 8 : Pilotage affiné mais d’avantage punitif

Transition toute trouvée pour évoquer l’autre nouveauté principale, les sensations de conduite. D’un côté, nous avons apprécié -à titre d’exemple- le rendu des secousses offertes par un Rallye se déroulant sur des graviers. Les voitures y sont d’avantage bousculées et cela accroît la sensation de réalisme. De l’autre, le pilotage est devenu beaucoup plus délicat. En effet, les voitures partent très facilement et se rattrapent avec beaucoup de mal. Par rapport au précédent opus, on a presque le sentiment de repartir à zéro. Déroutant, mais cela peut plaire. Car le challenge y est complètement remis en question. Et une fois ces longues heures de labeur passées, oui, il y a moyen de prendre vraiment son pied !

WRC 8, test du jeu vidéo

Ceci étant dit, avec un volant, l’on a tendance à se sentir moins à l’aise. Le retour de force est moins marqué et ce sentiment de flottement devient vite gênant et même, frustrant. D’ailleurs, l’ensemble est très punitif. Heureusement, un passage par les réglages de la sensibilité permet d’améliorer la chose. Partiellement, seulement. Cependant, à l’usage, on s’aperçoit que certaines machines sont beaucoup plus confortables à piloter. Aussi, si les véhicules historiques (les plus anciens) et les WRC sont vraiment complexes à apprivoiser, les modèles moins puissants, comme la Fabia R2, sont vraiment agréables à prendre en main.

WRC 8

Attention : à essayer avant d’acheter, si…

Dès lors, faut-il simplement trouver une voiture à sa main ou certaines ont-elles volontairement été rendues plus difficiles à piloter ? Difficile à dire. Aussi, nous vous conseillons vivement d’essayer WRC 8, après avoir lu ce test. Car un verdict journalistique pourrait ne pas être suffisant. Selon le profil des joueurs et les choses recherchées. Toutefois, c’est évident, cet opus prend ses distances avec le côté accessible qui caractérisait les précédents opus. Amateurs de jeux de course arcade, s’abstenir !

WRC 8 sur PS4

Techniquement un peu mieux

Pour le reste, visuellement, l’évolution est assez faible. On a globalement le sentiment d’être devant WRC 7. Ceci étant dit, le rendu de météo s’est encore amélioré. Un point positif, vous l’aurez compris, courir sous une pluie battante offrant un degré d’immersion assez phénoménal. Niveau son, la bonne qualité du précédent épisode est toujours en vigueur. Qu’il s’agisse de sonorités de moteurs et autres bruitages extérieurs. Une excellente chose, donc. Par contre, on note, encore, des chutes de framerate dans certains passages à haute vitesse ou lors de gros freinages, sur les Rallyes les plus chargés graphiquement (décors). Phénomène relativement rare mais qui pet gêner, parfois.

En matière de modes de jeux, vous serez déjà bien servi par la carrière, vraiment plus palpitante que jamais. Même si deux ou trois détails choqueront les puristes. Comme certains événements, proposés au long de la saison. Néanmoins, en plus des fonctions de jeu en ligne (et des chronos mondiaux à consulter/affronter !), vous pourrez réaliser des « tests » dans une aire dédiée, un entraînement, une partie rapide et même, vous offrir une partie en local avec un pote. Oui, l’écran splitté est de retour et c’est une excellente nouvelle !

Points positifs

  • La météo dynamique et ses conséquences
  • La mode carrière, profond, riche, passionnant
  • Les véhicules historiques !
  • Deux joueurs en local (splitté)
  • Impossible de débuter la carrière en WRC
  • Les effets visuels de la météo

Points négatifs

  • Souhaité plus réaliste, WRC 8 est très punitif, niveau pilotage
  • Quelques chutes de framerate
  • Visuellement, pas d'évolution majeure
  • De manière globale, moins accessible que WRC 7

Note

Graphismes 78%
Bande-Son 80%
Prise en main 70%
Plaisir de jeu 79%
Réalisme global 86%
Durée de vie 90%
Conclusion

A la conclusion, il n’est pas si simple de trancher en faveur de ce WRC 8.

Certes, l’équipe de développement s’est donnée, cette-fois, 2 années pour peaufiner son soft. Et cela se sent très clairement, au niveau de la carrière solo. Vraiment, l’expérience WRC y est poussée plus haut que jamais. Si bien que l’on prend plaisir à gravir les échelons et affronter des défis liés à sa propre performance (et le jugement de l’équipe…), au moral de toute l’équipe, à l’amélioration de la voiture. Le tout en participant à des événements (librement) vraiment sympas. Une réussite sur ce point.

Par contre, la volonté de faire de WRC 8 un jeu plus réaliste en matière de pilotage reste sujet à polémique. Car celles et ceux qui aimaient le côté accessible du soft n’accrocheront pas. Même avec toutes les aides activées, il faut de nombreuses heures de jeu pour commencer à réaliser des chronos correct. Très punitif, ce 8ème opus vous obligera à réapprendre le pilotage d’une WRC. En effet, les véhicules partent très vite et son souvent difficiles à récupérer. Plus réaliste pour autant ? Il faudrait être un pilote de Rallye aguerri pour répondre. Sachant que cela n’est pas notre cas, nous nous conseillerons vivement de le prendre en main quelques minutes avant achat. Si vous en avez la possibilité…

Néanmoins, les amateurs de pilotage pointu. Ceux qui apprécient le fait de passer du temps sur les réglages. Où encore, les pilotes virtuels adorant en baver pendant plusieurs saisons avant d’atteindre le Saint Graal, ceux-là, seront -probablement- comblés. De notre côté, après des heures de galère, nous avons fini pas changer totalement notre style de pilotage pour, enfin, prendre notre pied et décrocher des résultats. Clairement, il faut oublier littéralement les derniers opus…Et être pugnace !

Enfin, la nouvelle météo dynamique est un véritable atout, dans WRC 8. Par ce biais-là, les Rallyes deviennent plus incertains. Avec une notion de stratégie ultra-importante. Chose qui, une nouvelle fois, rend la carrière plus attractive sur la longueur.

Une chose est sûre, WRC 8 n’a rien à voir avec le précédent opus. Plus profond, moins lassant, il mettra aussi votre patience à rude épreuve. Car, restera à adhérer au « nouveau » rendu de pilotage, particulièrement punitif et aux antipodes de l’esprit plus « arcade » que certains appréciaient.

Note finale 81% Plus immersif

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