Test

Test de A Plague Tale : Innocence sur PS4 – Fronde métal alchimiste


Fiche jeu

A Plague Tale : Innocence a fait son petit bonhomme de chemin depuis son annonce en janvier 2017. Développé par le studio français Asobo basé à Bordeaux, il s’est laissé approché petit à petit jusqu’à sa sortie le 14 mai dernier. Cet AA venu un peu de nulle part promettait de l’infiltration et de l’action, le tout dans une France moyenâgeuse rongée par la peste noire, l’Inquisition et la guerre. Notre verdict sans plus attendre.

Hugo Délire

A Plague Tale : Innocence se déroule, comme les premières images du jeu nous le montrent, dans le royaume de France en l’an de grâce 1348. On commence le jeu dans les bottes d’Amicia de Rune, fille de Robert et Béatrice de Rune. Alors que celle-ci fait une promenade en forêt avec son père et leur chien, Lion, celui-ci se fait happer et dévorer vivant dans un trou rempli de rats.

De retour au domicile familial, Amicia s’empresse d’aller prévenir sa mère qui s’affaire auprès du petit frère, Hugo. Ce dernier est en proie à une étrange maladie, la macula, qui lui déclenche des maux de tête aussi soudain que violents et qui lui ronge petit à petit le corps. Alors qu’elle cherche un remède à ça et comme si la journée n’avait pas assez mal commencé, voilà que l’Inquisition débarque chez les de Rune pour tout cramer afin de mettre la main sur Hugo, pour une mystérieuse raison.

Tandis que c’est la panique, Amicia embarque son petit frère et fuit coûte que coûte le domaine familial afin d’entamer un périple qui s’étendra sur dix-sept chapitres, soit une douzaine d’heures. Ce qui est correct pour un jeu de ce type qui mélange les genres, nous y reviendrons un peu plus bas. D’ailleurs maintenant que nous avons posé les bases de l’histoire, il est temps de s’attarder un peu sur le gameplay du titre.

Macula matata

On l’a dit en introduction, A Plague Tale : Innocence mélange efficacement les genres tout au long de son histoire. On trouve d’aborde des phases d’infiltration où il faut passer au nez et à la barbe des gardes de l’Inquisition sans se faire repérer. Pour ça Amicia et Hugo pourront se cacher dans les hautes herbes, lancer des pots au loin pour attirer l’attention ou encore lancer des cailloux sur des objets métalliques afin de faire du bruit pour là encore détourner le regard.

Les cailloux auront une autre utilité puisqu’Amicia est équipée d’une fronde qu’elle peut dégainer à tout moment. Bien sûr face à des soldats une fronde ça paraît un peu léger mais la jeune fille vise comme Robin des Bois et un caillou bien placé peut mettre un adversaire non casquée K.O. d’un coup. Son utilisation en revanche est bruyante et risque d’attirer ses collègues donc il faut faire preuve de réflexion avant de l’utiliser. Tout au long de l’aventure vous débloquerez des projectiles améliorés pour votre fronde avec diverses utilités : allumer/éteindre des feux, attirer les rats, ronger les armures, etc. Cela permettra de diversifier vos approches et de vous adapter selon les situations.

L’autre grande menace est celle des rats : tapis dans l’ombre, innombrables et mortels ils n’hésiteront pas à vous dévorer vivants si vous vous éloignez de la lumière. Cela donne lieu à des phases un peu plus casse-tête où il va falloir réfléchir à comment aller du point A au B sans se faire grignoter. Rien de bien sorcier dans tout ça, un peu d’observation et de bon sens permettent s’en sortir. D’ailleurs le jeu vous aidera toujours, que ce soit en vous plaçant à proximité le nécessaire pour crafter où votre compagnon de route qui vous aiguillera en vous dévoilant un indice.

Je n’marche pas seule

Et oui, j’ai bien écrit « compagnon » et pas « Hugo » car si votre jeune frère fera une grande partie de l’aventure avec vous, vous rencontrerez sur votre chemin d’autres enfants qui vous aideront dans l’aventure, chacun ayant sa spécificité sur le terrain. Cela permet au joueur (et au gameplay) de penser différemment les approches de chaque niveau, même si dans l’ensemble il faut aller tout droit. Nous n’avons pas parlé de l’espace de jeu en lui-même et il est d’ailleurs temps de le faire : vous évoluerez dans un couloir, plus ou moins large avec parfois différents chemins, mais finalement vous retomberez sur les rails prévus par l’histoire.

