Nintendo Switch Analyse

Nintendo Switch : quelle réponse face aux PS5 et Xbox Scarlett ?


Pas besoin d’être un spécialiste des chiffres et autres statistiques pour constater que Nintendo a le vent en poupe, avec sa Switch. Au point que la firme de Kyoto est celle qui vend le plus de machines, de par le monde, depuis environ un an. Oui mais, fin 2020, la concurrence va hausser le ton, avec une nouvelle génération qui s’annonce monstrueuse. En matière de puissance, tout du moins…Alors, quelle place restera-t-il au plombier, après cette échéance ?

Nintendo Switch où comment capitaliser sur un succès

Aujourd’hui, la Nintendo Switch -désormais épaulée par la Switch Lite– est clairement la console de jeux en vue. Nous pouvons, même, parler de hold-up, de la part de Nintendo. Car avec son hardware dit « hybride » (entre la console de salon et la portable), le plombier est parvenu à séduire les joueurs sans suivre ses concurrents sur la pente (glissante) de la surenchère technique. Au lieu de cela, Nintendo a fait ce qu’il avait toujours su faire c’est à dire, innover. Bien lui en a pris…

D’autant que grâce à son concept, l’intéressé à vendu des machines à la pelle, tout en ouvrant son système aux éditeurs tiers. Résultat, pour la première fois depuis, probablement, la Super Nintendo, ces éditeurs ont enregistré de bons chiffres de ventes sur un support produit par Big N. Entendez, pas uniquement en réalisant des jeux casual ou assimilés…Car c’est sur ce plan que l’exploit est peut-être le plus saisissant. En effet, désormais, les jeux les plus matures ont leur place à Kyoto. Dark Souls, The Witcher 3, Doom, Skyrim, Agony, The Park, Call of Cthulhu, MK11, Dead by Daylight, Earthfall, Assassin’s Creed, The Outer Worlds, etc. Oui, la liste est encore longue…

Voilà pourquoi la comparaison entre le succès populaire de la Switch et celui de la Wii s’arrête-là…Apprendre de ses erreurs (ou de ses « oublis »), voilà la leçon bien apprise par Nintendo. Sachant que la Switch, comme la Wii, souffraient du même déficit technique (mémoire, graphismes, framerate) que ses concurrentes. Ce qui prouve que, quand une console fonctionne vraiment auprès de tous les publics, moins puissante ou pas, cette dernière suscite l’intérêt. Nous le voyons avec les CD Projekt Red et autres Bethesda, qui n’hésitent plus à se lancer dans des portages ambitieux.

Néanmoins, l’arrivée de la nouvelle génération de consoles Sony et Microsoft va compliquer les choses. Car si, pour l’heure, porter certains titres PS4/One sur console hybride était envisageable, moyennant quelques concessions, cela pourrait se compliquer très vite. C’est même certain. Effectivement, les PS5 et Scarlett seront si puissantes que les éditeurs qui s’investiront dessus (tous, en l’occurrence) n’envisageront même pas leurs licences sur Switch. Ou pas les mêmes, en tout cas…

Switch Pro : Et si Nintendo avait tout prévu ?

Aussi, soit ces derniers partiront (et investiront) sur des projets complètement différents et exclusifs à la Switch (ce qui ne serait pas une mauvaise affaire) soit ils déserteront la plateforme en question. Alors, si cette seconde hypothèse venait à prendre le dessus, comment pourrait bien réagir Nintendo ?

Et bien la réponse pourrait être trouvée du côté de la fameuse et arlésienne Switch « Pro ». Console qui était supposée sortir à peu près au même moment que la Switch Lite. Au lieu de cela, une simple mise à jour de la Switch classique a eu lieu. Néanmoins, le projet existe toujours. Et si des problèmes de production avaient été évoqués pour expliquer le retard, il pourrait aussi s’agir d’un changement de stratégie, de la part de la Direction.

Précisément dans le but de répondre aux sorties des consoles Sony et Microsoft, fin 2020. Cependant, pour répondre efficacement, Nintendo ne pourra sans doute pas se contenter de proposer une Switch Pro égalant à peine les actuelles PS3 et Xbox One. Non, pour réussir à capter les éditeurs les plus « frileux », il faudra lancer une machine qui se situe plus ou moins entre les deux générations de consoles Sony et Microsoft. C’est à dire un hardware plus puissant que l’ancienne génération, sans pour autant égaler les performances de la nouvelle. Car, cela, Nintendo ne pourra sans doute pas se le permettre. Une question de prix de vente, avec cette nécessité de rester accessible au plus grand nombre.

A moins que Kyoto ne nous surprenne encore une fois (comme avec l’acceptation des jeux violents et matures, en nombre, sur ses plateformes) en assumant de sortir une console surpuissante, coûteuse, en parallèle de son actuelle Switch et de sa Switch Lite. Pourquoi pas, après tout. Car la présence de la version nomade (toute seule sur un marché encore juteux) de la console assurerait sans doute la continuité en termes de software. Argument qui continuera de séduire certains éditeurs. Sachant que Switch et Switch Lite sont compatibles. Et que ces jeux seraient sans aucun doute disposés à tourner sur une Switch Pro. Et si ce plan hypothétique existait, il s’agirait alors d’une idée de génie…

Dans attente d’une confirmation (heureuse) ?

Au final, quelle que soit la manière dont nous prenons le problème, il semblerait que Nintendo, grâce à sa Switch (au sens large), soit dans une position plutôt confortable, à moyen voire, à long terme. Comme si, cette-fois, les têtes pensantes de Kyoto avant anticipé sur de nombreuses années. En envisageant plusieurs scénarios. De quoi rassurer les fans car, qu’on se le dise, Nintendo a grandi et tiré les leçons de ses échecs…Aussi, si cette analyse/prédiction venait à être confirmée, il s’agirait d’une excellente nouvelle pour l’industrie vidéoludique en général. Laquelle ne survivrait sans doute pas (sans conséquences fâcheuses) à la disparition d’une telle firme.

Une nouvelle fois, donc, « wait and see »…


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