Test

Test de Max : The Curse of Brotherhood sur Switch : mon frère ce héros


Fiche jeu

Les jeux indés se multiplient comme des petits pains sur la Switch, venant alimenter sa ludothèque eShop avec des titres bons et d’autres moins. Aujourd’hui nous allons passer en revue Max : The Curse of Brotherhood, un jeu sorti initialement sur Xbox One le 20 décembre 2013. Il fait suite à Max and the Magic Marker qui date, lui, de 2010.

Suis-je le gardien de mon frère ?

Petit tour d’horizon du scénario : alors que Max rentre pépère de l’école, il va dans sa chambre afin de profiter d’un repos bien mérité lorsque HORREUR ! Son frère Félix est en train de jouer avec ses jouets, pire, de les abîmer. Ni une ni deux notre héros à la chevelure de feu se met en quête d’un châtiment à administrer au malheureux frangin. La solution se trouve sur Internet : une incantation qui permet de se débarrasser de l’importun.

Sauf que voilà, une fois l’incantation déchiffrée à voix haute le pauvre Félix qui n’avait (presque) rien fait se trouve happé dans une dimension parallèle par une main géante. Faisant fi de toute rancœur et n’écoutant que son instinct fraternel, Max s’engouffre dans la brèche afin de sauver son frangin armé de son super marqueur magique en devenir. L’aventure commence.

The Curse of Brotherhood est un jeu de plateforme en 2.5D dans un univers féérique un brin hostile. Votre frère est retenu prisonnier par le méchant des lieux, Lord Mustacho, qui aimerait s’emparer de l’enveloppe corporel du gamin, la sienne tombant en décrépitude. Il va donc falloir faire vite car la créature qui a capturé Félix est en train de l’emmener vers son funeste destin. Mais comment faire lorsqu’on a que ses petites jambes et un stylo ? L’enchanter bien sûr !

Ainsi pour vous aider à passer obstacles et ennemis, votre stylo va se voir doté de différents pouvoirs permettant de dessiner à l’écran pour faire apparaître monticules de terre et autres branches ou lianes. Bien sûr il faut progresser dans le jeu afin de débloquer les différentes capacités de votre marqueur pour finir dans des niveaux où il va falloir jongler avec tous afin de finir vivant. Et il va parfois vous falloir une sacrée dose de patience.

Les erreurs du passé

The Curse of Brotherhood est mignon, on ne peut pas lui retirer ça. Les niveaux sont chatoyants, la direction artistique fait un peu penser à Jimmy Neutron et le début de l’aventure a même quelques faux airs à Heart of Darkness, un jeu que les moins de 20 ans ne doivent pas connaître. On fait quelques phases de plateforme, la vie est belle, les décors aussi… Le jeu est bourré d’humour, les dialogues sont en anglais mais sous-titrés (avec quelques petits soucis de latence malgré tout).

Puis au fur et à mesure qu’on avance, on se rend compte que derrière l’interface colorée, le titre demande un certain doigté, une certaine précision et une vitesse qui sont parfois incompatibles avec les problèmes de précision du jeu. En effet, vous n’avez aucun moyen de combattre les ennemis et la fuite est votre seule option. Pour ça, il y a plusieurs moments dans le jeu où vous allez devoir échapper à des courses-poursuites, distancer des ennemis, le tout en créant avec votre marqueur. Si, pour certaines de ces séquences, le temps ralenti pour vous laisser le temps dessiner, dans d’autres cas il va falloir avoir un timing précis et dessiner aussi vite que l’éclair pour échapper de justesse aux menaces. Et quand on sait que le jeu manque parfois de précision, notamment les lianes que l’on lâche si par malheur on a toujours le doigt enfoncé sur le bouton de saut quand on arrive dessus.

Heureusement les checkpoints ne sont pas trop mal placés et vous permettront de recommencer les passages incriminés jusqu’à réussir à les passer. Par contre cela n’encourage pas à refaire les niveaux pour ramasser les collectibles du jeu. Il y a les yeux de Mustachos à arracher dans chaque niveau (pas de panique il s’agit de plantes, pas de vrais yeux) ainsi qu’un fragment de médaillon par niveau. Ce n’est pas trop dur à louper mais si par malheur ça a été le cas dans un niveau particulièrement tendu, je doute que vous ne le relanciez pour le plaisir.

Notons tout de même qu’avec cette version Switch il est possible de dessiner directement sur l’écran avec son doigt. Si l’initiative est sympa dans les faits ça l’est moins, surtout pour les gauchers qui se masquent une partie de l’écran et/ou ne voient plus les ennemis arriver. Mis à part ça le jeu se veut sympathique avec une bonne durée de vie (6/7h). Les environnements sont variés, les énigmes bien pensées et on passe un bon moment de façon générale. Dommage que les défauts de l’époque soient toujours présents !

Points positifs

  • C'est mignon
  • C'est marrant
  • Les énigmes au marqueur sont bien pensées
  • Les checkpoints bien placés

Points négatifs

  • Les lianes !!
  • Parfois trop exigeant

Note

Graphismes 71%
Bande-son 67%
Prise en main 69%
Plaisir de jeu 73%
Durée de vie 75%
Conclusion

Max : Curse of the Brotherhood est un portage honnête qui conserve les défauts de son passé. Avec des phases de plateforme au timing parfois trop serré, des lianes capricieuses et des monstres hargneux, nul doute que vous irez souvent au tapis. Pas de problème le titre nous fait revenir pas loin et assez vite, et une fois qu’on a compris les mécaniques on avance facilement. Les énigmes au marqueur sont bien fichus et la possibilité de dessiner à la main est sympa sans être indispensable. Enfin, la durée de vie de 6/7h est plus qu’honnête pour un jeu de cet accabit, même si le taux de rejouabilité n’est pas des mieux.

Note finale 71% Pô mal !

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