Test

Test de The Bradwell Conspiracy sur Switch: Imprimante 3D Simulator


Fiche jeu

Même si vous n’y avez pas joué vous avez sûrement entendu parler des jeux de Bossa Studios. Ces développeurs britanniques sont à l’origine de deux titres atypiques (entre autres) : Surgeon Simulator et I Am Bread. Le premier vous mettait dans les yeux d’un chirurgien dont vous contrôliez tous les mouvements, donnant lieu à des situations cocasses qui ont régalé les Youtubeurs du monde entier. Le deuxième, plus original, vous mettait dans la peau, ou plutôt les miettes, d’une tranche de pain qui voulait se faire toaster. Les voici de retour avec The Bradwell Conspiracy, un jeu plus sérieux qui ne cache pas ses inspirations.

The Bradwell Conspiracy, l’inspi multi

The Bradwell Conspiracy est un jeu d’aventure narratif qui se situe en 2026. Alors que la société Brawdell Electronics est en train de fêter le lancement de sa nouvelle « Initiative Eau Propre », une mystérieuse explosion retentie. Le héros se réveille, muet à cause de la poussière ambiante. Vous (le héros) allez être vite en contact avec une autre survivante, Ambre, qui va vous guider par radio et vous faire part de son avancée. Le but étant bien entendu de quitter les locaux mais aussi de découvrir ce qui a causé cette explosion ainsi que d’autres mystères qui se dévoileront au fil de l’aventure.

The Bradwell Conspiracy

Le jeu se déroule en vue à la première personne. Le personnage peut se déplacer mais ne peut pas sauter. Il est possible de sprinter et de se baisser pour accéder à certains passages. Mais le cœur du gameplay ne se dévoile qu’après quelques minutes de jeu, lorsque vous trouvez une sorte d’imprimante 3D portable. On se retrouve donc, à la manière de Portal, avec un pistolet capable de générer des objets. Alors bien sûr il ne s’utilise pas n’importe comment. Déjà il faut l’alimenter en matière : on ne peut pas créer à partir de vide. Pour ça vous pouvez « défaire » certains objets ou ramasser des blocs de matière qui traînent un peu partout. Ensuite, il faut avoir des sujets à imprimer, des motifs. Pour ça, soit vous trouvez des plans dans les ordinateurs des différents labos, soit les objets « scannés » qui deviennent matière deviennent aussi des plans. Après, tant que vous avez de la matière, vous pouvez imprimer chaque objet autant de fois que vous voulez.

Un jeu court et qui s’essouffle

Ce mécanisme sera le cœur des énigmes que vous rencontrerez dans le jeu. Elles sont toutes à base de « il manque quelque chose ici, répare-le, trouve le bon plan, de la matière et viens le poser là ». C’est certes très sympathique mais au bout d’un moment, même si les énigmes varient, le concept s’essouffle un peu. D’autant que le jeu est relativement court (comptez 4/5h de jeu environ). Heureusement que le scénario réserve quelques surprises sympathiques, encore plus si vous prenez le temps de lire les quelques documents éparpillés dans le jeu. Ceux-ci vous en diront plus sur les scientifiques du centre et pourront vous donner quelques indices sur les prochaines étapes à suivre, au cas où vous seriez bloqué.

La deuxième solution pour être aidé, c’est Amber, l’autre survivante. Celle qui communique avec vous par radio mais à qui vous ne pouvez pas parler. D’ailleurs ce mutisme est le prétexte pour introduire une autre mécanique de gameplay : le partage de photo. D’une simple pression sur une touche vous prenez en photo ce qu’il y a devant vous afin de partager le cliché avec Ambre. S’il s’agit d’un élément, d’un endroit, d’un objet important, elle pourra vous donner quelques infos et vous indiquer la marche à suivre. Et dans les autres cas elle fera une petite réflexion sur le fait que ce que vous lui montrez est passablement inutile. Elle vous aidera à progresser physiquement mais elle fera aussi avancer le scénario à sa manière, se confiant petit à petit à vous.

Une aventure pas exempte de défauts

Alors que la fin du jeu pointe rapidement le bout de son nez, l’heure du bilan fait également son apparition. Certes, nous avons pris du plaisir à parcourir cette (trop) courte aventure aux inspirations multiples. Portal, The Witness, Firewatch… On sent que tout a été assimilé et le joueur aguerri verra très vite les références et les hommages à ces différentes franchises. Le titre dispose d’un doublage anglais (pour Amber, le Guide et d’autres personnages secondaires) et de sous-titres français qui permettent de suivre l’histoire.

Niveau bugs nous avons dû, à plusieurs reprises, retourner sur le menu principal afin de recharger notre partie pour nous sortir de quelques problèmes. Par exemple, en se promenant un peu partout nous avons été piégés dans le décor sans réussir à sortir, il était impossible d’envoyer des photos à Amber pour progresser… Mais les plus gros bugs, même s’ils n’étaient pas bloquants, furent les échelles. Que ce soit en les montant ou en les descendant, une fois en haut ou en bas, on se retrouvait à l’autre bout de l’échelle et il fallait recommencer l’ascension ou la descente. Et c’est arrivé facilement une fois sur deux.

Mis à part ça le jeu est vraiment plaisant à parcourir, il manque un peu de collectibles ou de secrets pour assurer une petite replay value. Malheureusement, une fois terminé, il n’est pas probable que vous reveniez dessus car il n’y a qu’une façon de résoudre les énigmes, de parcourir l’histoire et d’en voir le bout. On passe toutefois un bon moment et si vous êtes à la recherche d’un petit jeu narratif de bonne facture, nous ne pouvons que vous le conseiller.

Points positifs

  • Une histoire sympathique
  • Le concept de l'impression 3D, original

Points négatifs

  • Quelques bugs de collision
  • Des ralentissements assez impressionnants vers la fin du jeu
  • Trop court

Note

Graphismes 63%
Bande son 60%
Prise en main 64%
Plaisir de jeu 70%
Durée de vie 49%
Conclusion

The Bradwell Conspiracy s’inscrit dans la lignée des précédents jeux de Bossa Studios, le côté décalé en moins. Les développeurs se sont lancés dans quelque chose de plus sérieux, avec quelques pointes d’humour toutefois. Le résultat est un titre sympathique qui, à force de multiplier les inspirations, a un petit goût de déjà-vu. Néanmoins il propose une aventure sympathique avec un scénario qui se laisse suivre pendant les quelques temps que ça dure. Reste quelques bugs de collision un peu gênants qui viennent entraver la progression et des énigmes qui peinent un peu à se renouveler. C’est dommage car on aime y revenir tant qu’on ne l’a pas fini.

Note finale 61% Sympathique

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