Cela n’empêche pas que vous allez traverser de somptueux paysages, de nuit comme de jour, des villages, des châteaux, des caves, des forêts… Les décors sont très diversifiés et flattent la rétine du joueur. Cela pourra donner des envies de vagabondage et c’est une bonne chose car il y a quelques collectibles à récupérer en chemin afin de gonfler un peu la durée de vie du titre et empocher quelques trophées en plus. Vous pourrez trouver des fleurs à mettre dans les cheveux d’Amicia, des souvenirs de votre vie passé ou encore des objets utiles à vos compagnons de fortune. Si vous en loupez certains, sachez qu’il est possible de rejouer les chapitres et qu’il vous sera indiqué combien de collectibles sont à récupérer dans chaque niveau.

Un doublage au top

On l’a dit un peu plus haut, le jeu est joli. Les personnages manquent parfois un peu d’expressions faciales et semblent mono-expressif mais ça va, on a vu pire. Les paysages traversés sont de toute beauté et même les champs de bataille jonchés de cadavres ont quelque chose de… poétique si je puis dire. D’ailleurs certains passages sont anxiogènes et j’ai dû faire une petite pause afin de me calmer avant de continuer. Mais cela prouve que le travail sur l’immersion est réussi et on se prend vite au jeu.

Pour ce qui est du doublage sonore, on est sur du grand art. On retrouve de grands comédiens au casting de A Plague Tale : Innocence dont notamment le légendaire Féodore Atkine, voix française de Jafar dans le Aladdin de Disney ou encore de Hugh Laurie et Hugo Weaving. Il interprète le rôle de Vitalis, le grand méchant de l’histoire dont nous tairons le rôle dans le jeu pour ne pas spoiler. On retrouve également Barbara Tissier, voix reconnaissable pour être celle de Cameron Diaz chez nous, qui elle interprète le rôle de la mère d’Amicia et Hugo. Bref, un casting au top avec un VF globale de qualité, ce qui est plaisant surtout pour un jeu se déroulant en France.

Pour conclure sur A Plague Tale : Innocence, nous pouvons dire que c’est une excellente surprise. On ne l’attendait pas forcément et il a su, au fil des trailers, attiser notre curiosité. Manette en main on prend énormément de plaisir à parcourir les dix-sept niveaux en compagnie d’Amicia et Hugo jusqu’au dénouement final. On revient sans déplaisir dans les niveaux pour récupérer les quelques éléments à collectionner ou juste pour montrer le jeu à un proche en lui disant « regarde, le jeu vidéo français a de beaux jours devant lui ».

Points positifs

  • Un Moyen-Âge bien retranscrit
  • Une VF de qualité
  • On ne s'ennuie jamais
  • Les différents gameplay sont en harmonie

Points négatifs

  • Des visages qui manquent parfois d'expression
  • Quelques petits bugs graphiques
  • La visée à la fronde parfois compliquée

Note

Graphismes 78%
Bande son 81%
Prise en main 75%
Plaisir de jeu 89%
Durée de vie 86%
Conclusion

Asobo Studio a marqué le coup avec A Plague Tale : Innocence, le plaçant dans la liste des développeurs à surveiller de près par la suite. En nous livrant une aventure poétique, dramatique et émouvante aux côtés d’Amicia et Hugo, ils ont réussi à trouver un équilibre (ça devrait plaire à Thanos) entre la narration, l’action et l’infiltration. Ce qui fait que l’on ne s’ennuie jamais, chaque action est justifiée par le scénario et la relation entre les personnages évolue réellement au fil de l’aventure. Le jeu n’est pas exempt de défauts mais on les lui pardonne facilement tant ses qualités sont à saluer. Un excellent titre qui plus est vendu légèrement sous la moyenne du genre. A essayer d’urgence si ce n’est pas déjà fait.

Note finale 82% Convaincant

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *